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    <title>Les notes d'Ailothaen</title>
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    <description>Bienvenue sur le blog personnel d'Ailothaen. Que trouve-t-on ici ? Informatique, jeux vidéo, curiosités... mais aussi parfois sujets d'actualité et de société. En fait, beaucoup de choses !</description>
    <language>fr</language>
    <pubDate>Fri, 30 Aug 2024 13:19:18 +0200</pubDate>
    <copyright>&lt;a rel=&quot;license&quot; href=&quot;https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/deed.fr&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Licence Creative Commons&quot; style=&quot;border-width:0&quot; src=&quot;https://licensebuttons.net/l/by/4.0/80x15.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;</copyright>
    <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
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        <title>Critique : Paper Trail</title>
        <link>https://notes.ailothaen.fr/post/2024/08/Critique-%3A-Paper-Trail</link>
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        <pubDate>Sun, 11 Aug 2024 17:26:00 +0100</pubDate>
        <dc:creator>Ailothaen</dc:creator>
                  <category>Critiques vidéoludiques</category>
                          <category>critique</category>
                <description>&lt;p&gt;Casse la tête mais adoucit les mœurs (Critique également publiée sur SensCritique)&lt;/p&gt;          &lt;h2&gt;Casse la tête mais adoucit les mœurs&lt;/h2&gt;

&lt;blockquote&gt;Cette critique a également été &lt;a href=&quot;https://www.senscritique.com/jeuvideo/paper_trail/critique/308932781&quot;&gt;publiée sur SensCritique&lt;/a&gt;.&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Paper Trail est un jeu de casse-tête. Le principe du jeu consiste, à travers différents environnements (forêt, grottes...) et vers un objectif final, à traverser des salles qui dans le narratif du jeu prennent la forme de pages de papier. Cependant, sur la plupart des pages, on ne pourra pas avancer (porte fermée ou chemin manquant, par exemple) et il faudra plier la page, pour aller sur l'autre côté et révéler une nouvelle façon de progresser sur la page. Souvent, cela se fera en plusieurs fois, et il faut donc découper son raisonnement en plusieurs étapes pour résoudre des mini-problèmes les uns après les autres.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-papertrail/exemple.png&quot; title=&quot;exemple.png, août 2024&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Ici, le pli de la page en bas à droite permet de former un nouveau chemin.&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-papertrail/exemple.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;Ici, le pli de la page en bas à droite permet de former un nouveau chemin.&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Le concept est original est intéressant, d'autant plus qu'au fil de notre avancée dans le jeu, de nouvelles possibilités ou restrictions apparaissent, ce qui contribue à faire monter doucement la difficulté. On pourra trouver que le concept peut finir par devenir répétitif ; cependant, le jeu est finalement plutôt court (compter environ six heures), et c'est selon moi la durée idéale : plus court et je serais resté sur ma faim, plus long et j'aurais commencé à m'ennuyer.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L'atmosphère du jeu et sa direction artistique sont réussis. Les tableaux sont soignés, dans un style aquarelle que j'adore, et sont très variés (le fait que nous changeons d'environnement à chaque niveau aide beaucoup). La musique est discrète mais enjouée, et sait se montrer plus présente aux moments adéquants (notamment en s'approchant de la fin). L'histoire et les dialogues sont simples, mais suffisants : ils participent à nous sortir un peu de la routine du casse-tête, et apportent même un peu d'humour (les &quot;blablabla&quot; des personnages lorsqu'ils parlent me font rire bêtement, mais c'est peut-être moi...)&lt;br /&gt;
D'une manière générale, le jeu dégage une aura très « feel good » et relaxante (cela m'a un peu rappelé les films de Tomm Moore), et parfois ça fait vraiment du bien.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-papertrail/ambiance.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Illustration&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-papertrail/ambiance.png&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le seul vrai point négatif que j'ai pu constater concerne la perspective de certains tableaux. En effet, à quelques endroits, la perspective peut clairement induire en erreur, voire montrer quelque chose d'impossible (par exemple: une échelle qui mène à un chemin, qui quelques cases plus loin peut nous ramener en bas de l'échelle, sans prendre de pente ni d'escalier), ce qui m'a empêché de trouver la solution à des énigmes deux ou trois fois (et ça restre frustrant). Il faudra donc quelquefois se fier à ce qu'on voit et moins à ce qu'on pense...&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-papertrail/perspective.png&quot; title=&quot;perspective.png, août 2024&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;perspective.png, août 2024&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-papertrail/perspective.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;Par exemple, ici, tout est au même niveau, ce qui semble incohérent avec le placement de l'échelle.&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Paper Trail reste donc un petit jeu sympa, sans grand-chose de révolutionnaire ou transcendant, mais qui rendra quelques soirées agréables et colorées.&lt;br /&gt;
Mon conseil ? Jouez-y un soir d'automne ou d'hiver (et pas sous une canicule comme moi), ce sera le mieux pour bien être dans l'ambiance !&lt;/p&gt;

&lt;div class=&quot;note&quot;&gt;
&lt;div class=&quot;note-texte&quot;&gt;Verdict&lt;/div&gt;

&lt;div class=&quot;note-chiffre sept&quot;&gt;7/10&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Une introduction à l’impression 3D</title>
        <link>https://notes.ailothaen.fr/post/2023/05/Une-introduction-%C3%A0-l-impression-3D</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:f214a5055b323057d9c8de58d3a3c772</guid>
        <pubDate>Thu, 18 May 2023 11:42:00 +0100</pubDate>
        <dc:creator>Ailothaen</dc:creator>
                  <category>Articles techniques</category>
                          <category>impression 3d</category>
                <description>&lt;p&gt;Lorsque j'ai commencé mon premier projet d'impression 3D d'un objet, j'ai tenté de chercher des informations sur l'impression 3D en général, et j'ai un peu galéré. Cet article vise à être une introduction à l'impression 3D pour tous ceux qui se demandent ce que c'est, et qui voudraient peut-être faire quelques créations.&lt;/p&gt;          &lt;link rel=&quot;canonical&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/post/2023/05/Une-introduction-à-l-impression-3D&quot;/&gt;
&lt;link rel=&quot;alternate&quot; hreflang=&quot;en&quot; href=&quot;https://notebook.ailothaen.fr/post/2023/05/An-introduction-to-3D-printing&quot; /&gt;
&lt;link rel=&quot;alternate&quot; hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/post/2023/05/Une-introduction-à-l-impression-3D&quot; /&gt;
&lt;p&gt;Ces derniers mois, j'ai été entraîné dans le monde de l'impression 3D (de manière un peu inattendue : tout est parti &lt;a href=&quot;https://github.com/Ailothaen/orilamp/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;d'un objet que je voulais réaliser&lt;/a&gt;...). J'ai commencé à imprimer des objets sur des imprimantes auxquelles j'avais accès dans un fablab, puis j'ai fini par m'acheter une imprimante 3D à moi.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Lorsque j'ai commencé mon premier projet d'impression 3D d'un objet, j'ai tenté de chercher des informations sur l'impression 3D en général, et j'ai un peu galéré. En fait, l'impression 3D est un domaine vraiment très vaste, et je n'ai pas trouvé de ressources uniques qui répondaient à toutes les questions qu'un débutant complet qui ne connaissait rien à l'impression 3D, comme moi à l'époque, se posait.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cet article vise donc à être cette ressource : une introduction à l'impression 3D pour tous ceux qui se demandent ce que c'est, et qui voudraient peut-être faire quelques créations (que ce soit avec une imprimante à eux, ou en payant quelqu'un pour qu'il imprime l'objet). Je n'irai pas trop dans les détails (car après on rentre dans des sujets très spécifiques), mais à la fin de cet article, vous devriez déjà y voir beaucoup plus clair sur le sujet.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;«&amp;nbsp;Impression 3D » : de quoi parle-t-on ?&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Avant de commencer à parler d'« impression 3D », il faut savoir ce qu'on veut exactement dire avec ce terme.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L'impression 3D est également appellée « fabrication additive ». Cela veut dire qu'on va fabriquer des pièces ou objets en ajoutant progressivement de la matière, contrairement à d'autres techniques comme le moulage, la déformation, ou la fabrication soustractive (on part d'un gros bloc de matière brute qu'on va progressivement tailler pour arriver à l'objet qu'on veut)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On pourrait croire que l'impression 3D est quelque chose de très récent, et que ça désigne surtout la réalisation de petits objets en plastique. En fait, c'est plus vaste que ça : l'impression 3D, qui existe depuis déjà quelques dizaines d'années, a commencé par avoir des applications industrielles (prototypage, production d'objets spécifiques...). Par exemple, voici ce qu'on peut qualifier d'« imprimante 3D » industrielle, qui utilise du béton :&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/imp3d/beton.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;béton.jpg, mai 2023&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/imp3d/.beton_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;(&lt;a href=&quot;https://commons.wikimedia.org/wiki/File:3D_Concrete_Printer.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;de Wikipédia&lt;/a&gt;)&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;On peut aussi citer les prothèses médicales (notamment les couronnes dentaires). Récemment, on a même vu des entreprises utiliser l'impression 3D pour fabriquer... des maisons (en superposant des couches de ciment).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;iframe allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&quot; allowfullscreen=&quot;&quot; frameborder=&quot;0&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube-nocookie.com/embed/vL2KoMNzGTo&quot; title=&quot;YouTube video player&quot; width=&quot;560&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Les techniques d'impression 3D&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Il y a plusieurs façons de faire de l'impression 3D. Voici les plus courantes :&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;FDM&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;FDM veut dire « &lt;em&gt;Fused deposition modeling&lt;/em&gt; », c'est-à-dire « &lt;strong&gt;dépôt de fil fondu&lt;/strong&gt; ».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C'est la technique la plus répandue chez les particuliers, et c'est souvent celle à laquelle on pense directement quand on parle d'impression 3D (même si ce n'est &lt;em&gt;qu'une&lt;/em&gt; des techniques). C'est de celle-là dont je vais parler dans cet article.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Vous l'avez probablement déjà vue dans une vidéo accélérée : une impression FDM consiste à partir d'un plateau vide, de chauffer un plastique (le plus souvent sous forme de filament) pour qu'il devienne liquide, et de le faire sortir d'une tête d'impression qui peut bouger sur les trois axes (largeur, profondeur, hauteur). Petit à petit, l'imprimante construit un objet en superposant les couches de plastique.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Voici une vidéo accélérée d'une impression FDM :&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;iframe allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&quot; allowfullscreen=&quot;&quot; frameborder=&quot;0&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube-nocookie.com/embed/m_QhY1aABsE&quot; title=&quot;YouTube video player&quot; width=&quot;560&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L'impression FDM est relativement facile à mettre en oeuvre, et n'est pas trop chère (autant pour le prix des imprimantes que pour les matériaux), d'où son succès.&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;SLA&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;La SLA (&lt;strong&gt;stéréolithographie&lt;/strong&gt;) est une autre technique d'impression, relativement accessible également bien qu'elle soit moins fréquente.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ici, la matière est une résine sous forme liquide, qui au début de l'impression se situe dans un bac. Le plateau est plongé dans le bac, et un laser cible des zones précises sur le plateau pour solidifier la résine et créer un objet. Comme pour le FDM, l'impression se fait couche par couche... la différence étant qu'ici, l'objet imprimé est « à l'envers ».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Voici une vidéo accélérée d'une impression SLA :&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;iframe allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&quot; allowfullscreen=&quot;&quot; frameborder=&quot;0&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube-nocookie.com/embed/n_muoXfXlEg&quot; title=&quot;YouTube video player&quot; width=&quot;560&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L'impression SLA est plus difficile à maîtriser que l'impression FDM, mais peut réaliser des impressions plus détaillées et donc plus jolies, surtout pour des objets décoratifs.&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;Autres techniques&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Les autres techniques sont plus réservées au milieu industriel, c'est donc moins fréquent de les voir.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour la plupart, elles sont des dérivées des deux méthodes précédemment citées ; par exemple, le &lt;em&gt;Selective Laser Sintering&lt;/em&gt; (SLS) ressemble à la SLA, mais au lieu de la résine liquide, on va utiliser de la poudre.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ceux qui sont curieux pourront lire &lt;a href=&quot;https://all3dp.com/1/types-of-3d-printers-3d-printing-technology/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;cet article&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;https://www.protolabs.com/resources/blog/types-of-3d-printing/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;celui-là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Les imprimantes 3D FDM&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Il existe de nombreuses marques d'imprimante 3D FDM, et encore plus de modèles différents. Cependant – et bien que &lt;a href=&quot;https://filament2print.com/fr/blog/158_imprimantes-3d-delta.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;certains modèles étranges&lt;/a&gt; existent – on peut voir que tous les modèles se ressemblent finalement beaucoup, et ont le même aspect extérieur. C'est normal, ils sont composés des mêmes éléments (tout comme un ordinateur portable est composé d'un clavier, d'un écran, d'un pavé tactile...)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En fait, contrairement à ce qu'on pourrait croire, la différence de qualité d'impression entre une imprimante d'entrée de gamme (200-300 €) et une haut de gamme, voire professionnelle (où on s'approche plus des 5000-10000€) n'est finalement pas si grande que ça : là où les imprimantes haut de gamme vont se démarquer, c'est plus sur des « bonus » et des fonctionnalités secondaires qui vont simplifier le travail de l'utilisateur (alignement automatique, double tête d'impression pour avoir plusieurs couleurs à la fois, service client disponible 24/7...).&lt;br /&gt;
Ainsi, avec une imprimante d'entrée de gamme, on pourra faire des impressions aussi réussies que d'autres imprimantes plus chères, mais on passera plus de temps à la bricoler et à la régler pour que l'impression soit réussie.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Passons chacun de ces élements en détail pour comprendre à quoi ils servent.&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;Axes&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Comme on peut s'y attendre, sur une imprimante 3D, il y a... 3 axes (c'est bien pour ça qu'on parle de 3D 😄) sur lesquels la tête d'impression peut se déplacer : en largeur (souvent noté X), en profondeur (souvent noté Y), et en hauteur (souvent noté Z).&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/imp3d/axes.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;axes.png, mai 2023&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/imp3d/.axes_m.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;(&lt;a href=&quot;https://prototypehubs.com/3d-printing/design-for-3d-printing/3d-printed-lithophanes/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;source&lt;/a&gt;)&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;L'axe X est le même sur la plupart des imprimantes : la tête d'impression est entraînée par une courroie sur un axe.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour l'axe Y, il en existe de deux types différents : soit c'est la tête qui bouge (et dans ce cas, l'imprimante a une forme de cube), soit c'est le plateau qui se déplace en profondeur (et dans ce cas, la tête n'a pas besoin de bouger). En général, les têtes se déplaçant sur X et Y sont plutôt trouvés sur les imprimantes plus chères, même s'il y a des exceptions.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour l'axe Z, là aussi il peut y avoir deux possibilités : soit la tête d'impression (et l'axe X avec) monte, soit c'est le plateau qui descend.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Voici un autre exemple d'imprimante avec un axe Y sur la tête et un axe Z sur le plateau :&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/imp3d/corexy.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;corexy.png, mai 2023&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/imp3d/.corexy_m.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/figure&gt;

&lt;h3&gt;Tête d'impression et entraîneur&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La tête d'impression&lt;/strong&gt; (« &lt;em&gt;hot end&lt;/em&gt; ») est là où le filament plastique va être chauffé, pour ensuite devenir plus malléable et pouvoir être déposé sur l'objet imprimé. Elle se termine par une buse, dont le diamètre du trou est généralement de 0,4 mm. Il est possible de changer de diamètre pour avoir soit des impressions plus précises (pour des trous plus petits), soit des impressions plus rapides (pour des trous plus grands)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'extrudeur&lt;/strong&gt; est la partie située avant la tête, qui va pousser le filament dedans (avec un engrenage).&lt;br /&gt;
Selon l'imprimante, l'entraîneur peut soit se situer directement au-dessus de la tête (on parle alors de direct drive), soit déporté ailleurs (et là on parle de bowden). Les deux types ont leurs avantages et inconvénients.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/imp3d/bowden.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;bowden.png, mai 2023&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/imp3d/.bowden_m.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;La plupart des têtes d'impression contiennent du téflon (PTFE). Cela les rend faciles à fabriquer, mais cela empêche d'utiliser certains plastiques (moins courants) qui nécessitent des températures supérieures à 260°C. C'est un point qu'il faut prendre en compte quand on compare des imprimantes.&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;Plateau&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Le plateau (« &lt;em&gt;bed&lt;/em&gt; ») est le support où l'objet va être imprimé. Il peut être en verre, en métal, ou de plus en plus, en PEI (Polyétherimide)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Certains types de plastiques, pour bien « coller » au plateau lors de l'impression de la première couche, ont besoin de chaleur. Pour cette raison, les plateaux peuvent être chauffés, généralement jusqu'à au moins 60°C.&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;Matériaux&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;On a vu que l'impression FDM consiste à prendre un filament de plastique, et le chauffer pour le déposer sur un objet à fabriquer. Comme on peut s'y attendre, il n'y a pas qu'un seul type de plastique : il y en a une bonne dizaine qu'on peut croiser, qui ont chacun leurs caractéristiques (résistance, durabilité, couleurs, prix...). Et il y a même des filaments qui ne sont pas entièrement en plastique, mais qui sont un mélange de plastique et de quelque chose d'autre : par exemple, il y a des mélanges plastique/bois, qui permettent d'imprimer un objet qui ressemble... à un objet en bois.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Voici une présentation des plastiques les plus courants :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
	&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Acide polylactique (PLA)&lt;/strong&gt; : LE grand classique de l'impression 3D, car il n'est pas cher, disponible en plein de couleurs, et facile à imprimer (car oui : certains plastiques requièrent des réglages plus compliqués, voire du matériel de qualité). De plus, il est bon pour l'environnement, car produit à partir d'amidon de maïs. Il convient très bien pour la plupart des objets décoratifs et fonctionnels, mais si on veut « faire mieux » (notamment sur la durabilité, la tolérance aux UV...) ou qu'on a des contraintes précises, on peut partir sur autre chose.&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Acrylonitrile butadiène styrène (ABS)&lt;/strong&gt; : on le connaît surtout avec les briques Lego, qui sont fabriquées avec ce plastique. Il est un peu plus compliqué à imprimer que le PLA (notamment car il nécessite de plus hautes températures, et a tendance à se décoller du plateau durant l'impression – ce qu'on appelle warping), mais il a de meilleures propriétés mécaniques (résistance aux chocs, à la température...) qui le rendent plus intéressant pour certaines applications, comme les coques de téléphone par exemple.&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;&lt;strong&gt;TPE, TPU, TPC&lt;/strong&gt; : une famille de plastiques qui ont la particularité d'être flexibles, adaptés donc s'il faut faire un objet plus « élastique »&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Polycarbonate (PC)&lt;/strong&gt; : un plastique très solide et qui est légèrement transparent (c'est avec ça que j'ai imprimé le Ori dont j'ai mis le lien en début de l'article). Je l'appelle pour rigoler « le plastique royal » 😆. Il est plus cher que le PLA ou l'ABS et a besoin de très hautes températures pour être imprimé, ce qui fait qu'on ne peut pas l'imprimer sur toutes les imprimantes.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Il existe des tableaux comparatifs des différents matériaux :&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/imp3d/table.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;table.png, mai 2023&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/imp3d/.table_m.png&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Comment on imprime quelque chose ?&lt;/h2&gt;

&lt;h3&gt;Modélisation de l'objet en 3D&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Il faut d'abord récupérer un « schéma » d'objet en 3D. Il y a trois possibilités :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
	&lt;li&gt;Soit vous modélisez l'objet vous-même, avec un logiciel de modélisation 3D (Blender, Fusion 360, etc.). C'est un sujet complexe et cet article ne parlera pas de ça&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;Soit, coup de chance, quelqu'un a déjà modélisé l'objet et le propose au téléchargement&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;Soit vous avez un scanner 3D qui produit un modèle 3D de l'objet.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;h3&gt;Passage dans le logiciel de découpage (« slicer »)&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Une fois que nous avons notre objet modélisé en 3D, est-ce qu'on peut le donner à l'imprimante pour qu'elle commence à l'imprimer ? Bien sûr que non... ce n'est pas si simple que ça.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il faut savoir qu'en fait, une imprimante 3D, en fait... ça ne réfléchit pas. Elle ne sait rien faire toute seule et a besoin qu'on lui dise exactement quoi faire. Et quand je dis &quot;exactement&quot;, je parle de choses aussi simples que :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
	&lt;li&gt;bouger la tête d'impression d'un certain nombre de centimètres sur tel axe&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;faire sortir du plastique (ou non)&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;chauffer la tête ou le plateau à une certaine température&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;...&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;L'imprimante attend en réalité des fichiers « gcode ». Ce sont des fichiers qui décrivent CHAQUE action que l'imprimante doit faire. Voici un extrait de gcode :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;
&lt;code class=&quot;gcode&quot;&gt;G92 E0 ;Reset Extruder
G1 Z2.0 F3000 ;Move Z Axis up
G1 X10.1 Y20 Z0.28 F5000.0 ;Move to start position
G1 X10.1 Y200.0 Z0.28 F1500.0 E15 ;Draw the first line
G1 X10.4 Y200.0 Z0.28 F5000.0 ;Move to side a little
G1 X10.4 Y20 Z0.28 F1500.0 E30 ;Draw the second line
G92 E0 ;Reset Extruder
G1 Z2.0 F3000 ;Move Z Axis up
G92 E0
G92 E0
&lt;/code&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Pour produire ce fichier, il faut d'abord importer notre modèle dans un logiciel de découpe 3D, qu'on appelle un « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;slicer&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Tout comme les logiciels de modélisation 3D, il existe de nombreux &lt;em&gt;slicers&lt;/em&gt;. Cependant, il y en a deux qui sont énormément utilisés : Cura (produit par Ultimaker) et PrusaSlicer (produit par... Prusa).&lt;br /&gt;
Ces deux sociétés ont initialement fait ces logiciels pour leurs propres imprimantes, mais comme toutes les imprimantes 3D FDM fonctionnent pareil, il est possible de s'en servir avec n'importe quelle autre marque et modèle (tant qu'on suit les consignes du fabricant)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les &lt;em&gt;slicers&lt;/em&gt; proposent énormément de paramètres à ajuster. Ceux qu'on touchera le plus souvent seront :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
	&lt;li&gt;la température de la tête d'impression&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;la température du plateau&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;le remplissage de l'objet : creux, vide, ou entre les deux&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;l'utilisation de supports (j'en parle après)&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;l'utilisation du ventilateur&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;la vitesse d'impression&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Ces paramètres dépendent surtout du matériau qu'on utilise. Des profils pré-programmés existent pour sélectionner les bonnes valeurs selon les matériaux et le modèle d'imprimante.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un exemple ? Bien sûr ! Voici &lt;a href=&quot;https://sketchfab.com/3d-models/ori-c97e93c9d89f4a36988252b1cf2f3737&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;un Ori&lt;/a&gt; passé dans un logiciel de découpe (ici Cura). Le logiciel nous permet de voir, couche par couche, l'application du matériau sur l'objet, et nous dit combien de temps il faudra pour l'imprimer. Les couleurs sur l'objet disent « à quoi servent » le plastique appliqué ici : rouge pour les parois externes, vert pour les épaisseurs, orange pour le remplissage...&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/imp3d/ori.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;ori.png, mai 2023&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/imp3d/.ori_m.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/figure&gt;

&lt;h3&gt;Ca veut dire quoi « objet adapté à l'impression » ?&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;C'est peut-être le point qui m'a le plus troublé quand j'ai découvert l'impression 3D. J'entendais souvent parler de « modèles adaptés à l'impression 3D » et je me posais la question : pourquoi on peut imprimer certaines choses, et d'autres pas ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour comprendre le problème, je vais montrer quelque chose qui est impossible à imprimer. Sauriez-vous trouver où est le problème ? (si vous avez bien lu l'article, vous devriez facilement trouver 😄)&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/imp3d/T1.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;T1.png, mai 2023&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/imp3d/.T1_m.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Réponse : comme on l'a vu précédemment, un objet est imprimé de bas en haut. Lorsqu'on va arriver à la « barre » du T, la tête va commencer à l'imprimer... mais il n'y aura rien en dessous pour la tenir ! Le plastique va donc tomber et on ne pourra pas imprimer la « barre ».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La solution consiste à paramétrer le slicer pour qu'il génère des supports :&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/imp3d/T2.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;T2.png, mai 2023&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/imp3d/.T2_m.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Mais enlever les supports est une opération très fastidieuse. Pour le cas du T, c'est facile car la surface est plane, donc il suffit de passer une lime. Mais dès qu'on arrive à des choses plus compliquées comme des personnages...&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/imp3d/tunic.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;tunic.png, mai 2023&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/imp3d/.tunic_m.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;... amusez-vous bien pour enlever tous les supports sans rien abîmer d'autre !&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans ces cas-là, il faut parfois ruser pour réduire le plus possible l'impact des supports. On peut essayer de tourner le modèle dans le slicer pour l'imprimer dans un autre angle, qui nécessite moins de supports (l'objectif étant de se rapprocher le plus possible d'une forme pyramidale). Dans le cas du T, on peut juste le retourner pour que la « barre » soit en bas.&lt;br /&gt;
On peut aussi toucher aux paramètres des supports dans le slicer, pour qu'il y en ait moins (toujours au risque de rater l'impression...).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Parfois, la meilleure solution est d'éditer le modèle pour le découper en plusieurs parts, qu'on pourra ensuite assembler. Par exemple ici, il était impossible d'imprimer ce médaillon sans avoir besoin de supports sur une des faces (qui auraient été quasi impossibles à enlever sans abîmer la face). La solution aura été de couper le médaillon en deux (comme un saucisson !) pour ensuite coller les deux côtés après impression.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/imp3d/tunic_coin.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;tunic_coin.png, mai 2023&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/imp3d/.tunic_coin_m.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/figure&gt;

&lt;h2&gt;Pour aller plus loin&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Le site all3dp est une mine d'or : presque chaque aspect de l'impression 3D (et pas que FDM) est couverte dans un article. Il est majoritairement en anglais, mais il existe &lt;a href=&quot;https://all3dp.com/fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;des articles en français&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Sites où trouver des modèles 3D pour impression à télécharger :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
	&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://sketchfab.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Sketchfab&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://cults3d.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Cults&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.printables.com/fr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Printables&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Le subreddit &lt;a href=&quot;https://reddit.com/r/3dprinting&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;r/3dprinting&lt;/a&gt; et ses liens très utiles en haut de page (wiki, conseils d'achat...) est aussi intéressant.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Qu'est-ce qui fait une bonne plateforme de partage de créations ?</title>
        <link>https://notes.ailothaen.fr/post/2023/04/Qu-est-ce-qui-fait-une-bonne-plateforme-de-partage-de-cr%C3%A9ations</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:79d029c0b0395e1c959d8d399b7d7f0f</guid>
        <pubDate>Tue, 25 Apr 2023 18:06:00 +0100</pubDate>
        <dc:creator>Ailothaen</dc:creator>
                  <category>Opinions et politique</category>
                          <category>api</category>
                  <category>art</category>
                  <category>site</category>
                  <category>ux</category>
                  <category>web</category>
                <description>&lt;p&gt;Il existe beaucoup de plateformes en ligne pour partager des créations. Cependant, toutes ne se valent pas selon moi, et j'ai un avis sur certaines d'entre-elles.&lt;/p&gt;          &lt;p&gt;Je suis un grand consommateur de contenu artistique sur Internet, et plus particulièrement de créations sous forme d'image, tel que les &lt;a href=&quot;https://www.deviantart.com/chris-owl/art/Bed-of-Maple-Leaves-938612485&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;dessins&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;https://www.deviantart.com/sheylog/art/Comm-Ori-in-the-ocean-874932083&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;fanarts&lt;/a&gt;, logos, photos, peintures... (C'est à ça que je fais référence avec le mot « créations » dans mon titre. Cet article peut cependant s'appliquer aussi à d'autres formes de contenu).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;D'une certaine manière, j'ai une vision particulière de l'art, que certains pourraient qualifier de « idéaliste » ou « naïve » : selon moi, une oeuvre d'art n'est pas juste « jolie », mais nous suscite des émotions, nous fait réfléchir, nous transporte dans d'autres mondes, est l'expression personnelle d'un créateur avec sa personnalité et ses défauts... Et peu importe qu'on soit quelques minutes ou des années après la création d'une oeuvre, rien de tout cela ne change (généralement), et l'oeuvre est donc intemporelle. Cette vision un peu « sacrée » de l'art explique ma volonté de le préserver – qui est un peu la ligne directrice de mon raisonnement dans cet article.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il existe beaucoup de plateformes en ligne pour partager des créations. Cependant, toutes ne se valent pas selon moi, et j'ai un avis sur certaines d'entre-elles.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Avant de commencer mon exposé, quelques remarques :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
	&lt;li&gt;Cet article est évidemment subjectif, et certains des critères que j'expose peuvent vous paraître étranges, car ils sont un peu des critères « de niche »&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;Je pars du principe que, d'une façon générale, vous créez uniquement pour le plaisir, sans volonté professionnelle, lucrative, ou de popularité&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;Je n'ai, bien sûr, reçu d'argent ou de compte premium d'aucune plateforme citée dans cet article&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;Le but de cet article n'est pas de vous &lt;s&gt;inciter&lt;/s&gt; forcer à choisir une plateforme, vous faites ce que vous voulez ! Cet article est plus là pour expliquer mon raisonnement derrière le fait que j'aime certaines plateformes et pas d'autres.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;h2&gt;Une bonne plateforme, c'est quoi ?&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Vous connaissez Hollow Knight, et les cinquante-sept préceptes de Zote ?&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/plateformes-artworks/zote-fr.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;zote-fr.png, avr. 2023&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/plateformes-artworks/.zote-fr_m.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;oui, c'est un peu du spoil pour la suite de l'article&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Voici donc les six préceptes d'Ailothaen pour déterminer si une plateforme d'hébergement et partage de créations est recommandable.&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;1. D'une manière générale, la plateforme doit avoir été pensée pour héberger des créations, et doit être agréable à utiliser&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Critère fondamental. Une application, ou un site internet, est conçu selon le contenu qu'il s'attend à héberger. Le type de contenu influence l'organisation, l'interaction, l'expérience utilisateur...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;YouTube est adapté pour les vidéos, car toutes les fonctionnalités pertinentes pour des vidéos sont là : tendances, abonnements, playlists, chaînes, outils pour les créateurs... Par contre, YouTube n'est pas du tout adapté aux livres numériques (non audio, uniquement textuels) : il n'y a pas de bouton permettant de zoomer, d'agrandir le texte, d'avoir une voix qui nous lit le texte... Cela ne serait vraiment pas agréable à utiliser.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Notez que je dis bien &lt;em&gt;agréable à utiliser&lt;/em&gt; et pas &lt;em&gt;jolie&lt;/em&gt; : une plateforme peut tout à fait être moche et être très pratique d'utilisation. L'inverse est également vrai.&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;2. La plateforme permet de catégoriser et chercher facilement du contenu, autant pour le créateur que pour le public&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Critère qui est la suite logique du précédent : parmi toutes les fonctionnalités qu'on peut attendre d'une plateforme de partage de créations (fiches auteur, favoris, commentaires, listes...), les plus importantes sont celles qui permettent de trouver facilement ce qu'on cherche. Les fonctionnalités de recherche et de catégorisation (listes, mots clés...) sont à ce titre indispensables.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Quand je me retrouve devant la page d'un créateur, où il y a 3000 créations devant moi (voire pire: des liens vers 3000 créations, sans miniature) sans aucune possibilité de chercher plus finement ce que je veux, je me sens... perdu.&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;3. Le contenu hébergé sur la plateforme doit être librement accessible, et pas conditionné à l'obtention d'un mot de passe ou la création d'un compte&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;La plupart des plateformes sont des sites Internet, où il est relativement facile de trouver le contenu qu'on cherche.&lt;br /&gt;
Mais certaines plateformes conditionnent l'accès au contenu à la création d'un compte : soit on n'a pas accès au contenu du tout, soit après avoir défilé un peu, la page se bloque et nous sommes obligés de créer un compte (coucou Instagram).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Malheureusement, cette pratique est répandue, car elle permet de gonfler artificiellement le nombre de comptes actifs (ce qui veut dire que les investisseurs ou actionnaires auront plus confiance en la plateforme : vous feriez plus confiance à un site qui a 10 000 utilisateurs, ou 10 millions d'utilisateurs ?).&lt;br /&gt;
Cela n'empêche pas que ça reste agaçant : si je ne veux pas faire de compte (car moi je voulais juste voir une création : je ne veux pas créer un compte – et donc donner des données personnelles – qui ne servira que 10 secondes) ou si je ne peux pas faire de compte (car le site n'est pas accessible dans certains pays, ou je suis banni du site pour une raison quelconque), je n'ai donc pas accès au contenu.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Certaines plateformes ne sont pas des sites Internet, et requièrent en plus un lien (qui peut être assimilé à un mot de passe) pour pouvoir y accéder. Là, c'est encore pire, car en plus... il faut le trouver ce lien.&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;4. La plateforme ne doit pas restreindre la liberté de créer, tant qu'il y a des possibilités de filtrage du contenu adulte ou similaire&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Certaines plateformes sont thématiques, et n'acceptent que des oeuvres correspondant à des critères.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;À moins que vous soyez sûr de rester dans le thème visé, ou de vous servir de cette plateforme comme d'une alternative à une autre plus généraliste, je déconseillerais d'utiliser ce genre de plateforme. En effet, si un jour vous souhaitez étendre vos horizons et réaliser d'autres types de créations, il n'est pas sûr que vous puissiez le faire (et maintenant que vous êtes bien installé sur la plateforme, il peut être compliqué de déménager, car cela veut dire perdre un historique et un public).&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;5. L'organisation en charge de la plateforme doit avoir une vision et une feuille de route claire, et ne pas prendre de décisions hâtives&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Lorsqu'on choisit une plateforme pour faire quelque chose de « sérieux » dessus, il est important de s'assurer que la plateforme est stable et mature, qu'elle continuera à fonctionner pendant de longues années, et qu'elle ne prendra pas de décisions qui lui feraient faire un virage à 180 degrés.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C'est d'autant plus important lorsqu'on parle d'oeuvres, car comme dit plus haut, je les considère intertemporelles.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un exemple récent de plateforme à l'avenir incertain est bien sûr Twitter, mais on pourrait aussi citer dans une moindre mesure DeviantArt, qui dernièrement enchaîne les décisions... discutables (très mauvaise communication dans leurs annonces concernant l'IA, marquage automatique des contenus considérés comme -18 par un algorithme, qui d'ailleurs est loin d'être précis...) ou Tumblr qui, en 2018, a décidé unilatéralement de bannir le contenu -18, faisant disparaître probablement des millions de blogs.&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;6. La plateforme doit proposer une API qui rend l'archivage d'oeuvres facile&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Ce dernier point est ce que je considère comme être un critère « de niche ». Et d'ailleurs, certains lisant ces mots doivent sûrement se demander « mais il parle de quoi ? C'est quoi une API ? » ; pourtant, je trouve que c'est un critère important, et paradoxalement, sa présence (ou non) en dit beaucoup sur comment la plateforme considère ses utilisateurs.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour ne pas entrer dans des détails trop techniques, une API est un moyen pour un logiciel de communiquer avec un site Internet ou une application (là où nous humains allons utiliser le site web dans notre navigateur, le logiciel va utiliser l'API pour consulter la plateforme). Grâce à une API, un logiciel (tel que le magnifique &lt;a href=&quot;https://github.com/mikf/gallery-dl&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;gallery-dl&lt;/a&gt;) peut ainsi interagir avec la plateforme : par exemple, il peut faire des recherches, lister les oeuvres d'un artiste, faire des statistiques sur des oeuvres, et télécharger des oeuvres pour les préserver pour une consultation hors-ligne. Il me paraît important de préciser qu'une API est proposée par le site web lui-même : si une API est présente, c'est que les concepteurs de la plateforme ont voulu en mettre une.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pourquoi je considère ce point comme important ? Parce que, comme dit plus haut, j'ai une vision plutôt « idéaliste » de l'art, et j'estime qu'il est indispensable de le préserver pour qu'il survive à l'épreuve du temps. Et une création mise en ligne sur un site ou une application peut disparaître sans crier gare, pour de multiples raisons : suppression de la création par l'auteur ou le site, bannissement de l'auteur du site pour une raison justifiable ou non, problème technique qui entraîne la perte de créations, voire fermeture du site qui emporte avec elle toutes les oeuvres hébergées dessus.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Mon avis sur certaines plateformes&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Maintenant que vous savez sur quels critères je juge les plateformes de partage de créations, voici mon avis sur certaines d'entre-elles fréquemment utilisées.&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;DeviantArt&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Il s'agit, à ce jour, de mon site préféré. Le site est soigné (que ce soit d'un point de vue visuel ou ergonomique), la plupart des fonctionnalités citées plus haut sont présentes, et l'API est plutôt bien fournie.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le seul défaut que je peux lui trouver, c'est que depuis quelque temps, beaucoup de décisions qui sont prises par le staff sont plutôt... étranges. Par exemple, comme je l'ai cité plus haut, ils ont récemment introduit un marquage des contenus considérés comme « adultes », géré entièrement automatiquement (la raison –&amp;nbsp;assumée – étant que le site doit être plus monétisable). Seulement, comme on pouvait s'y attendre, la précision de l'automatisation est très relative, et certaines oeuvres ont été marquées comme +18 alors qu'elles ne l'étaient pas du tout...&lt;br /&gt;
Également, il y a quelques semaines, de nouvelles fonctionnalités ont fait leur apparition : il y a notamment une fonctionnalité permettant aux créateurs de signaler aux concepteurs d'IA de ne pas réutiliser leurs créations pour l'apprentissage des IA. Sauf que DeviantArt ont fait une communication désastreuse, et tout le monde a compris « DeviantArt va utiliser nos créations pour alimenter les IA, sans notre accord ! ». Ce qui, sur le coup, a beaucoup nui à son image.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Malgré ces récentes entorses au cinquième critère, je continue de penser que DeviantArt reste une bonne plateforme de par son organisation, en tout cas meilleure que celles ci-dessous.&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;Twitter&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Beaucoup de créateurs utilisent Twitter, et c'est compréhensible : c'est un site où il y a beaucoup de monde, ce qui permet de se faire connaître et de communiquer facilement avec son public.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mon avis sur Twitter est mitigé aujourd'hui. Pour publier des créations... il y a de meilleurs endroits, mais il y a de pires endroits aussi.&lt;br /&gt;
Les possibilités de recherche et de catégorisation existent, mais restent très limitées. Le service peut faire le taf pour afficher des créations, même s'il n'avait pas été prévu pour cela à la base. L'API est convenable.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais le gros défaut de Twitter est selon moi... que c'est Twitter. C'est une plateforme que je ne porte pas dans mon coeur, car son format (messages limités en taille, qui imposent la superficialité et les raisonnements hâtifs) rend la plateforme plutôt toxique dans son ensemble.&lt;br /&gt;
Également, depuis son rachat par Elon Musk, le futur de la plateforme est très incertain. Le nouveau propriétaire de la plateforme étant très impulsif et sans filtre, tout peut changer d'une seconde à l'autre, comme on l'a bien vu dernièrement : règles, format, fonctionnalités, censure...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Si vous publiez (ou comptez publier) sur Twitter, je vous conseille de le faire en parallèle ailleurs, ou au moins d'avoir une solution de repli prête à être utilisée.&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;Discord&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Si vous avez bien compris les six préceptes plus haut, vous avez probablement deviné que je considère Discord comme une très mauvaise plateforme pour héberger des oeuvres.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je vois parfois des artistes qui postent des créations sur Discord, et qui ne les repostent nulle part ailleurs. Sérieusement, arrêtez, &lt;em&gt;ARRÊTEZ&lt;/em&gt; de faire ça. Continuez d'utiliser Discord si vous le voulez, mais postez votre contenu au moins à un autre endroit, tels que les sites cités plus haut.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;(En fait, j'irais même plus loin : d'une manière générale, arrêtez de vous servir de Discord comme moyen principal de stocker du contenu tout court. Discord, c'est une plateforme pour discuter, jouer et rencontrer des gens, pas une plateforme pour stocker des créations ou du contenu important. &lt;a href=&quot;https://www.pcgamer.com/please-stop-making-discord-servers-for-things-that-shouldnt-be-discord-servers/&quot;&gt;Cet article résume bien ma pensée&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Discord a en effet de nombreux désavantages :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
	&lt;li&gt;Ce n'est pas une plateforme ouverte, car il faut un lien d'invitation au serveur ET avoir un compte Discord. Quid de ceux qui ne peuvent/veulent pas créer de compte Discord, ou n'ont pas accès au serveur ?&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;Aucune fonctionnalité de catégorisation, et ce n'est guère mieux pour la recherche : très difficile si vous voulez trouver quelque chose d'ancien ou de spécifique&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;Les salons textuels ne sont pas pensés pour servir de gallerie : amusez-vous bien à faire défiler un salon pendant 3 minutes pour trouver &quot;ce truc sympa que j'ai vu il y a trois jours&quot; (&lt;em&gt;c'est là que je suis content d'avoir une souris à molette débrayable&lt;/em&gt;)&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;Vous êtes soumis aux règles du serveur et à la volonté des administrateurs, qui posent potentiellement des limites à votre imagination&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;API complètement fermée (ce qui rend très difficile la préservation), à part si vous arrivez à convaincre un administrateur de chaque serveur où vous êtes d'accepter votre bot archiveur (bonne chance)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Discord est donc une plateforme très bonne pour les discussions et les jeux, mais pour le stockage de tout type de contenu, c'est un zéro pointé.&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;Tumblr&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Une plateforme qui a tendance à être sur le déclin, bien que l'intérêt pour elle est remonté suite aux déboires de Twitter.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je n'ai pas trop d'avis dessus, car ce que j'ai remarqué, c'est que selon le blog que l'on visite, la présentation peut être très différente (le design étant choisi par l'auteur). On peut donc passer d'un blog très bien structuré et catégorisé à un autre où c'est tout l'inverse.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La plateforme est donc plutôt adaptée au partage de créations (c'est sa raison d'être, ceci dit), mais son ban du contenu +18 lui a fait beaucoup de mal (bien qu'ils soient un peu revenu dessus dernièrement).&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;Instagram&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Je n'utilise pas vraiment Instagram, mais j'en ai un avis plutôt favorable pour le partage d'images ou de vidéos, même si ce n'est pas aussi ergonomique qu'un DeviantArt côté navigation.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cependant, il y a toujours le fameux popup vous obligeant à vous inscrire après avoir défilé un peu, et l'API n'est pas très ouverte non plus... enfin, Instagram étant détenu par la même société que Facebook, ce n'est pas très étonnant venant d'eux.&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;Votre site/blog/portfolio personnel&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Être indépendant d'une plateforme a de nombreux avantages (je le sais bien... c'est pour ça que j'ai fait un blog perso 🙂 ), mais aussi des inconvénients, car il ne tient alors qu'à vous d'appliquer tous les préceptes que j'ai cité plus haut.&lt;/p&gt;

&lt;hr /&gt;
&lt;p&gt;On arrive donc à la fin de cet article. En le relisant, je m'aperçois qu'il est finalement très long pour un sujet qui peut être considéré comme très spécifique... mais plus généralement, ce que je dis ici peut être extrapolé à la façon dont je vois le web en général. Je vois donc cet article comme un exposé. Si vous êtes arrivés jusqu'ici : félicitations 🎉&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Mesures et graphiques d'un compteur Linky avec un Raspberry Pi et Grafana – Partie 2/2 (logiciel)</title>
        <link>https://notes.ailothaen.fr/post/2022/07/Mesures-et-graphiques-d-un-compteur-Linky-avec-un-Raspberry-Pi-et-Grafana-%E2%80%93-Partie-2/2-%28logiciel%29</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:e1a02b1bb0abf24a5124cd67e14bfec6</guid>
        <pubDate>Sun, 17 Jul 2022 15:01:00 +0100</pubDate>
        <dc:creator>Ailothaen</dc:creator>
                  <category>Articles techniques</category>
                          <category>linky</category>
                  <category>raspberry</category>
                  <category>électronique</category>
                <description>&lt;p&gt;Dans cette série d'articles, je vais vous montrer comment j'ai procédé pour me connecter à mon compteur Linky avec un Raspberry Pi, lire les données qu'il nous donne, et générer de jolis graphiques de consommation et de puissance électrique.&lt;/p&gt;          &lt;p&gt;Suite de l'article sur comment lire les données d'un compteur Linky avec un Raspberry Pi.&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/post/2022/07/Mesures-et-graphiques-de-la-consommation-d-un-compteur-Linky-avec-un-Raspberry-Pi-et-Grafana-%E2%80%93-Partie-1/2-%28mat%C3%A9riel%29&quot;&gt;La première partie était dédiée à la connexion physique entre le Raspberry et le Linky&lt;/a&gt;, dans cette deuxième partie nous allons lire les données et les exploiter.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Se connecter au compteur&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Le protocole de communication est simple : il s'agit d'une simple transmission série RS232. Le compteur crache en permanence ses informations, il suffit donc de se mettre à écouter et récupérer ce qui nous intéresse.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Si vous avez branché correctement la carte électronique sur les broches du Raspberry Pi, vous devriez la voir apparaître en tant que &lt;kbd&gt;/dev/ttyS0&lt;/kbd&gt; (ou similaire) :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;
&lt;code class=&quot;nohighlight&quot;&gt;root@hephaistos:~ # ls /dev/ttyS*
/dev/ttyS0
&lt;/code&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;(Si &lt;kbd&gt;/dev/ttyS0&lt;/kbd&gt; n'apparaît pas, vérifiez que vous avez bien &lt;a href=&quot;https://forums.raspberrypi.com/viewtopic.php?t=155434&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;activé la transmission série dans raspi-config&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les paramètres sont normalement : 1200 bauds, 7 bits de données et pas de contrôle de flux.&lt;br /&gt;
Si tout est fait correctement, vous devriez voir ceci apparaître (pour quitter picocom, il faut faire &lt;kbd&gt;Ctrl+A&lt;/kbd&gt; puis &lt;kbd&gt;Ctrl+X&lt;/kbd&gt;, oui c'est tordu) :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;
&lt;code class=&quot;nohighlight&quot;&gt;root@hephaistos:~ # picocom -b 1200 -d 7 -f n /dev/ttyS0
picocom v3.1

port is        : /dev/ttyS0
flowcontrol    : none
baudrate is    : 1200
parity is      : even
databits are   : 7
stopbits are   : 1
escape is      : C-a
local echo is  : no
noinit is      : no
noreset is     : no
hangup is      : no
nolock is      : no
send_cmd is    : sz -vv
receive_cmd is : rz -vv -E
imap is        :
omap is        :
emap is        : crcrlf,delbs,
logfile is     : none
initstring     : none
exit_after is  : not set
exit is        : no

Type [C-a] [C-h] to see available commands
Terminal ready
002078240 &quot;
PTEC TH.. $
IINST 000 W
IMAX 090 H
PAPP 00070 (
HHPHC A ,
MOTDETAT 000000 B
ADCO xxxxxxxxxxxx O
OPTARIF BASE 0
ISOUSC 30 9
BASE 002078240 &quot;
PTEC TH.. $
IINST 000 W
IMAX 090 H
Terminating...
Thanks for using picocom
&lt;/code&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Ça marche ! On voit apparaître des données qui nous intéressent : &lt;kbd&gt;IMAX&lt;/kbd&gt; est la puissance maximale de l'abonnement, &lt;kbd&gt;BASE&lt;/kbd&gt; est le compteur en Wh, &lt;kbd&gt;PAPP&lt;/kbd&gt; est la puissance en kVA utilisée actuellement... Le dernier caractère est la somme de contrôle.&lt;br /&gt;
La liste complète des champs est dans &lt;a href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/linky/Enedis-NOI-CPT_54E.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;la même documentation que celle en partie 1&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Parfait, cela fonctionne ! Prochaine étape, mettre ces données dans une base de données !&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Un service pour tout récupérer (et enregistrer)&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;À partir de là, il est possible d'exploiter ces données en faisant un script avec le langage de votre choix, tant qu'il peut écouter une transmission série.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;J'ai réalisé un service Python qui se connecte à cette transmission, et enregistre toutes les minutes les données qui nous intéressent (compteur et puissance instantanée notamment) dans une base de données MySQL. Une fois par jour, le service fait également un « résumé » de la journée, et le stocke dans une autre table (cela permet de grandement simplifier la suite).&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;https://github.com/Ailothaen/linky/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le dépôt Github se trouve ici&lt;/a&gt;. Je vais utiliser ce code pour la suite, mais vous pouvez faire le vôtre si vous n'aimez pas Python 🙂&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;D'abord, nous allons installer le serveur MariaDB et créer une base ainsi qu'un utilisateur associé à cette base. Je ne vais pas m'étendre là-dessus, il y a beaucoup d'autres articles expliquant comment faire, &lt;a href=&quot;https://www.digitalocean.com/community/tutorials/how-to-install-mariadb-on-ubuntu-20-04-quickstart-fr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;comme celui-là&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;https://www.digitalocean.com/community/tutorials/how-to-create-a-new-user-and-grant-permissions-in-mysql-fr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;celui-là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ensuite, placez le code du Github dans un répertoire sur votre Raspberry (j'ai choisi &lt;kbd&gt;/srv/linky&lt;/kbd&gt;, donc il faudra le changer dans les fichiers de configuration si vous le mettez ailleurs). Installez les dépendances avec &lt;kbd&gt;python3 -m pip install -r requirements.txt&lt;/kbd&gt;, puis éditez le fichier &lt;kbd&gt;config.yml&lt;/kbd&gt; pour mettre les bons paramètres pour la connexion à la base et au port série.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Enfin, placez le fichier &lt;kbd&gt;linky.service&lt;/kbd&gt; dans &lt;kbd&gt;/etc/systemd/system&lt;/kbd&gt; (en éditant éventuellement l'utilisateur et le répertoire spécifiés à l'intérieur), puis lancez les commandes suivantes :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;
&lt;code class=&quot;nohighlight&quot;&gt;systemctl daemon-reload
systemctl enable linky
systemctl start linky
&lt;/code&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Cela permet de créer un service qui va faire tourner notre script en continu.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Attendez quelques minutes, et si tout fonctionne normalement, la base de données devrait commencer à se remplir :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;
&lt;code class=&quot;nohighlight&quot;&gt;root@hephaistos:/srv/linky # mysql -u root -p
Enter password:
Welcome to the MariaDB monitor.  Commands end with ; or \g.
(...)
MariaDB [(none)]&amp;gt; use linky;
(...)
MariaDB [linky]&amp;gt; select * from stream;
+---------------------+---------+------+-----------+
| clock               | BASE    | PAPP | BASE_diff |
+---------------------+---------+------+-----------+
| 2022-07-14 17:02:55 | 2086442 |   70 |         0 |
| 2022-07-14 17:03:57 | 2086443 |   70 |         1 |
| 2022-07-14 17:04:58 | 2086443 |   70 |         0 |
+---------------------+---------+------+-----------+
4 rows in set (0.002 sec)
&lt;/code&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Si cela ne fonctionne pas, regardez soit dans les logs du script Python (dossier &lt;kbd&gt;logs&lt;/kbd&gt;), soit dans les logs du service (&lt;kbd&gt;journalctl -u linky&lt;/kbd&gt;)&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Affichage dans de jolis graphiques&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Nous avons maintenant une table dans une base de données qui se remplit automatiquement. Mais des données brutes, c'est compliqué à visualiser... Il nous faudrait donc une interface de visualisation.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nous pouvons pour cela utiliser &lt;strong&gt;Grafana&lt;/strong&gt;. Il s'agit d'un logiciel côté serveur qui se connecte à une source de données (une base de données, un fichier texte, un service) et qui peut générer des graphiques selon les paramètres qu'on veut. Il est initialement prévu pour de la métrologie : supervision de serveurs, de sondes de température, etc. Cela tombe bien, c'est exactement notre cas d'utilisation.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Vous trouverez &lt;a href=&quot;https://grafana.com/grafana/download?platform=arm&amp;amp;edition=oss&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici les instructions officielles sur comment installer Grafana&lt;/a&gt;. La partie compliquée est de choisir la bonne architecture. Si comme moi vous avez un Raspberry Pi Zero, c'est l'architecture « &lt;strong&gt;ARMv6&lt;/strong&gt; ».&lt;br /&gt;
Une fois installé, vous devez installer le service, et attendre une ou deux minutes le temps que Grafana s'initialise pour la première fois :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;
&lt;code class=&quot;nohighlight&quot;&gt;systemctl daemon-reload
systemctl enable grafana-server
systemctl start grafana-server
&lt;/code&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Ensuite, allez sur &lt;kbd&gt;http://IP_DE_VOTRE_RASPBERRY:3000&lt;/kbd&gt;. Vous devriez voir la fenêtre de connexion (par défaut les identifiants sont &lt;kbd&gt;admin&lt;/kbd&gt; / &lt;kbd&gt;admin&lt;/kbd&gt;)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/linky/grafana1.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;grafana1.png, juil. 2022&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/linky/.grafana1_m.png&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour créer des graphiques, il faut d'abord dire à Grafana où trouver les données. Allez dans &lt;em&gt;Configuration &amp;gt; Data Sources&lt;/em&gt; :&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/linky/grafana2.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;grafana2.png, juil. 2022&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/linky/grafana2.png&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
... puis ajoutez la base de données en sélectionnant le type « &lt;em&gt;MySQL&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ensuite, créons un nouveau &lt;em&gt;dashboard&lt;/em&gt; (c'est une vue qui affiche un ou plusieurs graphiques) :&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/linky/grafana3.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;grafana3.png, juil. 2022&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/linky/grafana3.png&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;... et créez un &lt;em&gt;panel&lt;/em&gt; (une boîte qui contient un graphique).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/linky/grafana4.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;grafana4.png, juil. 2022&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/linky/.grafana4_m.png&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Vous pouvez soit utiliser l'éditeur de requêtes, soit écrire une requête SQL à la main. Personnellement j'ai écrit cette requête SQL qui permet de récupérer la puissance instantanée sur une période et de l'afficher :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;
&lt;code class=&quot;sql&quot;&gt;SELECT
&amp;nbsp; clock AS &quot;time&quot;,
&amp;nbsp; PAPP
FROM stream
WHERE
&amp;nbsp; $__timeFilter(clock)
ORDER BY clock
&lt;/code&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Une fois la requête indiquée, Grafana sait chercher automatiquement les données et les affiche. (La période peut se régler en haut à gauche).&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/linky/grafana5.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;notice.png, juil. 2022&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/linky/.grafana5_m.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;La classe, non ?&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Enregistrez le graphique. Il sera désormais visible sur votre &lt;em&gt;dashboard&lt;/em&gt; quand vous y accéderez. Vous avez la possibilité de changer le &lt;em&gt;panel&lt;/em&gt; de taille/place, et de créer plusieurs &lt;em&gt;panels&lt;/em&gt; sur un &lt;em&gt;dashboard&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Vous savez maintenant comment ça marche. Vous pouvez vous amuser avec l'interface pour générer d'autres types de graphiques, changer la couleur de la ligne, changer la période pour comparer des journées par exemple...&lt;br /&gt;
Un autre exemple de graphique intéressant est la consommation sur une journée entière (&lt;kbd&gt;SELECT clock AS &quot;time&quot;, BASE_diff/1000 AS &quot;kWh&quot; FROM `dailies` WHERE $__timeFilter(clock);&lt;/kbd&gt;).&lt;br /&gt;
Ensuite, vous pouvez découvrir les possibilités de Grafana en générant plusieurs dashboards, autoriser à voir certains dashboards/graphiques sans avoir à se connecter...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Amusez-vous bien ! 🦉&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Mesures et graphiques d'un compteur Linky avec un Raspberry Pi et Grafana – Partie 1/2 (matériel)</title>
        <link>https://notes.ailothaen.fr/post/2022/07/Mesures-et-graphiques-de-la-consommation-d-un-compteur-Linky-avec-un-Raspberry-Pi-et-Grafana-%E2%80%93-Partie-1/2-%28mat%C3%A9riel%29</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:94a0c4f079dab9d8558f4d6f24e14e37</guid>
        <pubDate>Sun, 17 Jul 2022 15:00:00 +0100</pubDate>
        <dc:creator>Ailothaen</dc:creator>
                  <category>Articles techniques</category>
                          <category>linky</category>
                  <category>raspberry</category>
                  <category>électronique</category>
                <description>&lt;p&gt;Dans cette série d'articles, je vais vous montrer comment j'ai procédé pour me connecter à mon compteur Linky avec un Raspberry Pi, lire les données qu'il nous donne, et générer de jolis graphiques de consommation et de puissance électrique.&lt;/p&gt;          &lt;p&gt;Dans cette série d'articles, je vais vous montrer comment j'ai procédé pour me connecter à mon compteur Linky avec un Raspberry Pi, lire les données qu'il nous donne, et générer de jolis graphiques de consommation et de puissance électrique :&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/linky/graphique.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/linky/.graphique_m.png&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cet article va se diviser en deux parties :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
	&lt;li&gt;première partie : comment se connecter à un compteur Linky avec un Raspberry Pi ;&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/post/2022/07/Mesures-et-graphiques-d-un-compteur-Linky-avec-un-Raspberry-Pi-et-Grafana-%E2%80%93-Partie-2/2-%28logiciel%29&quot;&gt;deuxième partie : lire ses données et les exploiter avec Python et Grafana pour créer une jolie vue graphique&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;h2&gt;Références et inspirations&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Avant toute chose, voici là où j'ai pu apprendre la majorité des informations présentées dans cet article, et donc réaliser cela à mon tour :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
	&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.jonathandupre.fr/articles/24-logiciel-scripts/208-suivi-consommation-electrique-compteur-edf-linky-avec-raspberry-pi-zero-w&quot; title=&quot;https://www.jonathandupre.fr/articles/24-logiciel-scripts/208-suivi-consommation-electrique-compteur-edf-linky-avec-raspberry-pi-zero-w&quot;&gt;https://www.jonathandupre.fr/articles/24-logiciel-scripts/208-suivi-consommation-electrique-compteur-edf-linky-avec-raspberry-pi-zero-w&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://www.jonathandupre.fr/articles/24-logiciel-scripts/208-suivi-consommation-electrique-compteur-edf-linky-avec-raspberry-pi-zero-w&quot; title=&quot;https://www.jonathandupre.fr/articles/24-logiciel-scripts/208-suivi-consommation-electrique-compteur-edf-linky-avec-raspberry-pi-zero-w&quot;&gt;https://sebastienreuiller.fr/blog/monitorer-son-compteur-linky-avec-grafana-cest-possible-et-ca-tourne-sur-un-raspberry-pi/&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;https://lucidar.me/fr/home-automation/linky-customer-tele-information/&quot; title=&quot;https://lucidar.me/fr/home-automation/linky-customer-tele-information/&quot;&gt;https://lucidar.me/fr/home-automation/linky-customer-tele-information/&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;h2&gt;Note importante&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Bien que nous n'allons pas faire ici de choses « interdites » (comme ouvrir le compteur pour le modifier...), &lt;strong&gt;ne soyez pas trop distrait&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;réfléchissez&lt;/strong&gt; avant de reproduire les mêmes choses que moi de votre côté (ce qui est de toute façon quelque chose que vous devriez toujours faire avant une manipulation technique !).&lt;br /&gt;
En particulier, &lt;strong&gt;soyez très vigilant&lt;/strong&gt; lorsque vous branchez et manipulez les câbles, car il y a du 220 V pas loin.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Pourquoi brancher un Raspberry Pi à un compteur Linky pour lire des données ?&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;La première raison, qui à elle seule est suffisante : c'est parce que la réalisation elle-même est intéressante et amusante &lt;span class=&quot;emoji-icon-wrap&quot;&gt;☺️&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L'autre intérêt est bien sûr d'avoir des informations très précises sur notre consommation électrique. En lisant à intervalles réguliers les informations du compteur, nous allons pouvoir connaître par exemple les périodes où nous « tirons » le plus sur notre ligne électrique, savoir si nous sommes proches de notre limite de puissance, détecter les équipements qui consomment le plus...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le compteur Linky communiquant avec Enedis, ce dernier propose un service en ligne où il est possible pour le client d'obtenir ce type de données. Cependant, il n'est pas très précis (le mieux étant un relevé toutes les demi-heures, de mémoire), nécessite un compte sur le service, et de donner un consentement pour le traitement de données personnelles. De plus, il n'est pas systématiquement disponible (je me rappelle d'un cas où la télétransmission n'était pas possible car l'infrastructure du quartier n'avait pas encore été équipée...)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ici, pas de dépendances externes ou de prestataire : tout reste dans la maison.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Comment est-ce possible ?&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Le compteur Linky (tout comme la génération antérieure de compteurs, d'ailleurs) est un compteur communiquant, c'est-à-dire qu'il permet à un équipement de se connecter dessus pour lire des données relatives à l'électricité (statut heures pleines/creuses, puissance actuelle...). C'est très utile notamment pour des centrales domotiques ou des équipements intelligents (typiquement, un chauffe-eau qui ne se déclencherait que pendant les heures creuses).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour permettre la connexion, sur la façade du compteur, plusieurs borniers sont présents, sur lesquels on peut connecter des câbles. J'insiste sur le fait que ces bornes &lt;strong&gt;sont là pour ça&lt;/strong&gt;, et qu'il est « normal » de les utiliser : il n'est pas question ici d'ouvrir le compteur pour réaliser des modifications clandestines dessus, ce qui est très dangereux (et de toute façon illégal)&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/linky/notice.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;notice.png, juil. 2022&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/linky/.notice_m.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;Extrait de la notice officielle du compteur Linky. On voit les bornes de téléinformation mentionnées (point 8)&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Deux groupes de bornes sont présents : le groupe « téléinformation »&amp;nbsp;(I1, I2, A) et le groupe « asservissement » ou « contact sec » (C1, C2). Ce sont les bornes I1 et I2 qui vont nous intéresser dans cet article.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/linky/borniers2.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;borniers2.jpg, juil. 2022&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/linky/.borniers2_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;Informations sur les borniers, qu'on peut trouver au dos de la façade de certains compteurs Linky. On voit ici les bornes qui nous intéressent (I1 et I2)&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Certains compteurs ont également d'autres bornes, et certains Linky ont aussi une sortie USB en façade, cependant elle n'est pas présente sur tous les compteurs (dont le mien). Je sais que certains sont également arrivés à faire des relevés de consommation électrique grâce à la sortie USB ; si c'est votre cas, n'hésitez pas à le raconter dans les commentaires !&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La documentation officielle sur la téléinformation du compteur Linky &lt;a href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/linky/Enedis-NOI-CPT_54E.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;est disponible ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;De quoi avons-nous besoin ?&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Voici donc notre « liste de courses » pour réaliser ce projet.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
	&lt;li&gt;Tout d'abord, bien sûr, un Raspberry Pi. Je me suis procuré un Zero car ce projet n'a pas besoin de beaucoup de puissance CPU/RAM. Nous aurons besoin d'utiliser les entrées/sorties GPIO, donc si vous n'êtes pas à l'aise avec les soudures, je vous conseille la version WH (qui a le &lt;em&gt;header GPIO&lt;/em&gt; déjà soudé, et qui de plus a le WiFi : indispensable si vous ne souhaitez pas utiliser un adaptateur USB/Ethernet...)&lt;br /&gt;
	Bien sûr, il faut également penser aux « à-côté » du Raspberry : carte SD pour le stockage, câble d'alimentation, et probablement boîtier aussi.&lt;/li&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;li&gt;La connexion avec le compteur et les broches GPIO du Raspberry doit se faire avec un montage électronique, faisant intervenir notamment un optocoupleur (ou photocoupleur) et des résistances. Comme j'ai presque tout oublié de mes cours d'électronique, et que je ne suis de toute façon pas doué pour les soudures, j'ai préféré utiliser un module déjà réalisé et prêt à l'emploi : &lt;a href=&quot;https://www.tindie.com/products/Hallard/pitinfo/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;le module PiTInfo&lt;/a&gt; réalisé par l'auteur de &lt;a href=&quot;http://hallard.me/pitinfo/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;cet autre article&lt;/a&gt;, disponible pour une dizaine d'euros.&lt;/li&gt;
	&lt;br /&gt;
	&lt;li&gt;Pour le câble de connexion, n'importe quel câble fait l'affaire tant qu'il n'est pas trop gros (sinon il ne rentrera pas dans le bornier du compteur) et n'est pas trop sujet aux interférences : j'ai personnellement utilisé un vieux câble USB où j'ai dénudé deux fils. On peut aussi prendre un vieux câble Ethernet.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/linky/cable.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/linky/.cable_m.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Montage&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Avant de mettre tout le matériel en place, on initialise le Raspberry Pi en installant Raspberry Pi OS (anciennement Raspbian) en version console. On le connecte au réseau Wi-Fi, on met à jour le système, on met la bonne heure et on le synchronise avec un serveur NTP... en bref, la procédure classique. Je ne vais pas détailler cette partie, car il y a beaucoup de tutoriels disponibles partout sur Internet si besoin, et car cela serait beaucoup trop long (et ce n'est pas le sujet de cet article).&lt;br /&gt;
Assurez-vous que le Raspberry Pi soit disponible en SSH sans avoir besoin d'intervenir dessus avec un clavier et un écran.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le module PiTInfo s'installe sur les premières bornes du Raspberry Pi. Profitez-en pour fixer les câbles dans le bornier du module.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/linky/raspberry.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;raspberry.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/linky/.raspberry_m.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Fixez le Raspberry Pi près du compteur électrique, à un endroit où il est stable et ne gêne pas (j'utilise une bande double face, du même type qu'on utilise pour fixer les miroirs).&lt;br /&gt;
N'oubliez pas qu'il faut que le Raspberry Pi soit alimenté en énergie ! Donc prévoyez une prise électrique et un adaptateur USB à proximité, ou alors un module de ce type pour un tableau électrique.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ensuite vient le moment de connecter les câbles au bornier du compteur Linky. Enlevez la façade en couleur et repérez les borniers :&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/linky/borniers1a.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;borniers1a.jpg, juil. 2022&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/linky/.borniers1a_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;Les borniers sur lesquels nous allons nous connecter.&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Ce sont ici les borniers I1 et I2 qui nous intéressent. Insérez les deux câbles précédemment évoqués dans ces deux borniers en appuyant sur le poussoir noir juste au-dessus.&lt;br /&gt;
&lt;strong style=&quot;color:red&quot;&gt;ATTENTION ne vous trompez pas&lt;/strong&gt; : la borne A délivre du courant, les bornes C1 et C2 peuvent quant à elles délivrer du 220 V... soyez très vigilant au moment de connecter les câbles.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/linky/connexion.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;connexion.jpg, juil. 2022&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/linky/.connexion_m.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/linky/connexion-fini.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;connexion-fini.jpg, juil. 2022&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/linky/.connexion-fini_m.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le Raspberry Pi est maintenant connecté au compteur ! Pour la suite, cela se passe &lt;a href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/post/2022/07/Mesures-et-graphiques-d-un-compteur-Linky-avec-un-Raspberry-Pi-et-Grafana-%E2%80%93-Partie-2/2-%28logiciel%29&quot;&gt;dans la partie 2&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Mon avis sur les NFT</title>
        <link>https://notes.ailothaen.fr/post/2021/11/Mon-avis-sur-les-NFT</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:233ca7cbcb155090d68353798a6d3188</guid>
        <pubDate>Sat, 13 Nov 2021 14:27:00 +0000</pubDate>
        <dc:creator>Ailothaen</dc:creator>
                  <category>Opinions et politique</category>
                          <category>art</category>
                  <category>blockchain</category>
                  <category>cryptomonnaies</category>
                  <category>nft</category>
                <description>&lt;p&gt;Ces derniers mois, l' « innovation » des NFT secoue le monde de la culture, et plus particulièrement les communautés d'artistes. Mon avis là-dessus : les NFT appliquées au monde de l'art n'apportent &lt;b&gt;rien de nouveau et d'innovant&lt;/b&gt;, et sont juste une mode qui tombera en désuétude d'ici quelques années.&lt;/p&gt;          &lt;p&gt;Ces derniers mois, une « innovation » secoue le monde de la culture, et plus particulièrement les communautés d'artistes. En effet, depuis quelques mois, les &lt;b&gt;NFT&lt;/b&gt; (&lt;em&gt;Non-Fungible Tokens&lt;/em&gt;, « jetons non fongibles ») se sont démocratisés dans ces milieux, car ils sont vus comme un moyen d'acheter et de vendre des oeuvres d'art. Les réactions sont très partagées : certains les présentent comme une grande révolution dans le milieu artistique et sont très enthousiastes, alors que &lt;a href=&quot;https://twitter.com/nesskain/status/1450871986381488129&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;d'autres le voient comme le mal incarné&lt;/a&gt;, avec tout son lot de problèmes. Mais d'une façon générale, tous les artistes en ont entendu parler, et presque tout le monde a son avis dessus (positif ou négatif).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Au vu de l'aspect technique des NFT, j'ai donc mon avis là-dessus, que je vais développer : les NFT appliquées au monde de l'art n'apportent &lt;b&gt;rien de nouveau et d'innovant&lt;/b&gt;, et sont juste une mode qui tombera en désuétude – ou au mieux sera reléguée à un marché de niche – d'ici quelques années.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Les NFT : c'est quoi, et comment ça marche ?&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Vous connaissez peut-être le concept de &lt;b&gt;&lt;em&gt;blockchain&lt;/em&gt;&lt;/b&gt; (chaîne de blocs). Je ne vais pas le présenter en détails ici, car c'est un sujet technique et un peu long, qui mérite d'ailleurs un article dédié (peut-être que j'en ferai un).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour rester simple, une blockchain est une sorte de base de données, où l'on va ajouter des blocs de données les uns après les autres (pensez à une feuille Excel : il y a un nombre défini de colonnes, et un nombre virtuellement infini de lignes, et à chaque fois qu'on rajoute des données, on rajoute une ligne). La particularité de cette base est qu'il est &lt;b&gt;impossible&lt;/b&gt; de modifier un bloc de données une fois qu'il a été écrit (même pas un seul caractère !). L'intérêt, c'est que la base de données peut alors être distribuée publiquement, et tout le monde peut la lire et rajouter de nouvelles données. C'est donc une base &lt;b&gt;décentralisée&lt;/b&gt; (par opposition à une base &lt;b&gt;centralisée&lt;/b&gt; qui est gérée par une seule entité ou entreprise).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les cryptomonnaies, comme Bitcoin par exemple, reposent sur le concept de blockchain : en effet, chaque bloc de la blockchain du Bitcoin représente une transaction, et en lisant l'intégralité de la blockchain, un porte-monnaie numérique arrive à « reconstituer » le système monétaire Bitcoin complet, et calcule donc combien on a sur notre «&amp;nbsp;compte ». Ainsi, dans le contexte du Bitcoin, ce qu'on va marquer dans le bloc est une instruction du type « &lt;em&gt;le compte 84df8d7bd7438 envoie 1 bitcoin au compte be560c42793b29&lt;/em&gt; ». (Bien entendu, on ne peut pas créer un bloc disant « &lt;em&gt;je me donne 999999 bitcoins&lt;/em&gt; », il y a des mécanismes de vérification pour empêcher cela)&lt;br /&gt;
Pourquoi les cryptomonnaies utilisent un système décentralisé ? Car ne pas se reposer sur une autorité centrale peut être un énorme avantage : on n'est pas dépendant d'elle, on n'est pas affecté par ses pannes éventuelles, et il est beaucoup plus difficile de compromettre le système (puisqu'il n'y a plus une seule organisation à pirater). Les cryptomonnaies ayant été prévues à l'origine pour être un moyen de paiement alternatif indépendant d'une autorité centrale, la solution de la blockchain était donc évidente.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Quel rapport avec les NFT me diriez-vous ? Les NFT sont, eux aussi, basés sur le concept de blockchain. La seule différence est que l'instruction que l'on va écrire est quelque chose du type « &lt;em&gt;M. Alex Térieur a acheté l'oeuvre n°2d82837e à M. Alain Térieur, et en est désormais le propriétaire.&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;
Une particularité des NFT est qu'ils sont attachés à un identifiant (qui peut représenter un objet, matériel ou pas), et qu'il ne peut exister qu'un NFT pour chaque identifiant, qui est donc unique (d'où le « non-fongible »). C'est donc très utile pour « attacher » un NFT unique à un objet spécifique.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En résumé, les NFT sont donc une méthode pour certifier que l'on est propriétaire d'un objet, en utilisant la technologie de la blockchain au lieu de se baser sur un acteur certifié qui délivrerait cette certification.&lt;br /&gt;
C'est tout. C'est «&amp;nbsp;juste » ça.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans le contexte des oeuvres d'art, les NFT sont utilisés comme « titres de propriété »&amp;nbsp;pour prouver qu'on est le propriétaire d'une oeuvre d'art (mais pas que, comme on va voir juste après...)&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;On est « propriétaire » de l'oeuvre... et ensuite ?&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Récemment, on a vu des choses immatérielles très variées, voire improbables, être vendues par NFT. Des artistes vendent leurs fanarts avec les NFT, &lt;a href=&quot;https://nft.reddit.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Reddit vend des avatars uniques grâce aux NFT&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;https://www.franceinter.fr/economie/que-vaut-vraiment-le-premier-tweet-du-patron-de-twitter-vendu-pour-2-9-millions-de-dollars&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;des tweets déjà écrits sont vendus par NFT&lt;/a&gt;, et il y a même &lt;a href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/post/2021/11/
https://www.bfmtv.com/economie/le-nft-d-un-des-plus-celebres-memes-d-internet-side-eyeing-chloe-vendu-pour-74-000-dollars_AN-202109250075.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;des mèmes Internet&lt;/a&gt; vendus par NFT, comme cette célèbre photo vendue pour 75 000 euros à l'époque :&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/nft/side-eyeing-chloe.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/nft/.side-eyeing-chloe_m.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais concrètement, cela veut dire quoi « acheter un mème » ou « acheter un avatar » ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cela veut dire que, lorsque vous allez acheter cette image, il va être écrit dans une blockchain que &lt;b&gt;vous&lt;/b&gt; êtes le propriétaire de cette image. Mieux, &lt;b&gt;l'unique&lt;/b&gt; propriétaire, car les NFT sont par nature uniques (il sera impossible de créer un autre enregistrement référençant la même image sans «&amp;nbsp;annuler » le précédent). À ce stade-là, vous devez probablement donc vous dire « mais à quoi ça sert d'être le propriétaire officiel d'un mème ou d'un tweet ? » Bah en fait... à pas grand chose. Être le propriétaire d'un objet numérique en NFT, dans l'absolu, n'empêche absolument pas ce fichier de pouvoir continuer à circuler sur Internet, et de pouvoir être copié à volonté (la preuve, j'ai affiché le mème de la fillette juste au-dessus, alors que je n'en suis pas le propriétaire...).&lt;br /&gt;
Même si on admet qu'un propriétaire d'une oeuvre achetée par NFT soit reconnu comme un propriétaire d'un point de vue légal (ce qui n'est, à ma connaissance, pas encore le cas) et qu'il ne veut plus que cette image ne circule sur Internet... il peut toujours engager des poursuites judiciaires, mais vous imaginez faire ça à répétition jusqu'à ce que l'image disparaisse complètement d'Internet ? Surtout qu'on sait très bien &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Streisand&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;comment Internet a tendance à réagir quand quelque chose est censuré&lt;/a&gt;...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En fait, finalement, la seule utilité d'acheter un NFT dans ce contexte, c'est juste... de pouvoir frimer. De pouvoir dire « c'est moi qui possède ce tweet ! ». Puisque ça n'empêche pas les réutilisations non-approuvées de cette chose, que ce soit sur le plan technique ou le plan légal.&lt;br /&gt;
Une autre utilité que certains prêtent aux NFT est de pouvoir spéculer : acheter un titre de propriété en espérant le revendre plus cher plus tard. Mais comme les NFT n'ont pas vraiment de valeur mis à part celle que l'on veut leur donner (oui, car même les cryptomonnaies ont une valeur intrinsèque : leur objectif principal reste quand même de servir d'unité de paiement. Mais les NFT ? ...), c'est un investissement très risqué et qui a tendance à attirer les arnaques.&lt;/p&gt;


&lt;h2&gt;Utile pour les petits artistes ? Peut-être, mais...&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;D'un point de vue plus terre-à-terre, on pourrait se dire que les NFT présentent un intérêt pour les petits créateurs (typiquement, l'artiste lambda qui poste sur Tumblr ou Deviantart). Les NFT pourraient apporter une preuve irréfutable que quelqu'un qui a payé pour une commission est bien le propriétaire de l'oeuvre, et peut donc faire ce qu'il veut avec : cela serait donc utile, notamment si l'auteur de l'oeuvre disparaît ou rentre en conflit avec l'acheteur et décide de le « voler ».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais, au-delà des problèmes évoqués ci-dessus, il y a également un autre problème de taille avec les NFT. En effet, souvenez-vous, j'ai dit précédemment que les NFT étaient par nature une technologie décentralisée. Cela implique que n'importe qui peut potentiellement faire une écriture dans la blockchain, et écrire ce qu'il veut... on voit donc facilement le problème apparaître. En effet, qu'est-ce qui empêche quelqu'un de prendre une image (disons par exemple &lt;a href=&quot;https://i.kym-cdn.com/entries/icons/original/000/000/015/oreally.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;celle-là&lt;/a&gt;) et d'écrire dans la blockchain qu'il est le propriétaire de cette image, unilatéralement ?&lt;br /&gt;
Voire pire : disons qu'un artiste ne vende pas ses oeuvres en NFT, mais que quelqu'un décide de marquer qu'il est le propriétaire de cette oeuvre, sans l'accord de l'artiste. C'est un problème qui est clairement &lt;a href=&quot;https://www.theverge.com/2021/3/20/22334527/nft-scams-artists-opensea-rarible-marble-cards-fraud-art&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;repéré et connu aujourd'hui&lt;/a&gt;, à tel point que DeviantArt &lt;a href=&quot;https://www.deviantart.com/team/journal/DeviantArt-Protect-Helping-Safeguard-Your-Art-884278903&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;a récemment mis au point&lt;/a&gt; un outil qui permet d'avertir l'auteur d'une oeuvre si son oeuvre se retrouve sur une plateforme d'achat/vente de NFT :&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/nft/da-theft-protection.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/nft/.da-theft-protection_m.png&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On pourrait en partie régler ce problème en instaurant des acteurs de confiance, dont la « parole » aurait plus de valeur que n'importe qui dans l'écosystème des NFT. Mais cela ne garantit pas non plus que ce genre d'abus n'existera pas (cela dépend de la volonté de la plateforme à modérer son contenu et à vérifier que des oeuvres ne sont pas illégitimement mises en ventes), et cela a l'effet paradoxal de réintroduire de la centralisation dans un système qui était voulu comme décentralisé.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ce qui m'amène donc à...&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Où est la réelle innovation là-dedans ?&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Certains présentent les NFT comme une véritable révolution dans le monde de l'art, arguant que cela va changer la façon dont les artistes gagnent leur vie, le rapport qu'ont les « consommateurs » avec l'art...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cependant, je ne suis pas du tout de cet avis. En effet, si l'on veut certifier quelque chose de numérique (comme une phrase disant que untel possède telle oeuvre...), cela fait des dizaines d'années que c'est possible, grâce aux &lt;b&gt;certificats cryptographiques&lt;/b&gt;. Dans le monde numérique, on a besoin de certifier énormément de choses, et les certificats cryptographiques sont donc massivement utilisés. D'ailleurs, si vous lisez cette page en HTTPS en ce moment, c'est grâce à un certificat cryptographique ! Il garantit que la clé de chiffrement utilisée pour chiffrer le trafic HTTPS est bien la mienne et pas celle de quelqu'un qui se ferait passer pour moi.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En fait, la seule différence qu'apportent les NFT, c'est que cette certification ne dépend plus d'un organisme, mais fonctionne de manière décentralisée, ce qui permet d'éviter certains problèmes dont je parlais plus haut. Mais étant donné que, comme dit dans la partie précédente, on aura quand même besoin d'acteurs de confiance, c'est le serpent qui se mord la queue, et l'intérêt d'un système décentralisé tombe donc presque à zéro.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais finalement, est-ce que les NFT sont quelque chose à jeter ? Est-ce que ce ne serait pas utile dans certains contextes ?&lt;br /&gt;
Je ne doute pas que de bonnes applications puissent être trouvées aux NFT. Pouvoir certifier la possession de quelque chose sans avoir besoin d'une autorité centrale, cela a ses avantages, et cela a du potentiel dans certains domaines. Mais dans le milieu de l'art, je ne pense pas que les NFT deviendront une référence, pour toutes les raisons que j'ai cité ci-dessus.&lt;br /&gt;
Est-ce que les NFT continueront d'exister comme une niche ? Peut-être. Est-ce que c'est la révolution que certains nous annoncent ? Certainement pas.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Explications complètes sur SPF, DKIM, DMARC et ARC (et leurs pièges)</title>
        <link>https://notes.ailothaen.fr/post/2021/11/Explications-compl%C3%A8tes-sur-SPF%2C-DKIM%2C-DMARC-et-ARC-%28et-leurs-pi%C3%A8ges%29</link>
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        <pubDate>Mon, 01 Nov 2021 11:19:00 +0000</pubDate>
        <dc:creator>Ailothaen</dc:creator>
                  <category>Articles techniques</category>
                          <category>arc</category>
                  <category>dkim</category>
                  <category>dmarc</category>
                  <category>dns</category>
                  <category>mails</category>
                  <category>smtp</category>
                  <category>spf</category>
                <description>&lt;p&gt;Si vous avez déjà géré votre propre domaine pour envoyer des mails, vous avez sûrement dû entendre parler des protocoles SPF, DKIM, DMARC (et peut-être de ARC, qui commence également à être répandu), qui servent à authentifier les mails que vous envoyez. Cet article donne des explications claires sur l'utilité de chaque protocole, et comment il fonctionne.&lt;/p&gt;          &lt;p&gt;Si vous avez déjà géré votre propre domaine pour envoyer des mails, vous avez sûrement dû entendre parler des protocoles SPF, DKIM, DMARC (et peut-être de ARC, qui commence également à être répandu), qui servent à authentifier les mails que vous envoyez.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ces protocoles sont indispensables si nous voulons que nos mails ne soient pas rejetés lorsqu'ils arrivent chez les autres fournisseurs. Cependant, ces protocoles sont souvent mal compris et sont sources de problèmes et de frustrations... et ont en plus quelques « pièges » qu'il vaut mieux connaître pour éviter de nombreuses incompréhensions.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cet article donne donc des explications claires sur l'utilité de chaque protocole, et comment il fonctionne.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Le protocole SMTP : un protocole simple, trop simple&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Tout d'abord, il faut se poser la première question : pourquoi a-t-on besoin de ces protocoles ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le protocole &lt;strong&gt;SMTP&lt;/strong&gt; (celui qui sert à envoyer des mails, et les faire transiter jusqu'au serveur du destinataire) est ancien, très ancien même, puisque les premières versions datent de 1982 (ce qui représente l'Antiquité en informatique) ! Et malgré quelques ajouts au protocole, notamment en 2008, il n'a pas vraiment changé depuis. Et comme les mails sont au centre du monde numérique d'aujourd'hui, autant dire qu'il n'est pas près d'être remplacé.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cependant, comme ce protocole est ancien, il comporte de nombreux « trous » et problèmes liés à la sécurité. Et le très gros problème, c'est qu'il n'a aucun mécanisme d'authentification de l'expéditeur, ni de chiffrement des mails. Tout comme je peux écrire n'importe quoi dans une lettre et sur une enveloppe que j'envoie par la poste, je peux théoriquement envoyer ce mail de mon propre serveur :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;
&lt;code class=&quot;nohighlight&quot;&gt;From: vladimir.putin@kremlin.ru
To: joe.biden@whitehouse.gov
Subject: Concours de missiles nucléaires

Nous venons d'envoyer un missile nucléaire vers Washington D.C.
Voyons voir qui a les meilleures armes atomiques !!!
&lt;/code&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;... et, s'il n'y avait que SMTP, cela marcherait parfaitement, et le président des États-Unis recevrait le message.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ne pas pouvoir identifier les messages illégitimes peut donc avoir de fâcheuses conséquences. Pour cette raison, on a mis au point des mécanismes pour authentifier les expéditeurs des mails.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Il y a deux entêtes From !&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Avant de commencer à parler de ces quatre protocoles, il est primordial de comprendre quelque chose lorsqu'on parle des mails.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les entêtes d'un mail incluent une entête &lt;kbd style=&quot;color:#00aa00&quot;&gt;From&lt;/kbd&gt;, où l'adresse mail de l'expéditeur (souvent accompagnée de son nom) est indiquée. C'est cette entête-là que l'on voit dans notre logiciel de messagerie ou notre boîte mail en ligne.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/spf-dkim-dmarc-arc/client_mail.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;client_mail.png&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/spf-dkim-dmarc-arc/client_mail.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;Le &lt;kbd&gt;From&lt;/kbd&gt;, &lt;kbd&gt;To&lt;/kbd&gt; et &lt;kbd&gt;Subject&lt;/kbd&gt; dans mon client de messagerie&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Mais... il y a aussi une autre entête From. Elle fait partie de l'enveloppe SMTP, et c'est celle que les serveurs de messagerie vont lire (tout comme un facteur va regarder l'adresse sur l'enveloppe, et non pas sur la lettre). C'est ce qu'on appelle le &lt;kbd style=&quot;color:#cc00cc&quot;&gt;MAIL FROM&lt;/kbd&gt;.&lt;br /&gt;
Comme elle se trouve dans la transmission SMTP et non pas dans le message, elle n'était à l'époque pas écrite dans les entêtes du message, et la personne destinataire ne pouvait donc pas la connaître (cependant, aujourd'hui, les serveurs SMTP la rajoutent dans les entêtes du message)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour continuer avec l'analogie de l'enveloppe, voilà une représentation imagée :&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/spf-dkim-dmarc-arc/smtp_envelope.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;smtp_envelope.png&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/spf-dkim-dmarc-arc/smtp_envelope.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;J'espère que vous appréciez cette référence cinématographique&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Il est très important de comprendre cela car l'une ou l'autre des entêtes, voire les deux, vont être impliquées selon le protocole.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Le protocole SPF : « ce serveur a-t-il le droit d'utiliser ce domaine ? »&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Le protocole &lt;strong&gt;SPF&lt;/strong&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Sender Policy Framework&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;) est le premier mécanisme à être apparu au début des années 2000. SPF permet à un domaine d'annoncer quelles adresses IP sont autorisées à envoyer des mails de sa part.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le concept est simple : dans les enregistrements DNS du domaine, un enregistrement &lt;kbd&gt;TXT&lt;/kbd&gt; va être créé avec une syntaxe précise.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;
&lt;code class=&quot;dns&quot;&gt;interieur.gouv.fr. 21599 IN TXT &quot;v=spf1 mx include:_spf.interieur.gouv.fr ~all&quot;
&lt;/code&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Lorsqu'un serveur SMTP va être le destinataire d'un mail en provenance d'une adresse en &lt;kbd&gt;@interieur.gouv.fr&lt;/kbd&gt;, il va faire une requête DNS sur &lt;kbd&gt;interieur.gouv.fr&lt;/kbd&gt; pour vérifier s'il y a un enregistrement &lt;kbd&gt;TXT&lt;/kbd&gt; correspondant à une syntaxe SPF. Si c'est le cas, il va vérifier si l'IP dont provient le mail est mentionnée dans l'enregistrement.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans le cas de interieur.gouv.fr, nous pouvons voir que l'IP de l'enregistrement MX est autorisée (&lt;kbd&gt;mx&lt;/kbd&gt;), mais également les IP mentionnées dans &lt;kbd&gt;_spf.interieur.gouv.fr&lt;/kbd&gt; (&lt;kbd&gt;include&lt;/kbd&gt;). Voyons voir lesquelles:&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;
&lt;code class=&quot;dns&quot;&gt;_spf.interieur.gouv.fr. 3598 IN TXT &quot;v=spf1 ip4:143.196.250.170 ip4:143.196.250.171 ip4:143.196.250.172 ip4:92.103.164.16 ip4:92.103.164.17 ip4:92.103.164.18 ip4:37.235.90.62 -all&quot;
&lt;/code&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Si le mail provient d'une de ces IP (&lt;kbd&gt;ip4&lt;/kbd&gt;), le mail est accepté. Sinon, cela dépend de ce qu'on met devant le &lt;kbd&gt;all&lt;/kbd&gt; : ici, les mails seront rejetés. (Pour plus d'informations sur la syntaxe, &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Sender_Policy_Framework&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;voir ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Simple, n'est-ce pas ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cependant, SPF vient avec un gros piège. J'ai dit juste avant qu'il y avait deux entêtes From, avec donc potentiellement deux adresses mail différentes, voire deux domaines différents. Et dans le cas de SPF, le domaine qui est pris en compte &lt;strong&gt;n'est pas&lt;/strong&gt; celui du &lt;kbd style=&quot;color:#00aa00&quot;&gt;From&lt;/kbd&gt; dans le mail, &lt;strong&gt;mais&lt;/strong&gt; le From de la transmission SMTP (&lt;kbd style=&quot;color:#cc00cc&quot;&gt;MAIL FROM&lt;/kbd&gt;).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ainsi, l'exemple ci-dessus avec Vladimir Poutine pourrait toujours marcher : je n'aurais qu'à mettre ma vraie adresse mail dans le &lt;kbd style=&quot;color:#cc00cc&quot;&gt;MAIL FROM&lt;/kbd&gt; et mettre celle de Poutine dans le message, et comme j'autorise mon IP à envoyer des mails de ma part, alors le message serait quand même accepté. On n'est donc pas plus avancés...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nous verrons plus tard que DMARC permet de corriger le tir.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Le protocole DKIM : « est-ce que le message n'a pas été modifié ? »&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Si SPF sert à s'assurer que l'expéditeur est bien celui qu'on croit, &lt;strong&gt;DKIM&lt;/strong&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;DomainKeys Identified Mail&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;) permet de vérifier que le message n'a pas été modifié pendant sa transmission. En effet, je rappelle que les transmissions SMTP ne sont pas chiffrées, et que n'importe qui peut lire, voire modifier, votre message en cours de route...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;DKIM permet de signer le corps du message, ainsi que les entêtes que l'on veut, grâce à une signature cryptographique. (Je ne rappellerai pas ici ce qu'est une signature cryptographique pour ne pas alourdir cet article déjà long... voici donc &lt;a href=&quot;http://igm.univ-mlv.fr/~dr/XPOSE2006/depail/fonctionnement.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;un lien qui l'explique bien&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Une entête nommée &lt;kbd&gt;DKIM-Signature&lt;/kbd&gt; va être ajoutée au message, avec une syntaxe spécifique :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;
&lt;code class=&quot;nohighlight&quot;&gt;DKIM-Signature: v=1; a=rsa-sha256; c=relaxed/relaxed;
	d=mailer.humblebundle.com; s=scph0816; t=1635536100;
	i=@mailer.humblebundle.com;
	bh=5yS0HzsKb/VRAOAlTKiEDg4K3nvcGpRSE+HpaCMJSHU=;
	h=Content-Type:To:Message-ID:Date:Subject:From;
	b=Ka9SJ+4Rvl7VnNJbd+BFNQN0zUb4kPXAmQkgDlrHhRQdItiSY8yePJMrs89nyzjzN
	 jhFy9hmGoIB3xvLj/VrDsz/Cw+1jEGzPgsvjJVL9xm4blLImUjdoOrMNmlg9Zd66eI
	 KRabpS2g0uzeGBFjsHuqryQ4G26nni32ZcGiy+kI=
&lt;/code&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Nous pouvons voir à l'intérieur des informations comme l'algorithme utilisé (&lt;kbd&gt;a=rsa-sha256&lt;/kbd&gt;), le domaine où aller chercher la clé publique (&lt;kbd&gt;d=mailer.humblebundle.com; s=scph0816&lt;/kbd&gt;), les entêtes signées (&lt;kbd&gt;h=Content-Type:To:Message-ID:Date:Subject:From&lt;/kbd&gt;) ainsi que les empreintes cryptographiques (&lt;kbd&gt;bh&lt;/kbd&gt; pour les entêtes, &lt;kbd&gt;b&lt;/kbd&gt; pour le corps), et bien d'autres (voir &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/DomainKeys_Identified_Mail&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;
Comme pour SPF, la clé publique se trouve dans un enregistrement &lt;kbd&gt;TXT&lt;/kbd&gt; du domaine spécifié par la clé &lt;kbd style=&quot;color:#ff3333&quot;&gt;d&lt;/kbd&gt;. Plus précisément, il se trouve dans un sous-domaine &lt;kbd&gt;scph0816._domainkey.mailer.humblebundle.com&lt;/kbd&gt;, où &lt;kbd&gt;scph0816&lt;/kbd&gt; est le nom donné par &lt;kbd&gt;s&lt;/kbd&gt; (c'est ce qu'on appelle le &lt;strong&gt;sélecteur&lt;/strong&gt; dans la terminologie DKIM).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Voilà ce qu'on trouve dans le DNS. Nous pouvons voir la clé publique :&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;
&lt;code class=&quot;dns&quot;&gt;scph0816._domainkey.mailer.humblebundle.com. 300 IN TXT &quot;k=rsa p=MIGfMA0GCSqGSIb3DQEBAQUAA4GNADCBiQKBgQCCgJt0/mcwMGil9BhQ2z/Y7NTFBKOil2A0q5QleS8uvX2Gys4yLIRC871VpPNaHXv3KASDr2Pd3Mc0iQh1ZXVkEaA1CVjb1Xsyr5dtoikHfpGoTAwAzctXuenRQqjpekT4BIyqod/xN0e7rq/RJ0yKgye0NBmirbryFGHgXCkBdQIDAQAB&quot;
&lt;/code&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Mais DKIM souffre du même problème que SPF. Je viens en effet de dire que le domaine où la vérification est faite &lt;strong&gt;est spécifié par la valeur&lt;/strong&gt; &lt;kbd style=&quot;color:#ff3333&quot;&gt;d&lt;/kbd&gt;. Or, comme vous pouvez vous y attendre, cette valeur peut être ce que l'on veut, tant que les signatures sont valides.&lt;br /&gt;
Donc, encore une fois, si je voulais envoyer le mail que je mentionne au début, il suffit que je mentionne mon propre domaine dans l'entête DKIM, et même si les deux From sont différents, le mail passera quand même (bien que quelqu'un qui regarde les entêtes du mail pourra voir qu'il y a quelque chose de suspicieux)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En plus, DKIM cause un autre problème. Certains serveurs de mail – et c'est un cas très courant dans les &lt;strong&gt;listes de diffusion&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;mailing lists&lt;/em&gt;) ou les newsletters – changent le contenu du mail, souvent pour ajouter un tag dans le sujet du mail. Ainsi, bien que ce soit une opération légitime, elle est tout de même invalidée par le protocole DKIM. Pour cette raison, DKIM est difficile à mettre en oeuvre dans ce contexte (à moins d'utiliser ARC, comme on verra plus bas)&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Le protocole DMARC : perfectionne SPF et DKIM, et ajoute des fonctionnalités&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;DMARC&lt;/strong&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Domain-based Message Authentication, Reporting and Conformance&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;) est un protocole qui vient « chapeauter » SPF et DKIM. Il apporte quelques améliorations dans tout ce monde de l'authentification des mails :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
	&lt;li&gt;Un domaine peut dire à un serveur destinataire comment traiter un email entrant si ni SPF ni DKIM ne sont valides&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;Permet à un administrateur de domaine de recevoir des rapports quant aux mails venant (ou semblant venir) de son domaine&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;Corrige les défauts de SPF et DKIM mentionnés plus haut, grâce à une vérification supplémentaire nommée « &lt;strong&gt;alignement&lt;/strong&gt; ».&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;h3&gt;Que faire si SPF et DKIM ne passent pas ?&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Jusqu'ici, si un mail arrive et que ni SPF ni DKIM ne sont valides, le serveur destinataire n'a pas vraiment d'indication sur ce qu'il doit faire. Certains serveurs vont mettre le mail dans la quarantaine ou les spams de l'utilisateurs, d'autres vont tout simplement le supprimer, d'autres vont ajouter une mention dans le mail du type « attention, ce mail n'est pas certifié... ». D'autres peuvent juste ne rien faire et le laisser passer.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;DMARC fonctionne, une nouvelle fois, grâce au DNS. Une entrée &lt;kbd&gt;TXT&lt;/kbd&gt; est déclarée dans &lt;kbd&gt;_dmarc.example.com&lt;/kbd&gt;, où &lt;kbd&gt;example.com&lt;/kbd&gt; est le domaine spécifié dans l'entête &lt;kbd style=&quot;color:#00aa00&quot;&gt;From&lt;/kbd&gt; du mail:&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;
&lt;code class=&quot;dns&quot;&gt;_dmarc.doctolib.fr. 120 IN TXT &quot;v=DMARC1 p=reject rua=mailto:4q5jhtt3@ag.eu.dmarcian.com, mailto:dmarc@doctolib.com, ruf=mailto:4q
5jhtt3@fr.eu.dmarcian.com, mailto:dmarc@doctolib.com; sp=reject; fo=0
&lt;/code&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Un serveur destinataire, lorsqu'il recevra un mail dont le &lt;kbd style=&quot;color:#00aa00&quot;&gt;From&lt;/kbd&gt; (dans l'email) sera en &lt;kbd&gt;@doctolib.fr&lt;/kbd&gt;, va donc faire une requête DNS sur &lt;kbd&gt;_dmarc.doctolib.fr&lt;/kbd&gt; et vérifier cet enregistrement. Si ni SPF ni DKIM ne sont valides, il va regarder la valeur &lt;kbd&gt;p&lt;/kbd&gt; pour savoir quoi faire. Ici, la valeur est « reject » ce qui veut dire « supprime le message sans poser de questions ».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;DKIM permet aussi de faire d'autres choses très intéressantes. Nous voyons, en plus de la valeur &lt;kbd&gt;p&lt;/kbd&gt;, des valeurs &lt;kbd&gt;rua&lt;/kbd&gt; et &lt;kbd&gt;ruf&lt;/kbd&gt; dans l'enregistrement. Ces valeurs servent à indiquer une adresse mail à laquelle les serveurs destinataires peuvent &lt;strong&gt;envoyer des rapports&lt;/strong&gt; lorsque les mails échouent les vérifications SPF et DKIM.&lt;br /&gt;
Ainsi, les administrateurs des serveurs liés au domaine de l'expéditeur (ici &lt;kbd&gt;doctolib.fr&lt;/kbd&gt;) peuvent les recevoir. Cela est très utile pour investiguer des problèmes liés à leur configuration de DMARC, mais aussi pour voir si quelqu'un tente d'envoyer des messages en se faisant passer pour eux.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Plus d'informations sur la syntaxe DMARC &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/DMARC&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;Une autre vérification : l'alignement&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Mais DMARC fait également quelque chose de très intéressant qui va corriger les défauts de SPF et de DKIM. Il va également vérifier ce qu'on appelle &lt;strong&gt;l'alignement&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Souvenez-vous, j'avais dit plus tôt que SPF ne vérifiait que le &lt;kbd style=&quot;color:#cc00cc&quot;&gt;MAIL FROM&lt;/kbd&gt; et pas le &lt;kbd style=&quot;color:#00aa00&quot;&gt;From&lt;/kbd&gt; du message, et que DKIM ne se basait que sur le domaine indiqué dans la clé &lt;kbd style=&quot;color:#ff3333&quot;&gt;d&lt;/kbd&gt;.&lt;br /&gt;
DMARC va alors ajouter un critère pour que SPF et/ou DKIM soient valides : &lt;strong&gt;le domaine du &lt;kbd style=&quot;color:#00aa00&quot;&gt;From&lt;/kbd&gt; doit être le même que celui du &lt;kbd style=&quot;color:#cc00cc&quot;&gt;MAIL FROM&lt;/kbd&gt; (pour SPF) ou de la clé &lt;kbd style=&quot;color:#ff3333&quot;&gt;d&lt;/kbd&gt; (pour DKIM)&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ainsi, les nouveaux critères sont :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
	&lt;li&gt;SPF est valide si le domaine du &lt;kbd style=&quot;color:#cc00cc&quot;&gt;MAIL FROM&lt;/kbd&gt; autorise l'IP de l'expéditeur à envoyer des messages en son nom, &lt;strong&gt;ET&lt;/strong&gt; si le domaine du &lt;kbd style=&quot;color:#cc00cc&quot;&gt;MAIL FROM&lt;/kbd&gt; est le même que celui du &lt;kbd style=&quot;color:#00aa00&quot;&gt;From&lt;/kbd&gt; dans le message&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;DKIM est valide si la signature cryptographique est valide, &lt;strong&gt;ET&lt;/strong&gt; si le domaine de la clé &lt;kbd style=&quot;color:#ff3333&quot;&gt;d&lt;/kbd&gt; est le même que celui du &lt;kbd style=&quot;color:#00aa00&quot;&gt;From&lt;/kbd&gt; dans le message&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Si SPF ou DKIM est valide (ou mieux, les deux) et que le serveur utilise DMARC, le mail est authentifié avec succès et il est donné à l'utilisateur. Sinon... cela dépend de la valeur &lt;kbd&gt;p&lt;/kbd&gt; dans l'enregistrement DMARC, comme dit plus haut.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L'alignement est donc un mécanisme indispensable car il referme les brèches de SPF et DKIM. Il est désormais (enfin) impossible pour moi d'envoyer le fameux mail au nom de Poutine dont je parle depuis le début, car si j'essaye de tricher sur les vérifications SPF et DKIM, DMARC verra que les domaines ne sont pas les mêmes et comprendra qu'il y a quelque chose de suspicieux.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Le protocole ARC : au secours des messages légitimes refusés par DMARC&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Bien que la combinaison de SPF, DKIM et DMARC permet d'atteindre un très bon niveau de sécurité, des problèmes peuvent se produire avec certains mails, et notamment les mails de listes de diffusion. En effet, la façon dont les listes de diffusion gèrent les mails peut invalider SPF et/ou DMARC :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
	&lt;li&gt;Comme dit plus haut avec DKIM, un serveur peut éditer le message pour ajouter un tag dans le sujet, un lien de désinscription dans le message, le pseudonyme du correspondant dans le champ &lt;kbd style=&quot;color:#00aa00&quot;&gt;From&lt;/kbd&gt;...&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;Également, quelque chose qui est courant avec les listes de diffusion est d'avoir un &lt;strong&gt;réflecteur&lt;/strong&gt;, c'est-à-dire un serveur qui fait office d'intermédiaire qui gère la liste de diffusion. Comme il renvoie le mail en utilisant son IP, cela peut invalider SPF, car l'IP du réflecteur ne sera pas forcément dans l'enregistrement SPF.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Pour contourner ce problème, un protocole (oui, encore un...) est là : il s'agit de &lt;strong&gt;ARC&lt;/strong&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Authenticated Received Chain&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;). C'est un protocole qui est relativement nouveau (la spécification a été publiée en 2019) et son adoption par les principaux acteurs de la messagerie se fait progressivement.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le concept est d'autoriser des serveurs intermédiaires à modifier le message, et d'inscrire ces modifications dans les entêtes avec une signature cryptographique. Ainsi, bien que DKIM ne sera pas valide, le serveur du destinataire pourra consulter l'historique des modifications, et voir qu'« à la base », le message était légitime. Cependant, cela inclut de faire confiance à des serveurs intermédiaires précis... c'est donc un affaiblissement de la sécurité, et c'est donc à réserver à ce genre de cas spécifiques.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Comme ce protocole est nouveau, est un peu complexe (c'est comme DKIM, mais en plus compliqué), et qu'il est peu probable que vous ayez affaire à lui à moins que vous êtes l'administrateur d'un serveur gérant des listes de diffusion, je vais me contenter d'&lt;a href=&quot;https://www.linkedin.com/pulse/authenticated-received-chain-arc-nuno-mota&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;un lien vers cet article&lt;/a&gt; (en anglais) qui l'explique bien.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Récapitulatif (avec un schéma)&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;L'article touche à sa fin, voici donc un schéma qui récapitule tout cela :&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/spf-dkim-dmarc-arc/recap.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;recap.png&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/spf-dkim-dmarc-arc/.recap_m.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;(cliquez sur l'image pour l'ouvrir en plus grand)&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Très utile si comme moi vous aurez oublié tout ça d'ici quelques mois et que vous avez besoin de vous rafraîchir la mémoire :)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cependant, il faut se rappeler de quelque chose : c'est de la responsabilité du serveur du destinataire de faire toutes ces vérifications. Si sa configuration est très mauvaise, il peut ignorer toutes ces vérifications, ou une partie d'entre elles... cela peut être le cas dans certaines entreprises où l'on désactive certains critères car certains correspondants n'ont pas configuré correctement leur SPF ou leur DKIM par exemple...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Enfin, je tiens à préciser quelque chose : bien que je puisse donner une mauvaise image de SMTP dans cet article, je considère que les mails sont une technologie précieuse en informatique, car ça marche partout, c'est standardisé, c'est relativement simple à mettre en place et à utiliser... et surtout, c'est décentralisé, ce qui est un énorme avantage dans un monde où les acteurs centralisés (Messenger, Discord, Whatsapp...) sont désormais omniprésents, et où toutes les alternatives décentralisées (Mastodon, Matrix...) n'arrivent pas à décoller.&lt;br /&gt;
C'est sûr que, si tout se passe chez un seul prestataire, il n'y aura plus de problèmes d'authentification, les problèmes seront tout autres...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cependant, comme c'est un protocole ancien et qu'il est très difficilement modifiable (car désormais au centre du monde numérique d'aujourd'hui), on est obligé de recourir à des mécanismes de ce type pour compenser ses faiblesses. Au terme de cet article, on peut donc le constater : l'authentification des mails, c'est un défi complexe.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Critique : Outer Wilds</title>
        <link>https://notes.ailothaen.fr/post/2020/07/Critique-%3A-Outer-Wilds</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:7d8112ff9fc3b642adcb430c1077d57f</guid>
        <pubDate>Sat, 18 Jul 2020 11:14:00 +0100</pubDate>
        <dc:creator>Ailothaen</dc:creator>
                  <category>Critiques vidéoludiques</category>
                          <category>critique</category>
                <description>&lt;p&gt;Une ode à la curiosité (Critique également publiée sur SensCritique)&lt;/p&gt;          &lt;h2&gt;Une ode à la curiosité&lt;/h2&gt;

&lt;blockquote&gt;Cette critique a également été &lt;a href=&quot;https://www.senscritique.com/jeuvideo/Outer_Wilds/critique/217670836&quot;&gt;publiée sur SensCritique&lt;/a&gt;.&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Dans la catégorie des jeux dont le développement a été haletant, Outer Wilds est un fier représentant. Commencé en 2012 en tant que sujet pour un mémoire de fin d’études, son développement continuera ensuite de manière ininterrompue durant six ans, devenant de plus en plus complet et amélioré jusqu’à sa sortie fin mai 2019.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Outer Wilds est un jeu spécial, et ceci pour deux raisons. D’abord car il s’agit d’un croisement original de plusieurs genres : réflexion, exploration, aventure, et également metroidvania dans l’idée. Mais surtout car ce croisement est réussi à la perfection.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-outerwilds/ow0.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;ow0.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-outerwilds/ow0.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;Outer Wilds, c’est quoi ?&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Vous vous réveillez sur une planète. En regardant autour de vous et en parlant aux personnages aux alentours, vous (joueur) comprenez que vous êtes un astronaute sur le point de décoller dans sa fusée pour explorer le système solaire dans lequel vous vous situez. À part cela, il n’y a pas d’autre objectif : on n’a pas de but précis, juste explorer.&lt;br /&gt;
Plus tard, lorsque vous aurez décollé et fait un tour autour des planètes, vous remarquerez beaucoup de structures et de constructions dont vous n’avez pas la moindre idée de ce qu’elles représentent, ni si elles ont une utilité. En effet, ces structures n’ont pas été construites par votre espèce, mais par une ancienne civilisation aujourd’hui disparue, dont votre espèce est fascinée et rêve d’en apprendre plus.&lt;br /&gt;
Après une vingtaine de minutes, soudain, le soleil entre en supernova, puis quelques secondes après, vous vous réveillez sur votre planète… comme il y a vingt minutes. Vous venez de terminer votre première boucle temporelle.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Vous l’aurez compris, l’objectif d'Outer Wilds est de se promener dans le système solaire avec notre vaisseau, et d’explorer ses planètes de fond en comble afin d’apprendre tout sur ce qui nous entoure : qui était cette ancienne civilisation, qu’ont-ils découvert, à quoi sert toutes ces structures qu’ils ont faites… et surtout, pourquoi sommes-nous bloqués dans une boucle temporelle, condamnés à nous réveiller à nouveau toutes les vingt minutes.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-outerwilds/ow1.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;ow1.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-outerwilds/ow1.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;Le système solaire dans lequel nous évoluons.&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;h3&gt;« Metroidvania de la connaissance »&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Outer Wilds est un jeu qui est focalisé sur la connaissance. À aucun moment, le jeu ne nous donnera de capacité, de pouvoir, ou d’objets qui vous permettront de faire des choses qu’on ne pouvait pas faire jusque-là. En fait, si on a &lt;em&gt;vraiment&lt;/em&gt; de la chance, on peut littéralement finir le jeu en dix minutes, le temps de faire ce qu’il faut pour atteindre la fin. Mais bien sûr, cela ne sera jamais le cas, car à ce moment-là, nous ne saurons rien sur ce qui nous entoure.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Au fil des heures que nous allons passer à explorer les planètes et ce qu’elles contiennent, nous découvrirons de plus en plus de choses (en lisant les textes écrits par l’ancienne civilisation, ou en regardant simplement des choses se dérouler sous nos yeux), qui vont éclairer de plus en plus l’histoire du système solaire, et répondre aux questions qu’on se pose sur telle ou telle chose… mais qui peuvent également en apporter de nouvelles. Tel un enquêteur, ou un chasseur de trésors, nous menons l’enquête.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-outerwilds/ow2.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;ow2.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-outerwilds/ow2.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;Qu'est-ce que ces dessins peuvent bien représenter ?&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://twitter.com/SundayDetective/status/1182043006930755585&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Certaines personnes&lt;/a&gt; décrivent ainsi Outer Wilds comme un « metroidvania de la connaissance ». Dans un metroidvania, nous explorons un monde qui s’ouvre de plus en plus, au fil des compétences que l’on acquiert. Ici, c’est la même chose, mais c’est ce qu’on apprend qui va nous faire progresser dans le jeu : nous faire prendre conscience de phénomènes physiques qui étaient passés inaperçus, nous apprendre comment on entre dans tel endroit, apporter la pièce manquante servant de réponse à une interrogation...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Si comme moi vous êtes de nature curieuse, et que vous vous émerveillez devant ce type de gameplay ainsi que devant toutes les choses différentes qu’on a l’occasion de découvrir au cours de nos voyages spatiaux… nul doute que cela sera pour vous un régal.&lt;/p&gt;

&lt;h3&gt;Maîtrisé à la perfection&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;L’univers et la narration d’Outer Wilds est plutôt conséquente (le jeu prend en moyenne 20 heures pour être fini), et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle est d’une magnifique cohérence. Rien ne paraît incohérent dans le jeu, et chaque petite chose que l’on va découvrir est reliée à quelque chose d’autre, qui forme finalement un grand « arbre de connaissances ». Si l’on est bloqué à un endroit parce qu’on n’y trouve plus rien, ou juste parce qu’on commence à se lasser d’être toujours sur la même planète, alors il ne faut pas hésiter à remonter dans le vaisseau et à partir ailleurs… ce que nous apprendrons ailleurs sera toujours plus ou moins lié, et pourra peut-être même nous donner la solution.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La direction artistique du jeu, sans être sublime, est réussie : la musique et le design graphique s’intègre très bien au style du jeu. Simple mais soignée, elle remplit très bien son rôle.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-outerwilds/ow3.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;ow3.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-outerwilds/ow3.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;La grande majorité de ce qu'on va apprendre se trouve dans les messages laissés par l'ancienne civilisation.&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;La mécanique centrale du jeu est cette fameuse boucle temporelle, qui nous ramène à notre port d’attache toutes les 20 minutes. Cette mécanique est parfois critiquée par les joueurs, ces derniers avançant l’argument qu’elle nuit à l’immersion.&lt;br /&gt;
Je ne suis pas tout à fait d’accord. Certes, si vous êtes le type de joueur qui aime bien se balader sur des planètes pendant des heures et s’imprégner de l’ambiance pour une grande immersion… c’est un peu raté, car la boucle va vite vous ramener à la réalité.&lt;br /&gt;
Mais plutôt que se battre contre elle, il faut profiter d’elle. En effet, la boucle rythme votre jeu : 20 minutes, c’est finalement le temps qu’il faut pour explorer une partie d’une planète. Cela nous permet d’éviter de partir dans tous les sens, et nous donne l’opportunité de « faire le point » au moins toutes les 20 minutes, pour interpréter tout ce que l’on vient d’apprendre, et de décider de notre prochaine destination en fonction de cela.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il faut également noter que la boucle influence l’environnement : par exemple, il y a certains endroits qui ne sont accessibles qu’au début (ou à la fin) d’une boucle…Il s’agit, une fois de plus, de quelque chose de très intéressant en terme de gameplay, qui ne serait pas tellement possible sans cette boucle.;&lt;br /&gt;
Et je trouve que sur ce point, la boucle est justement bénéfique, car elle permet au joueur de se « concentrer » sur seulement 20 minutes d’évènements. Imaginez si on devait à la place se concentrer sur l’intégralité de la partie, et qu’on passerait notre temps à nous demander « est-ce que je ne devrais pas plutôt aller là-bas ? si ça se trouve, quelque chose d’important est en train de s’y passer... ».&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-outerwilds/ow4.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;ow4.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-outerwilds/ow4.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;Après un temps d'adaptation, piloter le vaisseau est très plaisant.&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;h3&gt;L’absence de frustration&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;Bien que Outer Wilds soit le mélange de plusieurs genres, il a su éviter les pièges qui peuvent rendre les jeux de ces genres respectifs frustrants.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ainsi, bien que Outer Wilds soit un jeu d’exploration, il n’est pas question ici d’explorer chaque millimètre de chaque planète que l’on va trouver, dans l’espoir de trouver après des heures d’exploration le grain de poussière qui va nous apprendre 90 % de l’histoire. En réalité, trouver &lt;em&gt;quelque chose&lt;/em&gt; reste toujours facile ; ce qui importe, c’est de savoir la relier à toutes les autres choses que l’on a apprises jusque-là.&lt;br /&gt;
Également, il y a aussi une part « énigmes » dans Outer Wilds, mais là non plus, ce n’est pas le type de jeu comme The Witness qui va nous faire passer une heure dans une pièce pour essayer de trouver comment rentrer dans la pièce suivante. Nous pouvons parfois galérer un peu pendant quelques minutes pour savoir comment faire quelque chose, mais la grande majorité de nos réponses se trouvent dans les textes et les éléments que nous allons découvrir ailleurs. Donc, si on se trouve par exemple coincé devant une porte et qu’on ne sait pas comment entrer… il faut passer à autre chose et retourner explorer ailleurs ! On finira bien par trouver – ou déduire – quelque part l’explication sur comment ouvrir cette porte.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Quelque chose qui est également très appréciable est comment le jeu sauvegarde votre progression. Comme je l’ai dit plus tôt, tout ce qu’on apprend dans Outer Wilds est toujours relié à quelque chose d’autre, formant une grande carte, comme dans les films policiers où tout est relié sur un grand tableau en liège. Et c’est exactement comment le jeu vous le montre : le journal de bord prend la forme d’une carte mentale, qui se complète à chaque élément que l’on découvre, s’agrandissant de plus en plus au fil de vos découvertes. C’est d’ailleurs la seule chose qui va changer dans le jeu au fil des boucles.&lt;br /&gt;
Ainsi, nous n’avons pas à nous soucier de nous rappeler de tout (et tant mieux, car il y a vraiment beaucoup à apprendre !), car il suffit de jeter un œil au journal de bord pour faire le point. Mais le jeu ne nous mâche pas non plus tout le travail, et il nous faudra toujours réfléchir un peu, voire prendre un papier et un crayon à certains moments.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-outerwilds/ow5.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;ow5.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-outerwilds/ow5.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;Une petite fraction du journal de bord.&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;h3&gt;Un peu plus près des étoiles&lt;/h3&gt;

&lt;p&gt;J’avais entendu beaucoup de bien d’Outer Wilds. Pour moi qui aime bien les jeux d’exploration et d’aventure, mais qui a tendance à être frustré par les faux pas que beaucoup de jeux de ce genre font, Outer Wilds fut une bonne découverte et une expérience jouissive, un jeu qui correspond presque parfaitement à mes critères, et qui m’a captivé comme très peu de jeux ont réussi à le faire, tout particulièrement lors des premières heures.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En regardant en arrière, j’ai du mal à trouver quelque chose à reprocher au jeu… mis à part &lt;span class=&quot;spoiler&quot;&gt;la fin qui semble finalement très incohérente par rapport au reste du jeu… dommage&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;
Outer Wilds est donc la preuve que les œuvres quasi-parfaites n’appartiennent pas uniquement au domaine des jeux connus et/ou à gros budget : même si beaucoup de jeux indépendants et inconnus sont réalisés par passion sans réel souci du détail, quelques-uns sont tellement peaufinés et perfectionnés qu’ils n’ont absolument pas à rougir devant les plus grosses licences du secteur… bien au contraire.&lt;/p&gt;

&lt;div class=&quot;note&quot;&gt;
&lt;div class=&quot;note-texte&quot;&gt;Verdict&lt;/div&gt;

&lt;div class=&quot;note-chiffre neuf&quot;&gt;9/10&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Loi sur les droits voisins de la presse : une loi déconnectée de la réalité</title>
        <link>https://notes.ailothaen.fr/post/2019/08/Loi-sur-les-droits-voisins-de-la-presse-%3A-un-exemple-typique-d-une-loi-d%C3%A9connect%C3%A9e-de-la-r%C3%A9alit%C3%A9</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:7c51a7e3894e12947b800d4a36a1b798</guid>
        <pubDate>Tue, 06 Aug 2019 11:22:00 +0100</pubDate>
        <dc:creator>Ailothaen</dc:creator>
                  <category>Opinions et politique</category>
                          <category>droits auteur</category>
                  <category>GAFA</category>
                  <category>justice</category>
                  <category>politique</category>
                <description>&lt;p&gt;La loi sur les droits voisins de la presse, adaptation d'une directive européenne, va bientôt imposer des sites citant des extraits d'article de presse qu'ils payent une rémunération aux dits sites de presse. Pourquoi c'est du grand n'importe quoi, et pourquoi cela va faire un flop.&lt;/p&gt;          &lt;h2&gt;Selon les sociétés de presse, les extraits de contenu d'un article sont un manque à gagner&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Le 26 mars dernier, une directive très controversée (en tout cas dans la sphère populaire) &lt;a href=&quot;https://www.nextinpact.com/news/107739-le-parlement-europeen-adopte-directive-sur-droit-dauteur-a-lheure-numerique.htm&quot;&gt;a été adoptée&lt;/a&gt; au Parlement européen. Cette directive a pour sujet les droits d'auteur dans la société du numérique : elle est venue poser un cadre juridique sur beaucoup de zones grises et de notions non réglementées jusque là. Il s'agit d'une &lt;strong&gt;directive européenne&lt;/strong&gt;, ce qui signifie qu'une loi l'appliquant doit être adoptée dans&lt;strong&gt; tous les états membres&lt;/strong&gt;, d'ici deux ans (le temps que les différentes nations puissent transcrire le texte dans la juridiction locale).&lt;br /&gt;
Cette directive fut très controversée, notamment à cause des articles 11 et 13 (devenus articles 15 et 17), qui prévoient respectivement – dans les grandes lignes – une taxe sur les extraits d'article de presse pour les sites qui en utilisent, et un cadre juridique ainsi que des sanctions sévères concernant la mise en ligne de contenus protégés par le droit d'auteur. C'est de ce quinzième article, et plus précisément de sa transposition française, dont je vais parler ici.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La loi sur les droits voisins de la presse, qui a été définitivement &lt;a href=&quot;https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038821358&amp;amp;dateTexte=&amp;amp;categorieLien=id&quot;&gt;adoptée il y a quelques jours&lt;/a&gt; à l'Assemblée Nationale et qui va entrer en application dans trois mois, &lt;strong&gt;va imposer à tout site Internet reprenant le contenu d'un article de presse&lt;/strong&gt; (qu'il s'agisse du titre, ou du corps de l'article), &lt;strong&gt;de verser une redevance aux sociétés de presse propriétaires de l'article&lt;/strong&gt;. Plus précisément, par défaut, la loi interdira aux sites de reprendre le contenu des articles de presse, à moins qu'un accord ne soit établi entre l'organisme de presse et le site en question, accord qui imposera le paiement d'une redevance.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/article15/1.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;1.png&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/article15/1.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;Ainsi, avec cette loi, cet exemple serait soit illégal, soit soumis à redevance. Et cela s'applique potentiellement aussi à ce blog !&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Pourquoi ? Car selon les sociétés de presse, les extraits d'articles sur d'autres sites &lt;strong&gt;constituent un manque à gagner&lt;/strong&gt; pour elles. En effet, il arrive que le titre ou le résumé d'un article soit suffisamment complet pour que le lecteur pense qu'il a acquis l'information, et ne clique pas pour se rendre sur le site du journal en question : journal qui ne pourra donc pas profiter du revenu généré par les publicités ou d'un éventuel article acheté, entre autres.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Une exception est cependant prévue : la rémunération ne sera pas exigible lorsque le titre ou le résumé de l'article n'est pas suffisant pour se passer de la lecture de l'article. La loi parle de trois choses : les hyperliens, les mots isolés, et les « très courts extraits ». Ce critère est cependant flou : à partir de quand un extrait deviendra t-il suffisament complet pour ne pas avoir à lire l'article ? D'autant plus que, comme nous allons le voir plus bas, ce sont très souvent les journaux eux-mêmes qui fournissent ces titres et descriptions.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Ou quand la mauvaise foi et la malhonnêteté atteignent des sommets&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Cette loi est un non-sens total, et ceci pour plusieurs raisons.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Tout d'abord, l'acteur qui est principalement visé par cette loi – c'est à peine implicite – est bien sûr Google Actualités. Comme on peut le voir sur l'exemple ci-dessus, Google Actualités reprend la quasi-totalité des articles des journaux français, en incluant le titre (qui très souvent se suffit à lui-même, et résume bien l'article), et éventuellement la description de l'article. Avec cette loi, Google Actualités devra donc payer les journaux afin de continuer à faire cela (ce qu'il ne fera probablement pas, comme je l'explique plus bas).&lt;br /&gt;
Google Actualités, selon les sociétés de presse européennes, serait donc une nuisance, un obstacle, un acteur qui leur cause du manque à gagner. Je ne sais pas comment ils arrivent à cette conclusion, mais c'est une opinion qui est objectivement aberrante.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En effet, Google Actualités est, au contraire, quelque chose qui selon moi profite à tout le monde : lecteurs, sociétés de presse et Google lui-même. Les lecteurs ont accès à la liste de presque tous les articles que la presse française publie, ce qui rend leur collecte d'informations plus rapide, et qui le poussera à cliquer sur les articles dont le titre l'intéresse. Les sociétés de presse en profitent aussi, car c'est &lt;strong&gt;un très gros marché potentiel&lt;/strong&gt;, qui est susceptible de &lt;strong&gt;générer bien plus de clics sur leurs articles&lt;/strong&gt; que s'ils restaient dans leur coin.&lt;br /&gt;
Ainsi, selon ces sociétés de presse, &lt;strong&gt;il serait plus avantageux que Google Actualités&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;n'existe pas&lt;/strong&gt;, plutôt que peut-être un lecteur sur deux &lt;strong&gt;ne clique pas sur leur article&lt;/strong&gt; car il considère que l'essentiel de l'information était déjà dans la prévisualisation.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C'est d'autant plus malhonnête que ce sont ces sociétés qui choisissent elles-mêmes d'être sur Google Actualités. Par défaut, Google référence les sites – donc les journaux – et les place dans son index, mais il est très facile de lui &lt;a href=&quot;http://robots-txt.com/&quot;&gt;ordonner de ne pas le faire&lt;/a&gt;, et de ne pas apparaître sur Google.&lt;br /&gt;
Vous vous demandez alors : mais si ces sociétés considèrent que Google Actualités lui font plus de mal que de bien, &lt;strong&gt;pourquoi ne se sont-elles pas retirées de Google&lt;/strong&gt; d'elles-mêmes ? La réponse, nous ne l'aurons pas, mais je pense que nous l'avons tous comprise.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En résumé, ces sociétés de presse désirent non seulement que Google les indexe, et qu'elles soient payées pour cela. Tout de même très illogique : c'est comme si le Routard devrait payer un hôtel pour le citer dans son guide, au motif que « bah, certaines personnes peuvent ne pas avoir envie de venir dans l'hôtel ». Si vous voulez mon avis, cela devrait plus être l'inverse : c'est l'hôtel qui devrait payer pour apparaître dans le Routard ! (attention, je ne dis pas que cela devrait être le cas, je dis juste que c'est beaucoup plus logique.)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je n'ai fait que parler de Google Actualités jusque là, mais cette loi s'appliquera à tous les sites. À peu près tout le monde sera touché : blogs, sites d'information, sites professionnels... et également les réseaux sociaux. Ah, d'ailleurs, parlons-en des réseaux sociaux.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/article15/2.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;2.png&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/article15/2.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;Capture d'écran prise à l'instant sur la page Facebook de Le Monde.&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Cela n'aura échappé à personne, les journaux utilisent de plus en plus les réseaux sociaux pour faire parler d'eux, et bien sûr de leurs articles.&lt;br /&gt;
Du coup, s'ils mettent leurs articles d'eux-mêmes, de manière active, sur les réseaux sociaux, ils ne peuvent pas prétendre à une redevance, n'est-ce pas ? Perdu ! Il n'y a pas d'exception pour les réseaux sociaux : &lt;strong&gt;même si ce sont eux qui postent l'article&lt;/strong&gt;, Facebook devra les payer tout de même pour faire apparaître leur publication.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Vous voyez le titre de l'article, sur la capture d'écran ? On pourrait se dire que si le titre apparaît dans la publication, cette taxe est peut-être justifiée : vu que Facebook doit « creuser » dans leur article pour générer le titre, Facebook essaye de générer un titre le plus complet possible, ce qui pourrait dissuader le lecteur de cliquer dessus.&lt;br /&gt;
Mais en réalité, ce n'est pas Facebook qui génère le titre. &lt;strong&gt;C'est le journal&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; qui spécifie lui-même quel titre et quelle description devraient apparaître dans une prévisualisation&lt;/strong&gt;, dans le code source de la page.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/article15/3.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;3.png&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/article15/3.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;Une partie du code source de l'article illustré ci-dessus. On reconnaît les titres et les métadonnées censées être utilisés dans la prévisualisation.&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Donc, si je résume :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
	&lt;li&gt;Les sociétés de presse se sentent lésées que des extraits de leur article apparaissent sur des sites Internet, et demandent une compensation.&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;Ces sites Internet, en réalité, font bien plus de bien que de mal à ces sociétés, car ils apportent du trafic sur leurs journaux sans contrepartie financière. (Je rappelle qu'on ne parle ici que d'extraits d'articles de presse gratuits : ce n'est pas une copie de l'article entier, ni même un extrait d'un article payant par exemple)&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;Ces journaux choisissent eux-mêmes d'apparaître sur les sites sus-cités, parfois même en postant leurs propres articles dessus de manière active.&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;Ce sont les journaux eux-mêmes qui génèrent les titres et les descriptions, « spoilant » ainsi d'eux-mêmes leurs propres articles.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Comme on dirait dans le langage populaire : avec cette loi, ils ont eu le beurre, l'argent du beurre, et... la crémière ! (pour rester poli).&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Une loi probablement vouée à l'échec&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Le rêve des sociétés de presse serait d'obtenir un beau tas d'argent pour que la plupart des gros sites puissent les indexer. D'ailleurs, la loi française prévoit cela : elle s'est même occupée de la question « à qui doit aller l'argent, précisément ? ». Ainsi, il est prévu qu'une part significative de l'argent récolté par ces redevances aille directement dans la poche des journalistes (ceux qui écrivent réellement les articles, par opposition aux directeurs et aux sociétés de presse).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cependant, il y a un très grand risque que cela ne se passe pas comme cela. En effet, il y a plusieurs exemples historiques qui ne vont pas dans ce sens.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Quelques années en arrière, l'Espagne et l'Allemagne avaient aussi écrit et appliqué une loi similaire, à l'échelle nationale. Elle prévoyait grosso modo la même chose : si Google indexait des articles de journaux, alors il devait payer les sociétés de presse.&lt;br /&gt;
Devinette : qu'est-ce qui a bien pu se passer ?&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
	&lt;li&gt;Réponse A : Google s'est plié à la loi et a passé des accords avec les sociétés de presse pour pouvoir continuer à indexer leurs articles, moyennant rémunération.&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;Réponse B : Google a refusé de payer et a fermé Google Actualités dans le pays, privant ainsi les journaux de cette rémunération attendue, ainsi que d'une très grande source de trafic. Les journaux n'ont pas réagi.&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;Réponse C : Google a refusé de payer et a désindexé tous les journaux qui voulaient cette redevance. Ces derniers ont constaté une très grande chute de leur trafic, ainsi que de leurs revenus. Ils sont par la suite revenus vers Google pour leur demander d'indexer leurs articles à nouveau, cette fois sans contrepartie (retour au statu quo)&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;Réponse D : Google a indexé les articles quand même, sans payer. Des actions judiciaires ont été entreprises contre Google, mais après tout, comme ils ont de l'argent, ils peuvent payer...&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Voici la réponse : &lt;span class=&quot;spoiler&quot;&gt;en Espagne, &lt;a href=&quot;https://www.nextinpact.com/news/91361-google-news-va-fermer-en-espagne.htm&quot;&gt;réponse B&lt;/a&gt;. En Allemagne, &lt;a href=&quot;http://www.senat.fr/rap/l18-243/l18-2433.html&quot;&gt;réponse C&lt;/a&gt; (voir la section 5)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Si vous cliquez sur le deuxième lien du spoiler ci-dessus, vous constaterez qu'il s'agit d'un rapport venant du Sénat. Même les sénateurs semblent avoir compris que cette loi allait aller droit dans le mur...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mon pronostic ? Je parierais donc pour la réponse C. Sachant que cette loi va s'appliquer dans trois mois, et que tous les pays européens suivront par la suite, je vous conseille de faire des réserves de popcorn, cela promet d'être amusant.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Le véritable objectif de cette loi : faire cracher Google ?&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Au vu du non-sens qu'est cette loi, sur tous les points, on se demanderait presque si son objectif n'était pas autre.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais pour moi, ce genre de loi est clairement orienté contre les GAFA, à tel point qu'on pourrait se demander s'il ne s'agit pas secrètement d'une loi « anti GAFA ». D'ailleurs, lors des débats et du vote au parlement européen, les députés ont principalement parlé d'une « victoire contre les multinationales américaines », ce qui est plutôt desespérant quand on sait que &lt;a href=&quot;https://www.nextinpact.com/news/107739-le-parlement-europeen-adopte-directive-sur-droit-dauteur-a-lheure-numerique.htm&quot;&gt;l'article 17&lt;/a&gt; pourraît au contraire renforcer leur position. Même José Bové &lt;a href=&quot;https://twitter.com/josebove/status/1110513955208941569&quot;&gt;s'est permis un tweet&lt;/a&gt; dans ce sens...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Attention, que cela soit bien clair : je ne dis pas que les GAFA, et tout particulièrement Google, sont absolument purs et sans reproche. Ce qu'ils font en terme de vie privée est plutôt malsain, ils font de &lt;a href=&quot;https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/01/04/optimisation-fiscale-google-evite-des-milliards-d-impots-en-deplacant-toujours-plus-de-profits-aux-bermudes_5405079_3234.html&quot;&gt;l'optimisation fiscale en masse&lt;/a&gt;, ils font également énormément de lobbying et appliquent, d'une certaine manière, le soft power américain sur l'Europe (avec leur politique de filtrage de contenus).&lt;br /&gt;
Mais ces problèmes doivent être réglés avec des lois prévues pour cela (telles que la « &lt;a href=&quot;https://www.francetvinfo.fr/internet/reseaux-sociaux/facebook/le-parlement-adopte-definitivement-la-taxe-sur-les-geants-du-numerique_3531139.html&quot;&gt;taxe sur les géants du numérique&lt;/a&gt; » qui a été votée il y a quelques jours à l'Assemblée Nationale, ou le RGPD qui est pour le coup une très bonne directive européenne), et non pas avec des textes de loi ciblant indirectement mais prioritairement les GAFA, dans des apparences qui ressemblent beaucoup à un caprice de la part de l'Europe visant à faire grimacer les GAFA et les grandes entreprises extra-européennes du numérique.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Les conteneurs dans Firefox : comment séparer cookies et sessions dans un même navigateur</title>
        <link>https://notes.ailothaen.fr/post/2019/07/Les-conteneurs-dans-Firefox-%3A-comment-s%C3%A9parer-cookies-et-sessions-dans-un-m%C3%AAme-navigateur</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:89c12dfe07a933451e1a2437577d8723</guid>
        <pubDate>Sun, 21 Jul 2019 18:13:00 +0100</pubDate>
        <dc:creator>Ailothaen</dc:creator>
                  <category>Articles techniques</category>
                          <category>firefox</category>
                <description>&lt;p&gt;Il s'agit de la possibilité de séparer ses cookies et sessions dans un même navigateur. Grâce à cette fonctionnalité, il est possible de faire entre autres quelque chose de très utile : pouvoir se connecter sur un même site avec deux comptes en même temps.&lt;/p&gt;          &lt;blockquote&gt;Cet article est une mise à jour de l'article « &lt;a href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/post/2017/02/Les-conteneurs%2C-une-nouvelle-fonctionnalit%C3%A9-tr%C3%A8s-int%C3%A9ressante-de-Firefox&quot;&gt;Les conteneurs, une nouvelle fonctionnalité très intéressante de Firefox&lt;/a&gt; », publié en 2017.&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Il y a deux ans de cela est apparu dans Firefox une fonctionnalité qui peut parfois s'avérer très utile, mais dont vraiment pas beaucoup de monde n'a connaissance (car le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle est plutôt bien cachée...)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il s'agit de la possibilité de &lt;strong&gt;séparer ses cookies et sessions&lt;/strong&gt; dans un même navigateur : plus précisément, il est possible de créer des groupes d'onglets qui vont &lt;strong&gt;partager les mêmes cookies&lt;/strong&gt; (ainsi que tout le reste des données locales, comme le localStorage, le sessionStorage...), mais auxquels les autres groupes d'onglets &lt;strong&gt;n'y auront pas accès&lt;/strong&gt; : toutes les données resteront isolées hermétiquement dans le groupe d'onglets. C'est ce que Firefox appelle les &lt;a href=&quot;https://support.mozilla.org/fr/kb/onglets-contextuels-avec-les-containers&quot;&gt;« &lt;strong&gt;conteneurs&lt;/strong&gt; » ou les « &lt;strong&gt;onglets contextuels&lt;/strong&gt; »&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Concrètement, à chaque fois que l'on ouvre un onglet, il sera possible de l'ouvrir dans une catégorie spéciale (ou « &lt;strong&gt;contexte&lt;/strong&gt; ») : il sera alors accompagné d'une couleur. Tous les onglets que l'on ouvrira dans la même catégorie partageront les sessions et cookies. Ainsi, dans l'exemple ci-dessous, le premier onglet est « normal » et les deux suivants sont ouverts dans un contexte différent :&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/conteneurs-firefox-2019/cont1.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;cont1.png&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/conteneurs-firefox-2019/cont1.png&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nous voyons, en dessous des deux onglets de droite, une couleur qui signale qu'ils sont ouverts dans un contexte spécifique.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;« Mais, à quoi ça sert en fait ? »&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;En lisant cela, on pourrait se dire que ça ne sert pas à grand chose, ou se demander « mais à quoi ça sert ? ».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Grâce à cette fonctionnalité, il est possible de faire quelque chose de très utile : &lt;strong&gt;pouvoir se connecter sur un même site avec deux comptes en même temps&lt;/strong&gt; (ou trois, ou quatre, ou... plus ?).&lt;br /&gt;
En effet, il arrive parfois que, sur un même site ou service, nous ayons deux comptes différents que nous utilisons (par exemple : un compte Facebook pour le travail, un autre pour la famille...). Cependant, c'est très rébarbatif de devoir se déconnecter/reconnecter à chaque fois que l'on change de compte, n'est-ce pas ? La parade que certains ont trouvé jusque là est d'utiliser deux navigateurs différents, et d'utiliser chaque compte dans un navigateur précis. Cela peut dépanner, mais ce n'est pas très propre... d'autant plus qu'il faut un navigateur pour chaque compte. Si, pour une raison ou une autre, on se retrouve avec cinq comptes différents, on va devoir installer cinq navigateurs !&lt;br /&gt;
La fonctionnalité des conteneurs va donc permettre d'utiliser plusieurs comptes, littéralement « à côté ». Par exemple, on pourra se connecter à un compte Twitter dans un onglet « bleu », et à un autre compte Twitter dans un onglet « vert », sans avoir à se déconnecter à chaque fois. Il suffira juste d'ouvrir un onglet « bleu » pour retrouver le premier compte.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cette fonctionnalité est également très utile pour les développeurs web, qui ont parfois besoin d'utiliser plusieurs comptes et sessions pour le site ou l'application qu'ils développent.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Une autre utilité, qui est notamment évoquée par Mozilla, est la protection de la vie privée.&lt;br /&gt;
Par exemple, à chaque fois qu'il y a un bouton « Like » de Facebook sur une page web, une requête est transmise à Facebook pour qu'il puisse afficher le bouton. Cependant, si vous êtes connecté à votre compte Facebook dans le même navigateur, il sera alors possible pour Facebook de savoir que vous êtes allé sur ce site web (et quelles pages vous avez visité dessus, combien de temps vous avez passé, etc.), ce qui pourra être ensuite utilisé dans le cadre de publicité ciblée. Le cas de Facebook n'est pas du tout isolé, la plupart des grands acteurs du web (Google, Amazon, régies de publicité...) procèdent de même.&lt;br /&gt;
Si cela vous gêne, il est alors possible de créer un contexte « Facebook » et de n'utiliser que celui-là pour vous connecter à votre compte Facebook. Si vous utilisez un onglet « normal », alors vous ne serez pas connecté sur Facebook quand vous irez dessus (et pour Facebook, c'est comme s'il ne vous aura jamais vu). Ce n'est pas une protection absolue (il existe des méthodes de pistages plus avancées, mais plus contraignantes et moins souvent utilisées), mais c'est déjà très bien.&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Activer les conteneurs&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Si cela vous tente d'essayer ou utiliser cela, bonne nouvelle : c'est le sujet de cet article :D&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il faut savoir que, par défaut, cette fonctionnalité n'est pas active dans Firefox. Elle est bel et bien là, mais pas activée. (&lt;em&gt;Et c'est quelque chose que je ne comprends pas trop de la part de Mozilla : pourquoi faire des fonctionnalités aussi utiles que cela, pour finalement les cacher et ne pas en parler, au moment où ils tentent de plus en plus de revenir dans la course aux navigateurs ?&lt;/em&gt;)&lt;br /&gt;
Pour activer les contextes, il faut installer une extension Firefox. &lt;u&gt;Il s'agit d'une extension officielle de Mozilla&lt;/u&gt; : sa seule utilité est d'activer la fonctionnalité (si, si).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/multi-account-containers/&quot;&gt;L'extension est installable ici&lt;/a&gt;. Il suffit de cliquer sur Installer (enfin, pour moi il n'y a qu'un bouton Retirer étant donné qu'elle est déjà installée...)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/conteneurs-firefox-2019/cont2.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;cont2.png&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/conteneurs-firefox-2019/cont2.png&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Une fois que l'extension aura été installée, cette icone va apparaître dans la barre des extensions. (Il est possible de gérer nos contextes grâce à cela, mais nous n'allons pas nous en servir, car on peut déjà le faire ailleurs : vous pouvez même faire disparaître l'icone, elle ne sert finalement pas à grand chose.)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/conteneurs-firefox-2019/cont3.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;cont3.png&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/conteneurs-firefox-2019/cont3.png&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Comment utiliser les conteneurs&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Maintenant, cliquez sur le « + » pour ouvrir un nouvel onglet, mais &lt;u&gt;maintenez le clic enfoncé&lt;/u&gt;. Ce menu va alors apparaître :&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/conteneurs-firefox-2019/cont4.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;cont4.png&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/conteneurs-firefox-2019/cont4.png&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ce sont les contextes par défaut ; chacun a une icone et une couleur différente, qui nous aide à le repérer quand nous regardons la liste des onglets.&lt;br /&gt;
En cliquant sur un des contextes, on peut ouvrir un onglet dans ce contexte-là. Comme déjà dit, tout ce qui va arriver dans un contexte (cookies, sessions) restera dans celui-là : les autres onglets (« normaux » et de contextes différents) n'y auront pas accès ; et également, tout ce qu'on fera dessus sera conservé (nos connexions à des comptes seront conservées, l'historique sera gardé, etc.).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nous pouvons voir la couleur sur l'onglet, ainsi que le titre du contexte et l'icone dans la barre d'adresse :&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/conteneurs-firefox-2019/cont5.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;cont5.png&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/conteneurs-firefox-2019/cont5.png&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Un exemple d'utilisation ?&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Avec mon Firefox, et un onglet « normal », je vais aller sur mon compte Twitter, tout en étant connecté :&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/conteneurs-firefox-2019/cont6.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;cont6.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/conteneurs-firefox-2019/cont6.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nous voyons que je suis connecté : le thème sombre est activé, et ma photo de profil est dans la barre Twitter en haut à droite.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Maintenant, je vais ouvrir mon conteneur « Comptes de test », et aller sur la même page :&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/conteneurs-firefox-2019/cont7.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;cont7.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/conteneurs-firefox-2019/cont7.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Et voilà ! Nous pouvons voir que je ne suis pas connecté, alors que l'onglet où je suis connecté est juste à côté. Il me sera donc possible, par exemple, de me connecter à un autre compte dans ce contexte-là...&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Créer ses propres contextes&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Bien sûr, il est possible de créer ses propres contextes, avec un nom, une icone et une couleur personnalisée.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nous allons maintenir le bouton « + », mais cliquer sur « Gérer les contextes »...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/conteneurs-firefox-2019/cont4.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;cont4.png&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/conteneurs-firefox-2019/cont4.png&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;... pour arriver sur la page de configuration des contextes :&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/conteneurs-firefox-2019/cont8.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;cont8.png&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/conteneurs-firefox-2019/cont8.png&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Et là, on peut faire à peu près ce qu'on veut. Par exemple, si l'on a plusieurs comptes mail chez le même fournisseur, on peut créer un contexte différent par compte, avec une couleur différente pour mieux les voir.&lt;br /&gt;
Une petite note cependant : attention quand vous supprimez des contextes, puisque vous perdrez aussi les connexions aux comptes ! Si vous avez oublié votre mot de passe, cela serait un peu embêtant...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Voilà à peu près tout ce qu'il y avait à dire sur les conteneurs et les contextes. Comme je l'ai dit, c'est une fonctionnalité qui peut s'avérer très utile, mais... que pas grand monde ne connaît, malheureusement, même parmi ceux qui utilisent Firefox quotidiennement. Combien de gens ais-je pu voir avec deux navigateurs pour gérer deux comptes différents... En espérant que cet article puisse faire connaître un peu plus cette fonctionnalité méconnue !&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Critique : Child of Light</title>
        <link>https://notes.ailothaen.fr/post/2018/12/Critique-%3A-Child-of-Light</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:4fc9a29b6e95ad0a762946bd7e14400a</guid>
        <pubDate>Sat, 01 Dec 2018 02:10:00 +0000</pubDate>
        <dc:creator>Ailothaen</dc:creator>
                  <category>Critiques vidéoludiques</category>
                          <category>critique</category>
                <description>&lt;p&gt;Oculi Rift (Critique initialement publiée sur SensCritique en novembre 2018)&lt;/p&gt;          &lt;h2&gt;Oculi Rift&lt;/h2&gt;

&lt;blockquote&gt;Cette critique a initialement été &lt;a href=&quot;https://www.senscritique.com/jeuvideo/Child_of_Light/critique/167507921&quot;&gt;publiée sur SensCritique&lt;/a&gt; en novembre 2018. J'ai décidé de publier les meilleures critiques que j'avais posté à cette époque – comme celle-ci – sur mon site perso. Je n'ai pas modifié le fond, seule la forme a été modifiée (images, sauts de lignes, titres...)&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Nous sommes au printemps 2014 quand Ubisoft, principalement connu pour ses jeux blockbusters et ses triple A (c'est d'ailleurs quelques semaines plus tard que sortira &lt;a href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/post/2018/12/Critique-%3A-Watch_Dogs&quot;&gt;Watch_Dogs&lt;/a&gt;), sort un peu de la routine en décidant de publier Child of Light, un petit jeu que certains seraient tentés d'appeler un jeu indépendant, tant le format y est ressemblant.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-childoflight/col1.jpeg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;col1.jpeg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-childoflight/col1.jpeg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Child of Light est un petit jeu sympathique, peuplé de personnages à qui parler, d'une quête principale et de petites quêtes annexes, beaucoup d'ennemis à affronter dans un système de combat en tour par tour... le gameplay est donc clairement proche de celui d'un RPG. Mais au-delà du RPG générique, le jeu a quelques particularités qui le rendent intéressant.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nous incarnons une fille nommée Aurora dans un monde fantastique qui est ma foi plutôt joli. Le coup de crayon porté à l'environnement est agréable, et a tendance à nous rappeler les illustrations d'un livre : cela s'explique par le fait que l'histoire entière nous est présentée comme étant sortie d'un livre de contes, ce qui est un format plutôt original. Quant à la musique, elle est plutôt mignonne et se suffit à elle-même, mais son point fort se situe dans les grands combats où elle s'emballe et nous donne une impression épique.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-childoflight/col2.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;col2.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-childoflight/col2.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;Beaucoup de détails, mais une palette simple.&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Après avoir fait connaissance avec les personnages et écouté (ou lu, en l'occurence) leurs premières paroles, on remarque vite quelque chose : l'intégralité des textes dans le jeu sont écrits en vers, jusque dans les menus et les intitulés de quêtes. Cela est en accord avec l'aspect « roman » de l'histoire... et c'est quelque chose de vraiment original ! Je me suis surpris à quelques moments à essayer de « chanter » les répliques des personnages.&lt;br /&gt;
Cependant, l'écriture en vers a également un effet pervers. En effet, elle rend les personnages beaucoup moins spontanés et naturels, et a tendance à énormément inhiber l'émotion qu'ils pourraient nous transmettre. C'est d'autant plus problématique que les personnages n'ont pas de voix ou même d'animations élaborées... la seule chose que l'on a d'eux, c'est ce qu'il disent. On aura donc vraiment du mal à s'attacher à eux... ce qui, pour moi, a eu du mal à me motiver pour faire progresser Aurora dans son périple.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La plupart des RPG adoptent un système de combat en temps réel, ou un système de combat en tour-par-tour. Dans Child of Light, nous avons un mélange des deux : il s'agit d'un système en tour par tour, mais où chaque attaque ou action différente va prendre un certain temps pour être lancée, puis un autre temps pour se recharger. Si Child of Light n'est pas le premier à avoir inventé ce système (il est notamment apparu dans certains Final Fantasy sous le nom Active Time Battle), cela reste un système vraiment original, qui de plus est bien maîtrisé ! En effet, passé un certain stade du jeu, on ne pourra clairement plus se permettre de lancer n'importe quelle attaque sur n'importe quel ennemi, il faudra élaborer des stratégies.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-childoflight/col3.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;col3.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-childoflight/col3.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;Et boum ! Quel plaisir.&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Le système d'oculi (des runes ayant différents pouvoirs à placer sur les personnages) est également très bon et permet de faire des tactiques très variées, bien qu'on puisse parfois se perdre avec le nombre de possibilités qu'il apporte ; la même remarque s'applique aux compétences (qu'on peut déverouiller quand on gagne de l'XP).&lt;br /&gt;
Nous pouvons combattre avec plusieurs personnages, qui ont chacun leurs propres attaques et spécialisations. Cependant, il y a selon moi un peu trop de personnages, et certains ne servent pas à grand chose ou font doublon avec un autre (comme le deuxième clown, ou la naïade). Cela fait qu'ils resteront souvent non utilisés... dommage.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Child of Light, malgré les (très) bonnes idées qu'il apporte, a encore quelques autres défauts. Même si, comme je viens de l'expliquer, le système de combat est très bon, il devient assez vite lourd : il y a en effet énormément d'ennemis dans le jeu, et à chaque fois qu'on en touche un, on rentre dans le même genre de combat... encore et encore, si vite qu'au bout d'un moment on s'en lassera et on appuyera précipitamment sur « fuite » lorsqu'on touchera un ennemi par inadvertance.&lt;br /&gt;
Également, un autre défaut qui m'a un peu gêné est que j'ai eu un peu de mal à me réperer sur la carte. Les zones sont marquées de manière plutôt étrange, et à l'intérieur des zones (notamment la forêt), beaucoup d'endroits se ressemblent (d'autant plus que le point de vue est assez centré sur Aurora, ce qui rend difficile la vision des alentours).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Malgré cela, Child of Light reste un jeu qui vaut le coup d'être tenté, car la forme du jeu assez originale et ses détails nous donnent un peu de fraîcheur, là où beaucoup de jeux se ressemblent sur leur forme. En particulier, la narration du jeu sous forme de conte - bien qu'elle paraisse un peu artificielle - est un détail qui lui donne son caractère.&lt;/p&gt;

&lt;div class=&quot;note&quot;&gt;
&lt;div class=&quot;note-texte&quot;&gt;Verdict&lt;/div&gt;

&lt;div class=&quot;note-chiffre sept&quot;&gt;7/10&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Critique : Dead Cells</title>
        <link>https://notes.ailothaen.fr/post/2018/12/Critique-%3A-Dead-Cells</link>
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        <pubDate>Sat, 01 Dec 2018 02:00:00 +0100</pubDate>
        <dc:creator>Ailothaen</dc:creator>
                  <category>Critiques vidéoludiques</category>
                          <category>critique</category>
                <description>&lt;p&gt;Encore mort ? (Critique initialement publiée sur SensCritique en août 2018)&lt;/p&gt;          &lt;h2&gt;« Encore mort ? »&lt;/h2&gt;

&lt;blockquote&gt;Cette critique a initialement été &lt;a href=&quot;https://www.senscritique.com/jeuvideo/Dead_Cells/critique/163547047&quot;&gt;publiée sur SensCritique&lt;/a&gt; en août 2018. J'ai décidé de publier les meilleures critiques que j'avais posté à cette époque – comme celle-ci – sur mon site perso. Je n'ai pas modifié le fond, seule la forme a été modifiée (images, sauts de lignes, titres...)&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Ca y est : nous sommes le 7 août 2018, et Dead Cells est maintenant sorti &lt;em&gt;pour de vrai&lt;/em&gt;. Cela fait quelques mois que je joue au jeu, mais je me refusais d'écrire une critique avant la sortie officielle, car un jeu qui est toujours en early-access change souvent radicalement durant les phases de développement.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Alors Dead Cells, c'est quoi ? C'est la rencontre plutôt originale de deux genres de jeux qui sont le Rogue-lite (jeu où l'on progresse sur une carte générée aléatoirement, et où toute mort nous fait tout recommencer) et le Metroidvania (jeu qui se déroule sur une seule carte et où on doit débloquer les chemins avec des compétences gagnées au fil du temps — je résume très vite, bien sûr).&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/post/2018/12/public/critique-deadcells/deadcells1.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-deadcells/deadcells1.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans Dead Cells, vous êtes un type qui veut s'échapper de sa prison, et vous allez donc passer par plusieurs endroits (d'abord les allées de la prison, puis la cour, puis le toit...), en trouvant des objets et de l'or sur votre chemin, qui vous fera devenir de plus en plus puissant au fur et à mesure que vous avancez. Mais, si vous mourrez, vous perdez tout et vous revenez au début du jeu ! Tout ? Bon, quand même pas : vous pourrez retrouver dans les prochaines parties les objets que vous avez débloqués, et vous garderez les compétences que vous aurez apprises. Mais c'est à peu près tout.&lt;br /&gt;
Ainsi, vous allez certainement faire de nombreuses parties avant d'avoir un bon équipement, mais vous pourrez constater la progression au fil des parties car vous irez de plus en plus loin... jusqu'à arriver à la fin. (Il est bien sûr possible de finir le jeu du premier coup, mais il faudra être VRAIMENT fort !)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour arriver jusqu'à la fin, vous pouvez choisir entre plusieurs chemins, c'est-à-dire plusieurs zones : à certains endroits, vous pourrez ainsi choisir le « niveau suivant » entre deux ou trois zones, chacune ayant sa propre « spécialité » et difficulté. D'où le concept de Metroidvania : le jeu s'éloigne de la linéarité, et certains niveaux ne peuvent être atteints que par des compétences que vous aurez débloquées.&lt;br /&gt;
Le jeu a également un très grand potentiel de speedrunning, le chronomètre visible en permanence en bas de l'écran vous le rappellera souvent...&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/post/2018/12/public/critique-deadcells/deadcells2.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;deadcells2.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-deadcells/deadcells2.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;Les lumières et les palettes de couleur sont vraiment jolies.&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;La direction artistique de Dead Cells a quelque chose d'original. Si certains jeux indépendants ont un style pixel-art très poussé, Dead Cells fait aussi du pixel-art, mais du pixel art « haute définition » : contrairement à d'autres jeux où le côté pixel-art est tellement exagéré que les personnages et les décors sont parfois difficilement reconnaissables, c'est ici très lisible et agréable à regarder. Mais une chose en particulier qui est vraiment maîtrisée par Motion Twin sont les effets d'éclairage : les palettes de couleurs sont un vrai régal, donnant au jeu un style particulier et un univers très coloré (sans trop non plus tomber dans le flashy... coucou Hyper Light Drifter &lt;em&gt;*tousse*&lt;/em&gt;)&lt;br /&gt;
Les différents niveaux ont en effet tous leur propre atmosphère, et niveau ambiance, c'est très réussi. Quand à la musique, elle est plutôt discrète, mais contribue encore plus à renforcer l'ambiance de chaque niveau (la musique des égouts me fait d'ailleurs penser à d'anciennes épreuves de Fort Boyard...) et possède un caractère très rythmé, de façon à nous « booster » pendant qu'on fait tourner notre épée à un rythme effréné.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le style du jeu se veut décomplexé et humoristique : certains PNJ vous balanceront des remarques parfois acides ou drôles (par exemple celui au début qui tient vos statistiques...), et certaines descriptions d'objets sont hilarantes (mention spéciale au « Caillou brillant »)&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-deadcells/deadcells3.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;deadcells3.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-deadcells/deadcells3.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;Je rigole tout seul à chaque fois que je vois cette description.&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Il y a de nombreux objets, armes et pouvoirs dans Dead Cells, donc il y en a assez pour remplir tous les styles de jeu de chaque joueur (bourrin ou précis ? arc ou bouclier ? etc...). Je ne suis pas très bon pour juger ce genre de critères, mais le jeu est plutôt bien équilibré : il n'y a pas d'objet beaucoup trop fort ou trop faible (même les objets labellisés « légendaires » ne le sont en réalité pas autant que cela), rien qui ne m'a choqué en tout cas.&lt;br /&gt;
Cependant, étant un jeu rogue-like, Dead Cells se joue beaucoup sur le hasard. En effet, les armes et objets que l'on trouvera au cours d'une partie seront aléatoires, et en fonction du type de joueur que l'on sera (ou des autres objets que l'on aura à ce moment-là, certains objets faisant de bonnes combinaisons avec d'autres), on aura tendance à encenser certains objets, et à en fuir d'autres. Je sais par exemple quel genre d'épée je préfère, et quel genre je ne prends même pas la peine de ramasser. Si l'on joue de chance ou de malchance, notre partie en sera donc rendue plus facile ou plus difficile. Mais bon, c'est le jeu ma pauvre Lucette :p&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-deadcells/deadcells4.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;deadcells4.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-deadcells/deadcells4.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;Un peu de répit entre deux niveaux...&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Dead Cells est donc un jeu qui vaut clairement le détour. Je n'étais pas particulièrement fan des rogue-like, mais de par son aspect Metroidvania et son ambiance, le jeu m'a vraiment satisfait.&lt;br /&gt;
Motion Twin nous a fait quelque chose de vraiment sympa. Comme quoi, en France aussi on sait faire de bons jeux :)&lt;/p&gt;

&lt;div class=&quot;note&quot;&gt;
&lt;div class=&quot;note-texte&quot;&gt;Verdict&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;note-chiffre huit&quot;&gt;8/10&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Critique : Dust: An Elysian Tail</title>
        <link>https://notes.ailothaen.fr/post/2018/12/Critique-%3A-Dust%3A-An-Elysian-Tail</link>
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        <pubDate>Sat, 01 Dec 2018 01:40:00 +0000</pubDate>
        <dc:creator>Ailothaen</dc:creator>
                  <category>Critiques vidéoludiques</category>
                          <category>critique</category>
                <description>&lt;p&gt;Dust: An Y-button Tail (Critique initialement publiée sur SensCritique en avril 2018)&lt;/p&gt;          &lt;h2&gt;Dust: An Y-button Tail&lt;/h2&gt;

&lt;blockquote&gt;Cette critique a initialement été &lt;a href=&quot;https://www.senscritique.com/jeuvideo/Dust_An_Elysian_Tail/critique/136557218&quot;&gt;publiée sur SensCritique&lt;/a&gt; en avril 2018. J'ai décidé de publier les meilleures critiques que j'avais posté à cette époque – comme celle-ci – sur mon site perso. Je n'ai pas modifié le fond, seule la forme a été modifiée (images, sauts de lignes, titres...)&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Moi à qui on m'avait présenté Dust: An Elysian Tail comme un joli Metroidvania, je pense que c'est plutôt bien réussi... mais que ce n'est pas non plus génial.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-dustaet/dust1.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;dust1.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-dustaet/dust1.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Concrètement, Dust: An Elysian Tail est bel et bien un Metroidvania. Le level-design est convenable (bien que pas non plus excellent ou exceptionnel), et on retrouve la plupart des codes propres à ce type de jeu. Cependant, la particularité de Dust est qu'il est vraiment très orienté vers le combat, à tel point qu'il est parfois qualifié également de &lt;i&gt;beat-them-all&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Sur le plan de la direction artistique, Dust s'en sort en effet très bien. Le jeu comporte de multiples zones, ayant toutes une atmosphère particulière dans lesquelles on parvient bien à s'immerger. Les graphismes sont plaisants, bien que parfois trop saturés en couleur selon moi... Mais le point fort est surtout l'animation des personnages, qui est vraiment réussie, particulièrement lorsqu'on est dans un dialogue avec eux : cela donne à chaque personnage un aspect unique, à tel point qu'on peut arriver à s'attacher à presque tout le monde. (Point à souligner également, le jeu a majoritairement été réalisé par une seule personne !)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un autre aspect intéressant de Dust est qu'il a un petit côté RPG. En plus de la quête principale, des personnages peuvent donner des quêtes annexes, dont l'accomplissement pourra déboucher sur quelques pièces d'or, ou sur cette pièce d'armure qu'on voulait équiper. Sur notre route, on pourra aussi trouver des matériaux en masse sur les ennemis et dans l'environnement, qui peut nous permettre de fabriquer des items. L'aspect RPG et &quot;leveling&quot; est certes souvent un peu présent dans les Metroidvania, mais pour le coup, il est vraiment mis en avant ici ! Et ça nous change un peu.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-dustaet/dust3.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;dust3.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-dustaet/dust3.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;Prêt à en découdre.&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Cependant, Dust souffre selon moi de quelques grandes imperfections. La première étant... le système de combat, et le fonctionnement des armes et armures.&lt;br /&gt;
J'ai joué en mode normal, et honnêtement, j'ai trouvé le jeu beaucoup trop facile. Parfois, le terme &lt;i&gt;beat-them-all&lt;/i&gt; est vraiment très adapté pour parler de Dust... on a parfois une dizaine d'ennemis qui nous sautent dessus, et ce à chaque salle. Mais ce n'est pas vraiment un problème : Fidget a juste à lancer des boules de feu, on les fait tourner comme un &lt;a href=&quot;http://image.noelshack.com/fichiers/2018/14/3/1522864769-dafhhwvxuaqxje9.jpg&quot; rel=&quot;nofollow noopener noreferrer&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;fidget spinner&lt;/a&gt; &lt;em&gt;(désolé, c'était plus fort que moi...)&lt;/em&gt; et y'a tout qui brûle. Et si ça ne suffit pas, on spamme le bouton d'attaque, en prenant juste soin d'esquiver les projectiles... Les seules morts qu'on subira seront uniquement dues au fait que les ennemis étaient trop nombreux, et certainement pas trop forts. Les boss également sont pour la plupart beaucoup trop faciles, pour les mêmes raisons. Surtout quand on voit les items cheatés qu'on arrive rapidement à obtenir...&lt;br /&gt;
Une chose qui aurait pu être intéressante, ce sont les combos d'attaque. Seulement, ils sont compliqués à retenir, et aussi à faire (vous vous voyez appuyer sur X+X+Y+Y dans un combat, surtout quand ces deux boutons sont déjà utilisés ?). Mais surtout, bah... ils ne servent à rien, vu qu'ils ne font pas beaucoup plus qu'une attaque classique. C'est juste classe d'attraper un ennemi au vol et de le balancer par terre, mais sinon...&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-dustaet/dust2.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;dust2.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-dustaet/dust2.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;Ouais voilà, ça résume assez bien le combat...&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Et une autre chose dont j'ai été déçu à propos de Dust, c'est son scénario. L'histoire de Dust, c'est qu'il y a les gentils et les méchants, et les méchants cherchent à tuer les gentils (oui, c'est terriblement manichéen). Il est révélé tardivement dans l'histoire que le personnage principal est un mélange des deux races, et son histoire est plutôt bien développée. Mais c'est finalement le seul côté de l'histoire qui l'est...&lt;br /&gt;
Car oui, l'histoire de Dust est terriblement superficielle. Je m'attendais à ce que, à la fin, &lt;span class=&quot;spoiler&quot;&gt;on sache pourquoi les méchants veulent exterminer les gentils... Bah même pas. On ne sait rien du camp adverse, et pas beaucoup plus de &quot;notre&quot; camp. Dans certaines scènes, on voit le chef du camp des méchants (le général Gaius) être doté d'émotion, et je m'attendais donc à ce que, vers la fin, ce personnage soit plus mis en relief et qu'il nous dise pourquoi il a mené la guerre. Finalement, la seule chose qu'il a fait, c'est se prendre quelques coups d'épée (ah oups, de boules de feu) et se laisser tomber dans la lave en lâchant quelques mots mystérieux. Je suis donc vraiment resté sur ma faim quand à cette histoire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
Heureusement que la cinématique de fin rattrape un peu le niveau, et qu'elle a réussi à me faire couler quelques larmes. C'est assez rare pour être signalé :)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Finalement, Dust avait le potentiel d'être un grand jeu, et de se faire une place dans les meilleurs Metroidvania. Malheureusement, ces deux défauts sont trop grands pour que ce soit le cas. Mais malgré tout, si on ne déteste pas ce style de jeu, cela reste un jeu plaisant à explorer.&lt;/p&gt;

&lt;div class=&quot;note&quot;&gt;
&lt;div class=&quot;note-texte&quot;&gt;Verdict&lt;/div&gt;

&lt;div class=&quot;note-chiffre sept&quot;&gt;7/10&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Critique : Hollow Knight</title>
        <link>https://notes.ailothaen.fr/post/2019/07/Critique-%3A-Hollow-Knight</link>
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        <pubDate>Sat, 01 Dec 2018 01:30:00 +0000</pubDate>
        <dc:creator>Ailothaen</dc:creator>
                  <category>Critiques vidéoludiques</category>
                          <category>critique</category>
                <description>&lt;p&gt;Pas si hollow que ça (Critique initialement publiée sur SensCritique en juin 2017)&lt;/p&gt;          &lt;h2&gt;Pas si hollow que ça&lt;/h2&gt;

&lt;blockquote&gt;Cette critique a initialement été &lt;a href=&quot;https://www.senscritique.com/jeuvideo/Hollow_Knight/critique/121687141&quot;&gt;publiée sur SensCritique&lt;/a&gt; en juin 2017. J'ai décidé de les mettre en plus sur mon blog perso. Je n'ai pas modifié le fond, seule la forme a été modifiée (images, sauts de lignes, titres...)&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-hollowknight/hollowknight1.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;hollowknight1.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-hollowknight/hollowknight1.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Sorti discrètement au cours du mois de février dernier, au milieu de titres autrement plus connus et encensés par la presse et les joueurs (Zelda BotW, NieR Automata pour ne citer qu'eux), Hollow Knight (a) fait cependant parler de lui dans le milieu des jeux indépendants. Il s'agit d'un Metroidvania, développé durant deux ans par la Team Cherry, une équipe de 4 personnes, sur la base d'un Kickstarter : bref, l'histoire classique de la naissance et du développement d'un jeu indépendant. Toutefois, toutes les productions ne se valent pas, et malgré que beaucoup de jeux indés valant un billet rouge ou bleu ont un contenu moins riche que certains blockbusters, on peut voir avec Hollow Knight qu'il ne s'agit pas d'une vérité générale.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Hollow Knight, en tant que Metroidvania, nous met en scène dans Hallownest, un univers quasi exclusivement souterrain, peuplé par des personnages ayant la forme d'insectes qui semblent rongés par une infection (reconnaissable un peu partout dans le jeu par la couleur orange caractéristique) dont on ne sait pas grand chose. Nous avons un peu l'impression d'être dans un monde où une catastrophe est en train de se dérouler lentement, et que c'est à nous de nous mettre en chemin pour trouver l'origine de ce mal.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-hollowknight/hollowknight2.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;hollowknight2.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-hollowknight/hollowknight2.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Une atmosphère particulière se dégage de Hallownest : l'environnement et les personnages du jeu sont en effet dessinés avec un style assez singulier. Lignes épaisses pour les personnages (coup de feutre ?), constructions ornées, palette de couleurs bien choisie... Dans les nombreux endroits que nous aurons l'occasion de traverser, nous garderons à peu près le même style graphique, mais qui saura beaucoup varier pour s'adapter au lieu et à son &quot;histoire&quot; : l'ambiance sera tantôt angoissante, tantôt très effrayante et sinistre, tantôt légère et bucolique (ceux qui ont exploré la carte dans son intégralité auront sûrement deviné les trois régions qui sont évoquées ici !). La musique remplit également très bien son rôle &quot;atmosphérique&quot; et amplifie encore plus nos émotions au cours de notre aventure dans une zone inconnue. Les titres de l'OST sont très différents les uns des autres, peut-être même &lt;em&gt;trop différents&lt;/em&gt; selon moi : je trouve en effet regrettable que le jeu, d'une manière générale, n'ait pas de thème, de leitmotiv ou d'ambiance spécifique... On pourrait presque prendre une musique, la remplacer par celle d'un autre jeu, et on ne remarquerait pas trop la différence. (Mais c'est un détail)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Bien que le gameplay du titre est finalement assez classique, Hollow Knight a fait un choix assez original concernant la carte : contrairement à la majorité des Metroidvania, où la carte se dévoile au joueur au cours de sa progression, nous n'avons ici... pas de carte dès le début ! Il faut en effet, pour chaque zone du jeu, l'acheter à Cornifer, le cartographe &quot;officiel&quot; de Hallownest, qui sera toujours quelque part dans la zone, affairé paisiblement à dessiner la carte dans un coin tranquille (son sifflotement caractéristique permet de le trouver facilement). Cela peut être déroutant au début, et ça l'est : en effet, bien qu'on trouvera souvent la carte en début de zone, cela ne sera pas toujours le cas... Et même lorsqu'on aura la carte, ce n'est pas tout : il faut acheter la plume pour continuer la carte nous-mêmes, acheter la rune pour pouvoir se placer sur la carte... et attendre de se reposer sur un banc pour pouvoir l'écrire ! Nous sommes donc clairement plongés dans un endroit où il faut faire tout nous-mêmes, tel un véritable aventurier.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-hollowknight/hollowknight3.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;hollowknight3.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-hollowknight/hollowknight3.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;« &lt;em&gt;SHAAA !&lt;/em&gt; »&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Mis à part cela, le gameplay de Hollow Knight reste classique, et rentre bien dans les codes des Metroidvania : zones cachées sur la carte, quêtes facultatives, possibilité de backtracking... Une mécanique intéressante est celle des &lt;em&gt;charmes&lt;/em&gt; : il s'agit de bonus (il en existe au total un peu plus d'une trentaine) que l'on peut soit acheter soit trouver dans des zones cachées, et qui confèrent des bonus au joueur (portée d'attaque plus grande, regénération des PV plus rapide par exemple). Et cela sera vraiment bienvenu contre certains boss, car autant le dire, Hollow Knight est un jeu plutôt difficile !&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je l'ai dit en début de critique, Hollow Knight est un jeu riche en contenu. Nous avons beaucoup de personnages attachants (Hornet et son thème &amp;lt;3), une carte très grande, beaucoup de secrets à découvrir. Cela a beau être un jeu indépendant, mais alors, qu'est-ce qu'il est vaste...&lt;br /&gt;
En effet, bien que j'adore prendre mon temps à explorer la carte, et que j'ai vraiment galéré contre beaucoup de boss, il ne m'a fallu pas moins de &lt;strong&gt;quarante-cinq heures&lt;/strong&gt; pour finalement arriver au bout de l'aventure (et il me reste encore des secrets à découvrir !). Quand on sait que la plupart des jeux indépendants de ce genre ne durent qu'une quinzaine d'heures au maximum, c'est vraiment une réussite ! En commençant Hollow Knight, nous nous lançons donc dans une longue épopée.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-hollowknight/hollowknight5.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;hollowknight5.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-hollowknight/hollowknight5.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;Oui, oui : la carte est vraiment &lt;strong&gt;très&lt;/strong&gt; grande ! Et il y en a pour toutes les couleurs.&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Cependant, bien que je semble glorifier ici la longue durée de vie du jeu, je pense qu'il aurait gagné à être un peu moins long : la faute selon moi à une narration pas assez poussée. Je m'explique : bien que nous allons voir beaucoup de choses, l'histoire arrive vraiment au compte-gouttes, avec un débit qui est selon moi &quot;sous-dimensionné&quot; vis-à-vis de la longueur de notre exploration, et qui se concentre surtout sur les petits détails plutôt que sur l'histoire dans sa globalité. En effet, j'ai pris du plaisir durant les premières heures du jeu à découvrir l'univers et les différentes régions, mais lorsque j'avais fait déjà une dizaine de zones et que je m'engageais dans une onzième en ayant finalement peu avancé dans l'histoire, j'ai été petit à petit épris d'un sentiment de lassitude... À un tel point que lorsque j'explorais les dernières régions, j'étais pressé que ça se termine. Même si faire un jeu long est donc une bonne chose, il faut savoir rythmer sa longueur avec un fil rouge narratif, et je n'ai pas eu l'impression ici que c'était le cas. C'est selon moi le principal point négatif du jeu...&lt;br /&gt;
Un deuxième mauvais point du jeu, dans une plus moindre mesure : les bugs (les problèmes, pas les insectes, haha). Bon d'accord, jeu indé oblige, on est plus tolérants vis-à-vis des bugs, mais on sera parfois agacés par les micro-freezes du moteur Unity (d'une manière générale, le jeu n'est pas très optimisé...) ou par les quelques problèmes, certes rares mais contraignants, qu'on pourra rencontrer.&lt;br /&gt;
Je pense notamment à notre personnage qui reste parfois bloqué sur son banc après avoir fermé l'inventaire, et où on est obligé de quitter puis relancer la partie pour le refaire bouger... &lt;em&gt;(note : ce bug semble avoir été corrigé depuis. La plupart des autres bugs ont aussi disparu, et les développeurs travaillent grandement sur l'optimisation à l'occasion de la sortie sur Switch)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-hollowknight/hollowknight4.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;hollowknight4.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-hollowknight/hollowknight4.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;Il faut quand même bien se reposer de temps en temps...&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Malgré ces deux défauts, Hollow Knight reste donc vraiment un jeu à tenter si on apprécie vraiment se défier soi-même, et si on aime les odyssées haletantes.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;ajout&lt;/em&gt; : D'autant plus que, même après la sortie du jeu, du contenu continue à être ajouté ! Trois patchs (ou DLC, mais je n'aime pas les appeler comme cela car en général un DLC est payant, ce qui n'est pas le cas ici) sont sortis (ou sont prévus : à l'heure où j'écris cette mise à jour, le troisième est encore en développement), ce qui rajoutera encore plus de contenu si on n'est pas déjà assez épuisé une fois le jeu terminé !&lt;/p&gt;

&lt;div class=&quot;note&quot;&gt;
&lt;div class=&quot;note-texte&quot;&gt;Verdict&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;note-chiffre neuf&quot;&gt;9/10&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Critique : Seasons after Fall</title>
        <link>https://notes.ailothaen.fr/post/2018/12/Critique-%3A-Seasons-after-Fall</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:ac1625fae9d489833ff6d6185f0cbb5f</guid>
        <pubDate>Sat, 01 Dec 2018 01:20:00 +0000</pubDate>
        <dc:creator>Ailothaen</dc:creator>
                  <category>Critiques vidéoludiques</category>
                          <category>critique</category>
                <description>&lt;p&gt;The quick brown fox jumps over the frozen lake (Critique initialement publiée sur SensCritique en janvier 2018)&lt;/p&gt;          &lt;h2&gt;The quick brown fox jumps over the frozen lake&lt;/h2&gt;

&lt;blockquote&gt;Cette critique a initialement été &lt;a href=&quot;https://www.senscritique.com/jeuvideo/Seasons_after_Fall/critique/108429805&quot;&gt;publiée sur SensCritique&lt;/a&gt; en janvier 2018. J'ai décidé de publier les meilleures critiques que j'avais posté à cette époque – comme celle-ci – sur mon site perso. Je n'ai pas modifié le fond, seule la forme a été modifiée (images, sauts de lignes, titres...)&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Le cycle des saisons... c'est quelque chose de très beau et qui a du potentiel, autant sur le plan symbolique que visuel. Pour une raison que j'ignore, peu nombreux sont les jeux qui ont exploré ce potientiel afin d'en faire la pierre angulaire de leur gameplay : c'est pour cela que Seasons after Fall a su piquer ma curiosité lorsque j'ai vu ce titre apparaître il y a quelques temps.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-saf/saf1.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;saf1.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-saf/saf1.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Seasons after Fall est donc un jeu d'exploration et d'aventure en deux dimensions, et dont toute l'action se déroule dans une forêt qui se compose d'une dizaine de zones. La patte graphique du jeu est assez particulière, mais est vraiment jolie (aux couleurs et au style pastel) et s'intègre bien au jeu, tout comme la bande son (que je trouve toutefois pas assez présente et trop discrète)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le début du jeu consistera à aller trouver les Gardiens des saisons aux quatre coins de la forêt afin d'acquérir le pouvoir de changer de saison librement : ce concept consistue en grande partie le gameplay du jeu.&lt;br /&gt;
Lorsque nous allons changer de saison, certains élements de notre environnement vont être modifiés : par exemple, en printemps/été/automne la hauteur des geysers d'eau va changer, et en hiver ces derniers vont geler. Si nous avons donc besoin d'accéder à un endroit élevé, il faudra choisir la bonne hauteur, puis passer en hiver afin de geler la colonne d'eau et de pouvoir marcher dessus...Il sera donc fréquent d'avoir à changer de saison au fur et à mesure de notre avancement sur un chemin pour pouvoir arriver à faire ce que l'on veut.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-saf/saf2.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;saf2.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-saf/saf2.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;L'environnement et les palettes de couleurs sont vraiment jolies. De par son aspect graphique et son thème, Seasons after Fall est très souvent comparé à Ori and the Blind Forest.&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Si le concept est vraiment original et fait plaisir à voir (d'autant plus que lorsqu'on change de saison, les couleurs de la forêt et l'ambiance changent aussi, ce qui est vraiment très joli !), il n'est cependant selon moi pas exploité idéalement. Je m'explique : bien qu'on pourra voir à certains endroits un élément qui sort de l'ordinaire, le nombre de choses que &quot;l'on peut changer&quot; est finalement assez limité. Les champignons qui s'ouvrent à l'automne, l'eau qui gèle en hiver... on finira, vers la fin du jeu, par avoir une petite lassitude, car c'est finalement un peu répétitif et prévisible.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un autre défaut que je trouve à Seasons after Fall, c'est que le jeu est selon moi... très calme, voire trop calme. Cela manque clairement d'action, d'émotion et de moments intenses... De plus, comme je l'ai dit, la musique, qui est déjà &quot;tranquille&quot;, n'est que peu présente dans la forêt. Je ne dis pas du tout que c'est une mauvaise chose (il s'agit du style du jeu après tout), mais si vous avez tendance à aimer les jeux bien épiques et qui donnent de l'adrénaline... je ne pense pas que le titre sera mémorable pour vous.&lt;br /&gt;
En revanche, le jeu saura vous donner à plusieurs moments du fil à retordre : on croisera souvent certaines énigmes nécessaires pour avancer ou pour débloquer quelque chose (et dans lesquelles on devra très souvent utiliser... les différentes saisons !) qui sont souvent très bien trouvées d'un point de vue gameplay et game design.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-saf/saf3.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;saf3.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-saf/saf3.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mon avis sur Seasons after Fall est donc plutôt bon dans l'ensemble. Il s'agit d'un jeu au concept original, où le gameplay est assez bien maîtrisé et qui est flatteur visuellement (et qui est en plus made in France pour une fois !). Cependant, il aurait été mieux que le concept des saisons soit encore mieux exploité et que le jeu soit un peu plus dynamique de manière générale. La suite donc dans un prochain épisode... ? :)&lt;/p&gt;

&lt;div class=&quot;note&quot;&gt;
&lt;div class=&quot;note-texte&quot;&gt;Verdict&lt;/div&gt;

&lt;div class=&quot;note-chiffre sept&quot;&gt;7/10&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Critique : Undertale</title>
        <link>https://notes.ailothaen.fr/post/2018/12/Critique-%3A-Undertale</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:97fb338fc55e2a02f11db89ce17ea7f8</guid>
        <pubDate>Sat, 01 Dec 2018 01:10:00 +0000</pubDate>
        <dc:creator>Ailothaen</dc:creator>
                  <category>Critiques vidéoludiques</category>
                          <category>critique</category>
                <description>&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Do you think you're above the consequences? » (Critique initialement publiée sur SensCritique en décembre 2016)&lt;/p&gt;          &lt;h2&gt;« &lt;em&gt;Do you think you're above the consequences?&lt;/em&gt; »&lt;/h2&gt;

&lt;blockquote&gt;Cette critique a initialement été &lt;a href=&quot;https://www.senscritique.com/jeuvideo/Undertale/critique/108429769&quot;&gt;publiée sur SensCritique&lt;/a&gt; en décembre 2016. J'ai décidé de publier les meilleures critiques que j'avais posté à cette époque – comme celle-ci – sur mon site perso. Je n'ai pas modifié le fond, seule la forme a été modifiée (images, sauts de lignes, titres...)&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Lorsqu'on joue à un jeu vidéo, aussi immersif soit-il, il y aura souvent un moment où l'on repensera au fait que nous sommes maîtres de ce qu'il se passe. Peu importe ce que l'on fera dans le jeu, si l'on regrette une action ou une décision, il sera toujours possible de revenir au dernier point de sauvegarde (voire d'effacer sa partie si on est vraiment bourrin), et hop, tout est revenu comme avant. Nous pouvons donc faire tout ce que nous voulons dans le jeu sans avoir aucun remords qui serait lié à l'attachement que nous avons vis-à-vis des personnages, puisque tout est virtuel et réversible, et peut donc être annulé en quelques secondes.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Et puis il y a eu Undertale.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-undertale/undertale1.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;undertale1.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-undertale/undertale1.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Undertale est donc un jeu où l'on incarne quelqu'un qui est tombé par accident dans un monde souterrain, là où des centaines de créatures sont enfermées suite à une guerre qu'ils ont perdu contre les humains. L'objectif du protagoniste sera donc bien sûr de réussir à retourner à la surface ; mais bien sûr, l'endroit étant assez peuplé, nous serons loin d'être seuls durant le périple.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le jeu se veut ouvertement de style 8bit, avec des graphismes et une bande son d'un style rétro qui rappelle des anciens RPG. Si la direction artistique est donc particulière, et peut être jugée comme arriérée, elle s'accorde cependant très bien avec le style du jeu : l'OST (qui contient une centaine de morceaux, autant dire qu'elle est plutôt riche) accompagne bien l'ambiance du jeu, que ce soit lorsqu'on traverse un endroit très calme, ou lorsqu'on est dans un combat épique (l'ambiance du final de la route True Pacifist est d'ailleurs selon moi l'une des plus mémorables de l'histoire du jeu vidéo).&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-undertale/undertale3.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;undertale3.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-undertale/undertale3.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;Le style graphique du jeu est volontairement très rétro.&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Lorsque nous rencontrerons une créature de l'Underground (le jeu les qualifie de &quot;monstres&quot;, mais je n'aime pas trop ce terme car il a une image négative), nous serons souvent initiés dans un combat, qui fonctionne globalement toujours sur le même principe : selon un système de combat au tour par tour (qui n'est pas sans rappeler certains jeux comme les Pokémon), vous pouvez décider d'attaquer ou de faire autre chose (parler avec le personnage en face de vous, l'épargner, fuir), et la créature en face de vous répondra avec sa propre attaque. Si dit comme cela, cela peut paraître très ennuyeux, cela ne l'est pas du tout : en effet, les attaques des différents personnages sont très variées, chacun ayant sa propre &quot;personnalité&quot;. Certaines attaques n'en sont même pas, et sont par exemple des mini-jeux que le personnage fait avec vous...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Une particularité du jeu - et c'est cela qui fait toute sa force, cet aspect étant la pierre angulaire du gameplay de Undertale - est que lorsque nous nous retrouvons dans un combat, il n'est pas du tout obligatoire de tuer la créature qui se trouve en face de nous. Nous pouvons bien sûr attaquer, mais on peut aussi interagir avec le personnage, et essayer de trouver comment le convaincre de nous laisser tranquille, voire de se lier d'amitié avec lui. Par exemple, il y a &lt;a href=&quot;http://image.noelshack.com/fichiers/2016/52/1482841133-ice-cap.jpg&quot;&gt;ce petit personnage&lt;/a&gt; dans les plaines enneigées, qui a un énorme chapeau de glace sur la tête. Et il ne va pas arrêter de vous en parler : &quot;I just loooove my hat, okay? Your head looks so.. NAKED! HELLO??? My hat's up here. ...&quot;. À ce moment-là, qu'allez-vous faire ? Lui répondre qu'il est joli ? Essayer de lui voler ? Vous en aller car vous considérez qu'il ne sait pas parler d'autre chose ? Appuyer sur le bouton d'attaque car il commence vraiment à vous gonfler de ne parler que de ça ? etc.&lt;br /&gt;
Il est ainsi possible de finir le jeu sans attaquer ne serait-ce qu'une seule fois (à part dans un boss ou deux très particuliers), et en se liant d'amitié avec beaucoup de monde, ou au contraire exterminer tout ce qui a le malheur de vous croiser, même &lt;a href=&quot;http://image.noelshack.com/fichiers/2016/51/1482591806-maxresdefault.jpg&quot;&gt;la petite créature toute tremblante&lt;/a&gt; qui vous dit timidement qu'elle ne voulait pas vous déranger. Cela sera donc à vous de choisir... mais il faudra se rappeller que, si vous êtes maître de vos actions et de vos choix, vous ne serez pas le maître des conséquences.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-undertale/undertale2.png&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;undertale2.png&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-undertale/undertale2.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;L'un des premiers ennemis du jeu - très basique, histoire de commencer doucement.&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;En effet, le jeu gardera en mémoire tout ce que vous avez fait, et il vous le rappellera souvent au cours d'une partie. Je ne peux pas vraiment en dire plus ici car cela serait me risquer à mettre des spoils, mais sachez que selon ce que vous faites dans le jeu, trois fins différentes peuvent être obtenues : une fin normale (qui a énormément de variations selon ce que vous avez fait précisément), la fin True Pacifist, et la fin Genocide. Et il faut aussi savoir que, contrairement à ce que je disais au début de ce texte, le jeu se rappellera certaines de vos décisions même au-delà des parties : il n'est en effet pas rare de voir un personnage faire allusion à quelque chose de bien/mal que le joueur a fait dans une partie précédente. (Et effacer la partie dans le menu du jeu, dans certains cas, n'y changera rien !)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Undertale est donc un jeu assez atypique, et même si ce n'est pas non plus le meilleur jeu de tous les temps (je dis ça car c'est parfois ce dont on a l'impression que sa fanbase parfois toxique veut dire), il vaut clairement le coup d'être joué et fini plusieurs fois de par son originalité dans son gameplay, et de par ses moments épiques (les deux fins True Pacifist et Genocide sont mémorables... mais je n'ai pas fait cette dernière et déconseille de la faire, car comme je l'ai dit, &quot;You are not above the consequences!&quot;).&lt;/p&gt;

&lt;div class=&quot;note&quot;&gt;
&lt;div class=&quot;note-texte&quot;&gt;Verdict&lt;/div&gt;

&lt;div class=&quot;note-chiffre huit&quot;&gt;8/10&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Critique : Ori and the Blind Forest</title>
        <link>https://notes.ailothaen.fr/post/2018/12/Critique-%3A-Ori-and-the-Blind-Forest</link>
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        <pubDate>Sat, 01 Dec 2018 01:00:00 +0100</pubDate>
        <dc:creator>Ailothaen</dc:creator>
                  <category>Critiques vidéoludiques</category>
                          <category>critique</category>
                  <category>Ori and the Blind Forest</category>
                <description>&lt;p&gt;Quand la magnificence rencontre le jeu vidéo... (Critique initialement publiée sur SensCritique en octobre 2016)&lt;/p&gt;          &lt;h2&gt;Quand la magnificence rencontre le jeu vidéo...&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;QUOIII ? Il n'y avait toujours pas d'article sur Ori and the Blind Forest sur le site d'Ailothaen ? Mais comment ça se fait ?? :o&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;Cette critique a initialement été &lt;a href=&quot;https://www.senscritique.com/jeuvideo/Ori_and_the_Blind_Forest/critique/108940020&quot;&gt;publiée sur SensCritique&lt;/a&gt; en octobre 2016. J'ai décidé de les mettre en plus sur mon blog perso. Je n'ai pas modifié le fond, seule la forme a été modifiée (images, sauts de lignes, titres...)&lt;/blockquote&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-oatbf/ori1.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;ori1.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-oatbf/ori1.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;Sérieusement, cette image, n'est-elle pas magnifique ?&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Il y a des jeux vidéo auxquels on joue avant tout pour passer le temps, et au terme desquels on déclare &quot;je me suis bien amusé&quot; avant de le ranger définitivement dans sa boîte. Il y a également des jeux qui sont très soignés, autant sur le gameplay que sur la DA, et sur lesquels on aimera revenir de temps en temps recommencer une partie. Et il y a les jeux qui sont de véritables incarnations de l'art et qui entraînent le joueur dans leur univers enchanteur du début à la fin, marquant à jamais son expérience de joueur.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ori and the Blind Forest fait partie de cette dernière catégorie. Lorsque j'ai découvert - un peu par hasard - ce titre en juillet dernier, seules quelques secondes d'un gameplay ont suffi pour me mettre l'eau à la bouche. Je me suis donc procuré le jeu (la &lt;em&gt;Definitive Edition&lt;/em&gt;, précision importante, comme on le verra plus bas) en version boîte quelques jours plus tard (ce qui est très rare chez moi, étant plutôt du genre à longtemps tâter le terrain avant d'acheter un jeu !), et je l'ai commencé fin août, n'ayant pas trop eu de temps libre entre-temps. Je savais déjà à peu près de quoi le jeu était constitué, mais j'étais encore loin d'imaginer ce dont à quoi j'allais être confronté durant les 2 semaines suivantes.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nous incarnerons donc un petit esprit &lt;a href=&quot;https://fr.wiktionary.org/wiki/sylvestre&quot;&gt;sylvestre&lt;/a&gt; nommé &lt;strong&gt;Ori&lt;/strong&gt;, et dont la forêt (nommée &lt;strong&gt;Nibel&lt;/strong&gt;) dans laquelle il vit s'est soudainement dégradée et étiolée à la suite d'évènements dont, au début de l'aventure, nous ne savons pas grand chose. En effet, au fur et à mesure que nous découvrirons la forêt, toute l'explication se dessinera petit à petit à nous : pourquoi la forêt n'est plus chatoyante ? Qui est l'antagoniste ? Pourquoi a-il fait cela ? Notre objectif sera donc de découvrir tout cela, et bien sûr, de redonner à la forêt de Nibel sa vigueur d'antan.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Lorsqu'on parle de Ori and the Blind Forest, la première chose qui vient à l'esprit de beaucoup de monde est son apparence visuelle, dont il est selon moi difficile de la qualifier avec des mots tellement elle est sublime. L'univers, l'environnement, les palettes de couleurs utilisées, les multiples détails visibles à chaque scène... tout ceci se rencontre dans une harmonie quasi-parfaite qui permet à Nibel de devenir un lieu véritablement enchanteur et doté d'une âme particulière où chaque scène nous émerveillera autant que la précédente. Il m'est souvent arrivé d'arrêter de bouger et de ne rien faire d'autre que de contempler le paysage qui s'offre à moi, tellement la scène était magnifique et regorgeante de détails. Cela est d'autant plus appréciable que l'environnement est très varié : la forêt possède en effet plusieurs zones, où chacune à sa propre ambiance et identité : couleurs, lumière...&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-oatbf/ori2.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;ori2.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-oatbf/ori2.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;Un endroit typique du jeu. Il a été vraiment difficile d'en choisir un à illustrer ici : littéralement TOUTE la carte du jeu est aussi magnifique que cela.&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Cependant, il ne faut pas non plus oublier la musique, qui atteint sans peine le niveau de l'aspect graphique et sans laquelle le jeu serait bien plus fade. Car oui, le fond musical s'accorde d'une manière magnifique à l'ambiance du titre. Ici, nous n'aurons pas de musique &lt;em&gt;bien lourde&lt;/em&gt;, composée de percussions, de rythmes forts et d'&lt;em&gt;epicness&lt;/em&gt; de manière générale, mais une musique douce et entraînante, mélancolique et légèrement onirique, où chaque note « crée chez le joueur un doux mélange de tristesse et d'émerveillement » (&lt;em&gt;pour reprendre l'expression d'Epyon de JVC&lt;/em&gt;)&lt;br /&gt;
En effet, Ori and the Blind Forest n'est pas un jeu joyeux : certains auront d'ailleurs sûrement besoin de quelques mouchoirs durant le prologue. L'ambiance est continuellement mélancolique et désenchantée, et si à première vue cela peut rentrer en contradiction avec ce que j'ai dit plus haut, ce n'est pas le cas : c'est justement cela qui rend cet univers si attirant, car on s'attachera très vite aux personnages, notamment à Ori que l'on emmènera dans les quatre coins de Nibel afin de sauver la forêt.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Si le scénario n'est pas révolutionnaire au niveau de l'originalité, et est d'ailleurs un peu prévisible à certains moments, il saura évoquer de belles émotions chez le joueur, à tel point qu'il est selon moi impossible d'arriver à finir le jeu sans avoir au moins les larmes aux yeux devant un ou deux passages.&lt;br /&gt;
Certains ne manqueront pas de remarquer à certains moments les inspirations de certains jeux et films, notamment dans les réalisations du studio Ghibli : nous pourrons d'ailleurs voir à plusieurs endroits des références à des oeuvres comme &lt;em&gt;Princesse Mononoké&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Nausicaä de la vallée du vent&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-oatbf/ori3.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;ori3.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-oatbf/ori3.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans un registre plus logique, Ori and the Blind Forest est ce qu'on pourrait appeller un &lt;em&gt;Metroidvania&lt;/em&gt; : un monde en deux dimensions où l'intégralité de l'action se déroule sur une seule carte, que le joueur dévoile petit à petit au cours de son avancement dans l'histoire, et où il est libre de l'explorer de fond en comble afin de trouver des nouveaux passages ou zones cachées.&lt;br /&gt;
Si le jeu est loin d'être original sur ce point (le concept de &lt;em&gt;Metroidvania&lt;/em&gt; est déjà vieux de plusieurs décennies, et des dizaines de jeux se basant sur celui-ci existent) et qu'il n'apporte vraiment rien de nouveau au genre, on peut reconnaître que le principe est plutôt bien maîtrisé (mis à part quelques défauts dont je reparlerai plus bas). Le level design est un vrai régal, la difficulté et les possibilités augmentant avec le temps. On trouvera en effet des passages mémorables de par leurs mécaniques, comme celui où on jouera un peu avec la gravité, ou celui où on se perdra dans le brouillard. (Attention cependant, bien que le jeu est souvent qualifié de &lt;em&gt;metroidvania&lt;/em&gt;, cela n'en est pas un dans le sens le plus strict, et reste plutôt un &lt;em&gt;metroidvania-like&lt;/em&gt; : certains puristes ne pourraient donc ne pas le considérer comme tel)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Au cours de son avancement dans la forêt, Ori acquerra progressivement une douzaine de compétences (par exemple : escalader un mur, sprinter, s'accrocher à un projectile et sauter dessus) qui lui permettront d'élargir son éventail de possiblités afin de franchir les obstacles ou de résoudre des problèmes («&amp;nbsp;comment dois-je faire pour réussir à aller là-haut ? »).&lt;br /&gt;
Nous disposons d'une réserve d'énergie (comparable à de la &lt;em&gt;mana&lt;/em&gt;) que nous pourrons utiliser pour créer nos propres points de sauvegarde. Cela sera souvent bienvenu, car on s'apercevra très vite que sous son air peut-être un peu naïf, le jeu n'est pas si facile qu'il n'y paraît, et il faudra avoir une très bonne dextérité (et aussi pas mal de patience) sur certains passages où il faudra éviter de nombreux obstacles qui peuvent faire mal ! Il est très facile de mourir dans ce jeu, et lorsqu'on approchera la fin, le compteur de morts se chiffrera souvent à plusieurs centaines. À ce titre, le terme &lt;em&gt;die-and-retry&lt;/em&gt; est souvent utilisé pour qualifier le jeu, étant donné que l'on peut créer ses points de sauvegarde et tomber dans un ravin 5 secondes après pour ensuite réessayer de le franchir à plusieurs reprises.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-oatbf/ori4.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;ori4.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-oatbf/ori4.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;Vous allez mourir beaucoup de fois ici.&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Après cette éloge qui lui est faite, posons cette question : est-ce que Ori and the Blind Forest comporte des défauts ? La réponse est clairement oui - après tout, aucun jeu n'est parfait. Cependant, il convient de savoir une chose très importante : le jeu est sorti le 11 mars 2015, et 1 an plus tard jour pour jour, Moon Studios a sorti la &lt;em&gt;Definitive Edition&lt;/em&gt;, qui a remplacé la version « normale » et qui a corrigé la majorité de ses problèmes.&lt;br /&gt;
La version de base comporte en effet plusieurs défauts, dont un considéré à juste titre comme grave : le fait qu'il ne soit pas possible de retourner dans certaines zones après que ces dernières aient été faites, ce qui est une encontre au principe d'un &lt;em&gt;Metroidvania&lt;/em&gt;, un grand intérêt étant habituellement porté sur l'exploration et le &lt;em&gt;100%&lt;/em&gt; (d'autant plus qu'une fois le jeu fini il n'était plus possible de retourner sur la sauvegarde). De plus, certains joueurs ont été confrontés à des problèmes au niveau des sauvegardes : il était en effet possible de sauvegarder dans des endroits où l'on pouvait se retrouver bloqué. Ce qui est pour le moins très agaçant...&lt;br /&gt;
Ces deux lacunes majeures, et certaines autres, ont été corrigées dans la &lt;em&gt;Definitive Edition&lt;/em&gt;. Pour autant, cette dernière n'est pas non plus exempt de petits défauts : par exemple, certains éléments du jeu ne sont pas très visibles (surtout les projectiles des ennemis, étant parfois trop petits ou cachés par un arbre en avant-plan). Il existe également quelques plate-formes qui sont source de confusions : on ne voit pas précisément si elles sont au premier ou en arrière-plan, ce qui fait que deux ou trois fois, on sautera dans le vide en pensant qu'il y avait quelque chose sur quoi atterrir, alors qu'en réalité c'était juste un élément de décor. Il faudra donc garder cela en tête !&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-oatbf/ori5.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;ori5.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-oatbf/ori5.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Toutefois, on saura très vite faire abstraction de ces petits défauts tellement on sera sous le charme de la forêt de Nibel. Si Ori and the Blind Forest n'est pas révolutionnaire sur son gameplay, sa direction artistique et son atmosphère particulière sont d'une grande magnificence (dans tous les sens du terme), et sauront emporter quiconque n'est pas allergique à ce genre d'univers dans une odyssée douce et onirique, mais parfois intense, du début à la fin.&lt;br /&gt;
Il s'agit tout simplement du jeu le plus beau (dans tous les sens du terme - encore...) que je n'ai jamais connu à ce jour, et nul doute qu'il restera mon jeu préféré pour un long, très long moment. Alors, à Moon Studios (et aussi Microsoft : même si je suis du genre à cracher dessus, ils méritent que je dise du bien d'eux pour une fois :p ), j'adresse mes félicitations, mais surtout mes remerciements pour avoir créé un tel joyau.&lt;/p&gt;

&lt;div class=&quot;note&quot;&gt;
&lt;div class=&quot;note-texte&quot;&gt;Verdict&lt;/div&gt;

&lt;div class=&quot;note-chiffre dix&quot;&gt;10/10&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Critique : Super Mario Sunshine</title>
        <link>https://notes.ailothaen.fr/post/2018/12/Critique-%3A-Super-Mario-Sunshine</link>
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        <pubDate>Sat, 01 Dec 2018 00:50:00 +0000</pubDate>
        <dc:creator>Ailothaen</dc:creator>
                  <category>Critiques vidéoludiques</category>
                          <category>critique</category>
                <description>&lt;p&gt;(Critique initialement publiée sur SensCritique en octobre 2016)&lt;/p&gt;          &lt;blockquote&gt;Cette critique a initialement été &lt;a href=&quot;https://www.senscritique.com/jeuvideo/Super_Mario_Sunshine/critique/107806381&quot;&gt;publiée sur SensCritique&lt;/a&gt; en octobre 2016. J'ai décidé de publier les meilleures critiques que j'avais posté à cette époque – comme celle-ci – sur mon site perso. Je n'ai pas modifié le fond, seule la forme a été modifiée (images, sauts de lignes, titres...)&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-sms/sms1.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;sms1.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-sms/sms1.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Avec la sortie de Super Mario 64 il y a quelques années plus tôt, Mario s'était emparé d'un nouveau concept : parcourir plusieurs dizaines de niveaux dans différents &lt;i&gt;mondes&lt;/i&gt; tout aussi différents les uns que les autres, dans l'ordre que l'on désire, afin de ramener les étoiles qui nous aideront à avancer dans l'aventure. Super Mario 64 avait surtout marqué les esprits car il a été l'un des premiers à utiliser la 3D - et c'était d'ailleurs pas mal réussi pour l'époque -, et beaucoup de joueurs le considèrent comme un titre ayant marqué l'histoire du jeu vidéo en général.&lt;br /&gt;
Quelques années plus tard, Nintendo reprend donc la même recette dans Super Mario Sunshine, mais cette fois dans un paysage et un univers assez différent. La tâche était ardue : après Super Mario 64, il fallait continuer sur cette lancée en sortant un titre mémorable.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Super Mario Sunshine nous emmène donc sur un archipel d'îles tropicales, où Mario sera vite assigné pour réparer les méfaits d'un crime dont il est accusé à tort (qui a en réalité été commis par un ennemi inconnu). La grande originalité de ce titre est la présence d'un accessoire qui va jouer une place extrêmement importante dans le déroulement du jeu : une pompe à eau nommée J.E.T., qui servira successivement de jetpack, de lance à eau, etc., et qui sera indispensable pour mener à bien la majorité des niveaux. En effet, des mécaniques propres au jeu sont présentes : Mario pourra par exemple arroser un mur (ce qui fera apparaître un passage), tirer de l'eau sur ses ennemis, planer en l'air afin d'atteindre une zone un peu plus loin... Si l'on ajoute à cela Yoshi qui sera disponible après un certain moment dans le jeu, le gameplay est loin d'être léger et saura contenter quiconque recherche un peu de complexité.&lt;br /&gt;
Car oui, il faut le dire, Super Mario Sunhine n'est pas un jeu &lt;i&gt;facile&lt;/i&gt;, comme on pourrait le croire : le challenge a clairement été revu à la hausse pour contenter les joueurs expérimentés, que ce soit dans les quêtes principales ou annexes. Le jeu n'est pas vraiment insurmontable, mais quelques niveaux vous donneront clairement du fil à retordre.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les divers régions dans lesquelles Mario évoluera sont très variées, et on appréciera le fait qu'elles comportent beaucoup de secrets divers, tels que les pièces bleues (si vous comptez toutes les trouver, bonne chance...) ou des Soleils cachés : cela vous fera plaisir si comme moi vous aimez les mystères et les énigmes.&lt;br /&gt;
En effet, si certaines missions sont assez simples et claires (battre un boss qui est en haut d'une colline, par exemple), vous aurez besoin d'utiliser votre réflexion sur d'autres (j'ai notamment en tête le légendaire épisode de l'hôtel Delfino : celui où le Soleil à récupérer est dans la piscine, mais où le maître nageur vous empêche de rentrer. Je me suis littéralement pris la tête durant des jours sur celui-ci...). C'est purement subjectif, mais lorsqu'on voit la difficulté de la majorité des jeux d'aujourd'hui, avoir un peu besoin de réfléchir de temps en temps est très appréciable ! (À comparer avec Super Mario Galaxy qui, même si c'est également un très bon jeu, est très linéaire dans les niveaux, d'où les challenges qui s'appuient surtout sur le contrôle de Mario plutôt que sur la logique)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Du côté de la direction artistique, les visuels sont très réussis ; la bande son, bien que pas sensationnelle, parviendra à convaincre. L'ambiance de l'île tropicale se retrouve bien dans la musique, les couleurs et les petits détails.&lt;br /&gt;
La gestion de la caméra, bien que pas parfaite, est beaucoup mieux que dans Super Mario 64, ce qui est un régal !&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Super Mario Sunshine est donc finalement le jeu préféré de mon enfance (et il a été mon jeu préféré &lt;i&gt;tout court&lt;/i&gt; pendant longtemps). Devenu un jeu phare de la Gamecube, il a marqué les esprits de beaucoup de monde. À la question &quot;est-ce que Super Mario Sunshine est au niveau de Super Mario 64 ?&quot;, je pense que nous pouvons clairement répondre par l'affirmative.&lt;/p&gt;

&lt;div class=&quot;note&quot;&gt;
&lt;div class=&quot;note-texte&quot;&gt;Verdict&lt;/div&gt;

&lt;div class=&quot;note-chiffre neuf&quot;&gt;9/10&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Critique : Minecraft</title>
        <link>https://notes.ailothaen.fr/post/2018/12/Critique-%3A-Minecraft</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:9fd76b8a01d24d0f82421b3741ae5cc7</guid>
        <pubDate>Sat, 01 Dec 2018 00:40:00 +0100</pubDate>
        <dc:creator>Ailothaen</dc:creator>
                  <category>Critiques vidéoludiques</category>
                          <category>critique</category>
                <description>&lt;p&gt;Les portes de l'infini sont ouvertes. (Critique initialement publiée sur SensCritique en octobre 2016)&lt;/p&gt;          &lt;h2&gt;Les portes de l'infini sont ouvertes.&lt;/h2&gt;

&lt;blockquote&gt;Cette critique a initialement été &lt;a href=&quot;https://www.senscritique.com/jeuvideo/Minecraft/critique/107806412&quot;&gt;publiée sur SensCritique&lt;/a&gt; en octobre 2016. J'ai décidé de publier les meilleures critiques que j'avais posté à cette époque – comme celle-ci – sur mon site perso. Je n'ai pas modifié le fond, seule la forme a été modifiée (images, sauts de lignes, titres...)&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-minecraft/minecraft1.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;minecraft1.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-minecraft/minecraft1.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La première fois que j'avais entendu parler de Minecraft, je crois que c'était au début de l'année 2011 : des connaissances de ma classe (de 4ème à ce moment-là) avaient réalisé quelques bâtiments sur une carte, et j'avais pu les apercevoir lorsque je m'étais arrêté quelques minutes devant leur écran. À ce moment-là, je n'avais rien ressenti de particulier pour ce jeu : après tout, on ne fait rien d'autre qu'empiler des blocs, et l'aspect visuel est finalement vraiment moche...&lt;br /&gt;
Quelques mois plus tard, j'ai eu l'occasion de jouer plusieurs heures à ce jeu (merci à mon cousin qui l'aura installé – contre ma volonté au départ ! – sur mon PC) et de découvrir une partie de son gameplay, et c'est à ce moment-là que je me suis mis à aimer ce jeu et que j'ai commencé à y jouer pour le creuser un peu plus en profondeur (nous étions à cette époque en bêta 1.5). Et pourtant, j'étais encore loin d'imaginer toutes les possibilités que Minecraft apporte...&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-minecraft/minecraft2.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;minecraft2.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-minecraft/minecraft2.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;Paysage typique.&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;À la création d'une carte, Minecraft nous jette dans un monde composé de blocs, qui imite la réalité et qui s'étend à l'infini à l'aide de la génération procédurale, via un algorithme qui génère un monde de manière continue au fur et à mesure que l'on explore la carte. Le terrain est très varié : nous parcourerons des océans, des déserts, des forêts, des plaines enneigées...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le jeu peut se jouer de différentes manières, dont la première est la &lt;strong&gt;survie&lt;/strong&gt;. En effet, après la création d'une carte, nous sommes largués sans aucun équipement au milieu de rien, et la première priorité est de se construire un abri et de trouver à manger avant la nuit qui arrivera très vite : en effet, la nuit, des créatures qui chercheront à vous tuer arriveront très vite, et vous devrez impérativement vous en protéger. Une fois que vous serez un peu plus aguerri, vous aurez l'occasion de descendre dans des profondes cavernes, où vous verrez des lacs d'eau, des minerais (or, fer, diamant), ainsi que des lacs de lave si vous descendez vraiment profondément. Mais les grottes sont sombres, et les créatures évoquées plus haut y rôdent aussi...&lt;br /&gt;
Jour après jour, vous devrez donc faire évoluer votre sauvegarde, dans le but de le rendre de plus en plus équipé et de récolter de plus en plus de ressources afin de réaliser vos projets de construction et d'exploration.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le jeu peut aussi se voir sous son aspect &lt;strong&gt;créatif&lt;/strong&gt;. En effet, contrairement à ce qu'on pourrait croire au début, Minecraft n'est pas composé que de blocs tout moches.&lt;br /&gt;
Que les choses soient claires : Minecraft n'est pas &lt;em&gt;grand&lt;/em&gt;, Minecraft est énorme, et les quelques paragraphes de cette critique ne suffiraient jamais à vous présenter ne serait-ce que le quart de ce que le jeu a à offrir. Il existe deux bonnes centaines de matériaux présents dans le jeu, qui suffisent pour construire à peu près n'importe quoi, que ce soit une simple maison ou la reproduction d'un monument célèbre.&lt;br /&gt;
Il est également possible de créer de véritables jeux sur Minecraft (dont notamment les &lt;em&gt;maps aventure&lt;/em&gt; : une carte qui est un « jeu dans Minecraft » où nous devrons accomplir des quêtes) grâce à la &lt;em&gt;Redstone&lt;/em&gt; : une sorte de système électrique qui permet de créer toutes sortes de systèmes automatiques, tels que des ascenseurs, des écluses, des portes, des afficheurs 7 segments, et même des objets électroniques extrêmement élaborés tels que des calculatrices ou des processeurs. La mécanique de la Redstone n'est pas si éloignée que ça de « celle du monde réel » : je pense d'ailleurs que montrer le fonctionnement des &lt;a href=&quot;http://i.imgur.com/M59IOZQ.jpg&quot;&gt;portes logiques&lt;/a&gt; dans Minecraft serait une bonne introduction pour un cours d'électronique.&lt;br /&gt;
Notons également la présence d'une importante communauté de &lt;em&gt;moddeurs&lt;/em&gt;, qui créent des mods afin d'étendre les possibilités du jeu : ajout de nouveaux animaux, nouveaux minerais, etc.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-minecraft/minecraft3.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;minecraft3.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-minecraft/minecraft3.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;Comment reproduire les portes logiques dans Minecraft, en utilisant les élements électriques.&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;Toutefois, ce qui fait la grande force de Minecraft, c'est son mode multijoueur, où chacun peut avoir la possibilité de créer un serveur et d'inviter ses amis (voire plus ?) dessus. Et à ce moment-là, il devient possible de tout recréer : un serveur orienté &lt;em&gt;roleplay&lt;/em&gt;, un serveur où des &lt;em&gt;factions&lt;/em&gt; se font la guerre de manière permanente, un serveur mini-jeu, un serveur hardcore avec classements... Les possiblités sont quasi-infinies, de nouveaux serveurs avec des concepts originaux étant créés chaque mois.&lt;br /&gt;
Cependant, comme l'ont pu soulever d'autres critiques, la communauté de Minecraft n'est pas idyllique. Si un bon nombre de personnes sont des gens matures (et heureusement !), la communauté est constituée d'un grand nombre de &lt;em&gt;kikoos&lt;/em&gt;, terme désignant... ceux qui sont assez immatures en général. Cela conduit au fait qu'un certain nombre de serveurs sont gérés de façon assez chaotique : admins totalement absents, modération douteuse, tricheurs présents en grand nombre... Si vous voulez approfondir le sujet, je vous invite à lire &lt;a href=&quot;http://www.jeuxvideo.com/forums/1-24777-3900302-1-0-1-0-manifeste-sur-la-qualite-des-serveurs.htm&quot;&gt;ce topic&lt;/a&gt; qui est maintenant un peu ancien mais qui me semble toujours d'actualité.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Du point de vue technique, si Minecraft n'est pas remarquable au niveau des visuels et de la bande son, il réussit à accorder les deux dans un mélange sympatique qui n'est pas sans rappeller les jeux 8-bits et le pixel art. C'est peut-être moche au début mais on s'y fait très vite, les graphismes et les musiques s'accordant bien avec le principe cubique du jeu. Si vous n'aimez toutefois vraiment pas le côté pixélisé du jeu, il existe des &lt;em&gt;resource packs&lt;/em&gt; qui sauront donner des textures beaucoup plus jolies aux blocs.&lt;/p&gt;

&lt;figure style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-minecraft/minecraft4.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;minecraft4.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-minecraft/minecraft4.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;

&lt;figcaption&gt;On peut même changer le moteur d'éclairage : ça s'appelle des &quot;shaders&quot;. Avouez-le, c'est quand même autre chose que les pixels par défaut.&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;

&lt;p&gt;La principale critique technique à apporter sur Minecraft est que le jeu est très mal optimisé : même un PC récent pourra avoir du mal à faire tourner le jeu sur certains plans très exigeants (présence de centaines d'animaux, par exemple). La faute tout d'abord, à un jeu qui est codé en Java (car oui, disons la vérité qui fâche : même si ce langage permet de faire des trucs sympas comme le cross-platform, il gère la mémoire de manière désastreuse et est totalement inadapté à des applications comme celle-ci), et à une optimisation du code qui laisse à désirer. Des mods comme Optifine existent toutefois pour pallier cela, mais tout de même... Si l'on rajoute à cela la présence de certains bugs, qui ne sont pas embêtants pour autant mais qui suffisent tout de même parfois à faire crasher le jeu, cela démontre que le développement du jeu est loin d'avoir été fait de manière idéale.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En définitive, bien que le jeu ne soit pas exempt de défauts, Minecraft a apporté une petite révolution dans le domaine du jeu vidéo (notons d'ailleurs qu'il s'agit initialement d'un jeu indépendant) de par son potentiel quasi-infini. Si à aucun moment, le jeu ne saura vous marquer émotionnellement (à part peut-être via la rage procurée après qu'un &lt;em&gt;creeper&lt;/em&gt; se soit furtivement glissé derrière vous pour vous exploser à la gueule) et qu'il n'est pas remarquable sur le plan technique, l'éventail de possibilités offert par ce jeu me fait penser qu'il n'est pas raisonnable de lui attribuer autre chose que 10. Aujourd'hui, nous pouvons voir que Minecraft a marqué l'histoire des jeux vidéo et est devenu une légende aux côtés des titres comme Tetris ou Super Mario 64, et son potentiel fait qu'il &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/09/15/comment-le-jeu-minecraft-s-est-incruste-a-l-ecole-et-a-l-onu_4757733_4408996.html&quot;&gt;commence à être utilisé dans le milieu éducatif&lt;/a&gt; afin d'enseigner des notions de manière ludique. Alors, ne vous arrêtez pas à son aspect visuel de Minecraft qui peut sembler moche et ennuyeux : attardez-vous y quelques temps (mais attention de ne pas tomber dans l'addiction tout de même, car cela est très facile !) et vous trouverez un monde où la seule limite sera votre imagination.&lt;/p&gt;

&lt;div class=&quot;note&quot;&gt;
&lt;div class=&quot;note-texte&quot;&gt;Verdict&lt;/div&gt;

&lt;div class=&quot;note-chiffre dix&quot;&gt;10/10&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Critique : Mario Kart Wii</title>
        <link>https://notes.ailothaen.fr/post/2018/12/Critique-%3A-Mario-Kart-Wii</link>
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        <pubDate>Sat, 01 Dec 2018 00:30:00 +0100</pubDate>
        <dc:creator>Ailothaen</dc:creator>
                  <category>Critiques vidéoludiques</category>
                          <category>critique</category>
                <description>&lt;p&gt;Il y a un très bon mode online... enfin, il y avait. (Critique initialement publiée sur SensCritique en octobre 2016)&lt;/p&gt;          &lt;h2&gt;Il y a un très bon mode online... enfin, il y avait.&lt;/h2&gt;

&lt;blockquote&gt;Cette critique a initialement été &lt;a href=&quot;https://www.senscritique.com/jeuvideo/Mario_Kart_Wii/critique/108492305&quot;&gt;publiée sur SensCritique&lt;/a&gt; en octobre 2016. J'ai décidé de publier les meilleures critiques que j'avais posté à cette époque – comme celle-ci – sur mon site perso. Je n'ai pas modifié le fond, seule la forme a été modifiée (images, sauts de lignes, titres...)&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;C'est un rituel chez Nintendo : à la sortie de chaque console, un Mario Kart arrive systématiquement en même temps, ou peu de temps après. Mario Kart Wii est un peu une exception à la règle, puisqu'il n'est sorti qu'un an et demi après la mise en vente de la console éponyme.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a class=&quot;media-link&quot; href=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-mkw/mkw1.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;mkw1.jpg&quot; class=&quot;media&quot; src=&quot;https://notes.ailothaen.fr/public/critique-mkw/mkw1.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: table;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cet épisode apporte une petite révolution : la connexion à Internet - ou plus précisément au service CWF Nintendo (RIP, le service ayant fermé en 2014) - ce qui permet d'ouvrir Mario Kart au multijoueur (le service existait toutefois sur Mario Kart DS depuis quelques années, mais Mario Kart Wii a été selon moi plus réussi et démocratisé, d'où mon petit abus de langage).&lt;br /&gt;
Cela ajoute une nouvelle dimension au jeu : il sera en effet possible, pour la première fois, de défier des joueurs venant des quatre coins du monde dans des courses et dans des batailles. Un système de points permet de juger son niveau de manière générale, et de tomber contre des adversaires ayant à peu près son niveau (même si le système est selon moi clairement perfectible ; on est en effet à des années lumière d'un « vrai » système de &lt;em&gt;MMR&lt;/em&gt; ou d'&lt;em&gt;elo&lt;/em&gt; comme dans tout jeu esport qui se respecte).&lt;br /&gt;
Toutefois, il n'y a pas que du jeu « en direct » dans ce système multijoueur : il est en effet possible de consulter des classements mondiaux/nationaux des chronos au contre-la-montre, et également de télécharger les fantômes des joueurs ! Il y a également de petits « challenges » mondiaux de 15 jours, que l'on peut s'amuser à réaliser.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Au delà de cela, ce titre n'a pas de grande nouveauté comparé aux épisodes précédents. Comme sur Mario Kart DS, de nouveaux circuits ont fait leur apparition, tandis que l'autre moitié des circuits proviennent des anciens opus (DS, Gamecube, N64...), ce qui fera plaisir aux joueurs qui sont épris d'une petite nostalgie.&lt;br /&gt;
On notera toutefois l'ajout des motos aux côtés des traditionnels karts, et la grande diversité des personnages, qui sont beaucoup plus nombreux qu'auparavant (il y en a une bonne vingtaine) : on pourra par exemple retrouver le Skelerex des Mario Bros, ou Harmonie de Super Mario Galaxy. La route pour les débloquer sera toutefois longue : il faudra réaliser plusieurs prouesses (arriver premier sur tous les Grands Prix sur toutes les difficultés, par exemple) pour les débloquer, ce qui rajoute un quelconque challenge au jeu.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nous pouvons ressentir le fait, sur de multiples petits détails, que ce titre est plus soigné que les précédents. Mario Kart Wii est donc un très bon jeu, que ce soit en solo, avec ses amis, ou en mode *online*. Toutefois, comme je l'ai précisé, autant le savoir tout de suite : ce mode &lt;em&gt;online&lt;/em&gt; ne fonctionne plus depuis 2014, ce service ayant été interrompu (&lt;em&gt;mais pourquoi, Nintendo ?&lt;/em&gt;). Il reste cependant possible, via quelques manipulations, de trouver des serveurs privés pour (re)vivre cette expérience.&lt;/p&gt;

&lt;div class=&quot;note&quot;&gt;
&lt;div class=&quot;note-texte&quot;&gt;Verdict&lt;/div&gt;

&lt;div class=&quot;note-chiffre huit&quot;&gt;8/10&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</description>
        
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